Souffle Mots

Souffler les mots, une passion, le rêve d’un métier…

17th mars 2010

Vent divin

Salut,

Je vous présente aujourd’hui une nouvelle que je voulais tout d’abord écrire pour un concours sur le thème des insectes mais je crois que j’ai un peu dérivé. L’idée m’est venue avec une image, toutes ces lignes sont là pour la décrire.

Quand j’ai écrit j’étais en train de lire La Condition Humaine de Malraux, je ne sais pas si on peut dire que cela m’a un peu inspiré…

Surtout n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

Bye et bonne lecture.

 

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Vent divin

 

     Dans l’obscurité de la pièce immobile un cœur battait. Fébrile, ténu, bien que vivant; à peine une légère vibration dans l’immensité. Nul ne savait que cette âme existait, mais bientôt ils le sauraient…

 

     Un dernier signe de la main. Le dos droit, le menton haut, il ne tremblait pas. Il aurait préféré. Son corps tout entier n’était que résignation et soumission. Sur son visage ne subsistait aucun signe d’espoir, même pas un peu de tristesse dans laquelle il aurait pu puiser quelques force. Son regard était vide, pas une larme ne perlait au coin de ses yeux. Pour se protéger il avait banni tout sentiment, toute haine; écarté ses souvenirs, ses projets.

Cependant il continuait de fixer le général devant lui qui lui faisait signe d’entrer dans l’avion : il n’était plus qu’un insecte pris au piège dans la toile de l’État.

 

     Un cœur souffrait , blessé par sa solitude. Un corps gémissait, déchiré par l’adversité. Le papillon rampa jusqu’au bord du meuble, traînant avec lui son aile fragilisée.

Arrivée au rebord de la falaise, l’insecte rassembla tout le courage qu’il possédait, se redressa et sauta.

La journée bientôt touchait à sa fin.

 

     Il venait d’être majeur, il n’avait encore jamais eu de petite amie; mais il savait piloter le DI-115. Il s’assit dans le cockpit, alluma le moteur. Un agent de l’État entra, lui transmit les mises à jour des coordonnées du bateau, repartit.

Le jeune homme ferma les yeux. Il était fatigué, il n’avait pas dormi de la nuit. Il avait voulu vivre jusqu’à la dernière minute, courir dans les champs comme lorsqu’il était petit pour attraper les papillons.

Le matin se levait lorsqu’il démarra. L’avion fur pris d’une secousse et partit à toute allure.

Un papillon s’envolait.

     Ses ailes frappait l’air mais il continuait à chuter. Il ne contrôlait plus ses mouvements et le sol se rapprochait. Une lumière venait de s’allumer brutalement au dessus de lui, l’aveuglant momentanément.

L’insecte n’était plus qu’une toupie, fendant l’air et le temps, un danseur au couleur de la nuit tentant un dernier saut périlleux.

 

     La machine filait vers le navire, immense sur l’eau; elle ne formait plus qu’un avec son pilote. Soudain le jeune homme baissa la manette de commande et l’avion piqua du nez. En quelques secondes il se transforma en torpille, châtiment divin tombant du ciel, guidé par un ange déchu. Tout autour du DI-115 l’air vibrait; était-ce pour cette raison que son pilote tremblait tout à coup ?

Un avion s’écrasa sur sa cible et sur la piste de décollage tous applaudirent.

Une larme tomba dans l’océan et une centaines d’autres déjà sacrifiées l’accueillirent.

 

     «Maman, regarde ! J’ai attrapé un papillon !»

Au creux des mains d’un enfant le cœur d’un éphémère battait.

 

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3rd mars 2010

Géométrie de la souffrance

Salut !

Je vous présente aujourd’hui un caligramme réalisé en décembre et qu’un ami a pu me mettre sur ordinateur, je l’en remercie.

Je pense que ce texte est entre le calligramme et le poème. Je l’ai écrit un après-midi et cette forme m’est venue automatiquement car les mots ne me suffisaient plus pour exprimer les sentiments.

Ce qui est bien pour vous c’est que à part le titre le poème est à l’endroit !

J’espère qu’il vous plaira,

Bye te bonne lecture.

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19th février 2010

Réfugiés de la réalité (2/2)

Salut !

Voici la suite du conte débuté la semaine dernière.

Bye et bonne lecture.

 

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Réfugiés de la réalité (2/2)

 

    Le jour même de sa rencontre avec l’oiseau l’enfant commença à s’affairer de toute part, rassemblant ficelles, tissus et tiges de fleur.

«Que fais-tu donc ? » demanda son grand-père, intrigué.

Mais son petit fils lui répondit simplement ces trois mots, un sourire sur les lèvres : «Je rêve éveillé…»

Le mystère subsista de nombreux jours mais au bout d’un mois l’ancêtre vit apparaître une corde entre les mains de Grand Rêveur :

«Quelle montagne comptes-tu escalader avec ceci ? Interrogea le grand-père.

- Celle de la réalité.»

Malheureusement Grand Rêveur était encore trop petit pour savoir qu’on ne peut gravir une telle falaise mais seulement s’y échouer.


     Un an après la rencontre, jour pour jour, la corde était finie. Elle faisait plus de dix mètres et à l’une des extrémités se dressait une boucle de telle sorte qu’elle ressemblait à un immense lasso.

Au petit matin l’enfant sortit de son abri, la corde sous le bras et se mit à scruter attentivement le ciel, une main en visière pour se protéger du Soleil.

Soudain une ombre noire obscurcit le visage de Grand Rêveur mais ses yeux s’illuminèrent : le Nuage était au rendez-vous.

Ôtant le lasso de son épaule, il se mit à courir derrière la forme blanche tout en faisant tourner la corde au dessus de sa tête avant de la lancer de toutes ses forces en direction du nuage.

Le lasso se referma sur sa victime et commença à entrainer dans sa course l’enfant qui s’agrippait à l’autre extrémité tout en s’élevant progressivement à la force de ses bras au dessus du sol.

«Je ne rêve plus, s’écria Grand Rêveur, je vole ! Je vais enfin pouvoir traverser la Ligne ! »

L’enfant riait de tout son cœur : il vivait son plus beau rêve. En dessous les personnes qu’il survolait, ses amis, sa famille l’applaudissaient. Tous se réjouissaient de cet exploit, tous sauf un.

Grand Rêveur ne le savait pas mais son grand-père l’observait et il s’inquiétait.

Petit à petit, sans que l’enfant ne le remarque, la corde s’enfonçait dans l’épaisseur blanche et, bientôt, il ne resterait plus rien pour le soutenir.

Poussé par le vent, le Nuage se rapprochait de la muraille et de ses pics acérés, entrainant toujours avec lui son passager.

Soudain deux évènements survinrent : l’enfant survola le sommet de la Ligne…et le Nuage se brisa.

En quelques secondes son sourire se métamorphosa en cri de terreur tandis que Grand Rêveur tombait. Il allait s”échouer sur la falaise de la réalité.

«Rêver est un droit universel et immuable, songea l’enfant ; réaliser son rêve ne l’est pas…»

Grand Rêveur ferma les yeux.

Tout à coup, au lieu de se sentir lacérer par le fil barbelé, quelque chose l’agrippa par sa tunique et le souleva.

«Ouvre les yeux petit, ne te réfugies plus dans les rêves, ce serait te voiler la face que de croire que, seul, tout est possible.»

L’enfant obéit au conseil et souleva ses paupières.

Au dessus de lui Libertin planait, portant à bout de serres un rêve renaissant.

«Et je t’en pris, poursuivit l’oiseau ; redescend de ton nuage. »

Grand Rêveur se hissa sur le dos du roi et regarda au sol : ils avaient traversé la Ligne.

«Tu n’as pas peur d’être fusillé ? » demanda l’enfant.

En bas les visages se levaient ahuris, les immeubles alternaient avec les jardins, les villes avec les campagnes ; jamais le cavalier des airs n’avait vu aussi beau paysage : c’était le paradis.

«Pour te dire la vérité : si, j’ai peur. Mais je me dis que si un enfant risque sa vie pour le bonheur de son peuple, alors ce serait un crime que de le laisser mourir tandis qu’il s’est battu pour nous.»

L’enfant tourna la tête et ce qu’il vit le laissa muet.

Des dizaines…non. Des centaines, probablement même des milliers d’oiseaux les entouraient.

«Prince, voici votre armée. Voyez comme la réalité, parfois, peut être belle. »

Mais à terre, déjà, les fusils se chargeaient, prêts à ouvrir le feu.

Cependant, lorsque les hommes et les femmes aperçurent Grand Rêveur, tous baissèrent leur arme et un murmure se répandit dans chaque village et ville que l’armée survolait :

«Un enfant…»

Alors le jeune prince quémanda :

«Libertin, s’il te plaît, faisons demi-tour.

- Pourquoi ? Rétorqua l’oiseau surprit.»

Grand Rêveur marqua alors un temps de silence avant de répondre :

«Traverser la Ligne n’était pas seulement mon rêve mais celui de tout mon peuple et il ne pourra être exhausser que lorsque, tous, nous l’aurons réalisé.»

Obéissant alors le roi et son escorte s’en retournèrent vers la muraille.

«Tu es sage petit ; malgré la haine que tu portes en toi et l’armée dont tu disposes désormais, tu n’as pas songé à ravager le pays.

- Tu te trompes, rectifia l’enfant, j’y ai pensé lorsque je t’ai demandé de faire demi-tour ; j’ai même hésité. Seulement je me suis dit que s’ils n’avaient pas tirés sur nous, c’est qu’il leur restait encore un peu de bonté et que je me devais de la protéger.»

     De retour devant la muraille, l’armée des anges plongea vers la porte de marbre interdisant le passage de la Ligne et, dans un même élan de volonté, la brisèrent en milles morceaux.

Grand Rêveur redescendit alors sur terre et, lorsque le nuage de poussière fut retombée, il s’exclama:

«Entrez Réfugiés, le rêve, parfois, rejoint la Réalité ! »

Et lorsque la foule eut franchie la porte, les yeux de l’enfant se reportèrent sur le sol et il sourit : les décombres de la muraille recouvraient la Ligne.

«On ne peut effacer la réalité, murmura Libertin, seulement l’enfouir et l’ensevelir sous quelques rêves…»


    «Grand-père, c’est quoi un réfugié de la réalité ?

- C’est un rêveur qui a fuit la réalité d’un monde pour se réfugier dans le rêve d’un autre. Nous sommes tous quelque part des réfugiés de la réalité.»

 

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10th février 2010

Réfugiés de la réalité

Salut !

Je vous présente aujourd’hui un conte écrit pour le club Unesco dont je fais parti. J’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire et j’espère que vous en prendrez encore plus à le lire !

Bye et bonne lecture.

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Réfugiés de la réalité (1/2)

 

    «Un jour, du ciel, l’armée des anges descendra guidée par son prince et elle viendra nous ouvrir les portes du paradis, mais seuls les rêveurs croient encore à cette légende.

- Grand père ; c’est quoi un rêveur ?

- C’est quelqu’un qui espère, en vain, de tout son cœur.»


    Il était une fois un enfant du nom de Grand Rêveur. Sa famille l’avait nommé ainsi car ses rêves étaient très différents de ceux des enfants de son âge. Il ne rêvait pas du dernier jouet sorti dans les magasins, ni d’une montagne de glace au chocolat, ni même d’un parc d’attraction ; ses rêves étaient trop grands pour que ses parents puissent les exhausser.

Assis à califourchon sur un baril vide de pétrole, se balançant lentement d’avant en arrière, l’enfant rêvait.

Il rêvait qu’au loin les feux s’éteignaient et que les fusils se taisaient, il rêvait que les immenses décharges bordant son bidonville étaient de gigantesques et luxuriantes forêts, il rêvait qu’un soir, en se couchant sur sa paillasse il n’entendrait plus les lamentations de son estomac. Mais surtout, surplombant tous les autres, trônait Le Rêve, celui là précisément que les enfants formulent lorsque les adultes leur demandent quel est leur souhait le plus cher.

Grand Rêveur rêvait qu’un jour, lui et sa famille, pourraient enfin traverser la Ligne.


     Souvent le soir lorsque Grand Rêveur refusait d’aller dormir, son grand-père s’asseyait auprès de lui et, en regardant le ciel, ils rêvaient.

«Grand-père, pourquoi notre pays est-il en guerre ; je ne suis pourtant fâché contre personne ? » questionna une nuit l’enfant tandis que l’horizon venait de s’allumer comme une bougie, très vite soufflée, avant que ne leur parvienne les applaudissements des bombes.

«Ce n’est pas notre guerre mon enfant mais celle des pays riches. Une bataille vois-tu, cela fait des dégâts, ça détruit des villes, des vies pour la plupart innocentes et ça plonge le pays dans le feu et le sang. C’est beaucoup moins risqué pour ces égoïstes nations de mener chez nous leur combat. Regarde toutes ces poubelles ! C’est pareil. C’est plus facile de les stocker dans des pays faibles, obligés de se taire. »

Grand Rêveur se souvenait de son village natal si paisible, de ce jour où pour la première fois il connut la peur, de leur fuite effrénée et de cette phrase qu’avait prononcée il y a très longtemps son grand-père :

«Restons ici, plus loin c’est la Ligne. »

C’est pourquoi, les yeux rivés vers l’horizon, l’enfant demanda :

«Montre moi la Ligne. »


     A chaque âge appartient une expérience. Petit on apprend à lire et à écrire, plus tard à devenir indépendant…Chacun de ces apprentissages nous transforme à un moment précis de notre vie mais il y en a un qui ne se situe dans aucune tranche d’âge mais qui, plus que tous les autres, modifie notre perception du monde.

Cette expérience, soit nous la découvrons par nous même, soit elle nous est imposée.

Il n’y a pas d’âge pour affronter la réalité.


     Grand Rêveur marchait à longues enjambées afin de suivre l’allure rapide de son grand-père. Tous deux se taisaient.

Soudain devant eux apparut une immense muraille s’étendant à perte de vue, un mur recouvert de fer barbelé au pieds duquel était tracé en blanc une ligne : La Ligne.

«De l’autre côté c’est le bonheur, la profusion, la richesse. Ils se sont entourés pour se protéger de la honte de l’égoïste possession. Des vigiles sont postés de partout sur la Ligne ; nul ne l’a jamais franchi vivant, dans un sens ou dans l’autre.» déclara l’ancêtre.

Grand Rêveur approcha ses pieds jusqu’aux limites de la Ligne.

«N’y a-t-il vraiment rien qui n’entre ou ne sorte de ce riche pays ? »

Pendant un long moment son grand-père réfléchit avant d’expliquer :

«Même les oiseaux ne traversent plus la Ligne, on ne sait pourquoi.»

Alors tout deux regagnèrent leur bidonville.


     Toute la nuit les images de la Ligne et de la muraille hantèrent le sommeil de l’enfant. Il revoyait la fine marque blanche semblant presque tracée à la craie et le mur de terreur s’élevant à plus de six mètres de haut.

«Pourquoi ont-ils peur de moi, demandait Grand Rêveur, est-ce un crime que de rêver à un monde meilleur ? »


     Le lendemain Grand Rêveur retourna voir la Ligne. Elle le fascinait et l’effrayait à la fois car il ne comprenait pas comment quelque chose d’aussi ténu pouvait être à lui seul la cause de tous les maux d’un peuple.

Après l’avoir contemplé un long moment l’enfant s’accroupit soudain auprès d’elle et, pris dans un élan d’espoir et de rage, il déchira un pan de sa tunique et se mit à frotter la Ligne de toute la force de ses fébriles mains.

Cependant, plus il grattait le sol plus le nombre de plaie sur sa peau augmentait et plus il sentait en lui la haine grandir.

«Non ! Je ne dois pas haïr ! C’est par la haine que le malheur et la douleur se fraient un chemin dans nos cœurs. C’est par la haine que les guerres commencent. » Grand Rêveur secoua la tête le visage crispé :

«Je ne veux pas devenir un monstre comme eux…»

Tout à coup il sentit une vague d’air lui rafraichir le visage et une voix stridente s’exclama :

«Ne t’inquiètes pas petit enfant, jamais tu ne pourras leur ressembler car même si tu en venais à les haïr de tout ton cœur, ce n’est pas un morceau noirci de tissu ou tes mains tremblantes qui feront de toi un meurtrier. Seul l’argent te le permettrait. »

Grand Rêveur abandonna sa tache et se retourna. A ses côtés se tenait un magnifique oiseau au plumage blanc.

«Qui es-tu ?» questionna l’enfant.

L’animal se redressa de toute sa hauteur, bomba le torse et déclama :

«Je m’appelle Libertin et je suis le roi des oiseaux.»

Soudain Grand Rêveur se remémora sa discussion de le veille :

«Si tu es un oiseau, qui plus est leur roi, pourquoi ne traverses-tu pas le Ligne ?

- Il y a des années, lors de la construction de la muraille, nous fûmes chassés de ce pays pour des raisons toutes aussi futiles les unes que les autres.»

L’animal tourna la tête en direction de la Ligne, songeur.

«Avez-vous depuis tenté de retourner dans l’enclave ? Demanda Grand Rêveur.

- Jamais, murmura l’oiseau, nous serions fusillés.»

Le visage dur l’enfant s’exclama :

«Vous êtes peureux et lâches.»

Mais le roi se tut.

Une ombre passa alors au dessus de cet étrange couple et l’oiseau déclara avec un sourire :

«Seul le Nuage est autorisé à franchir la Ligne. Chaque année il surgit au dessus de nos têtes avant de disparaître derrière la muraille.»

Le pâle tissu blanc traversa le ciel puis sauta de l’autre côté de la Ligne.

«Dans un an, à la même heure, nous le retrouverons.»

L’oiseau s’envola alors laissant l’enfant seul. L’animal ne savait pas qu’il venait de donner à Grand Rêveur une nouvelle raison d’espérer.

 

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27th janvier 2010

Larmes blanches.

Salut !

Je vous présente aujourd’hui un poème écrit pour un sujet d’écriture d’invention d’un bac blanc de français.

J’espère qu’il vous plaira,

Bye et bonne lecture.

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Larmes blanches

 

Je ne ris plus, je ne souris plus : je le pleure.

Les sanglots saccadés d’une âme déchirée

Bombardent mon coeur. Notre espoir est enterré.

Parviendrais-je un jour à tuer la douleur ?


Perfide famine, tu nous condamneras !

J’entends à notre porte frapper la misère,

Cachée dans l’ombre la destruction nous lacère :

Je sais que jamais notre futur ne sera.


Les larmes des anges ruissellent du toit,

Traçant dans nos yeux le reflet de l’injustice.

Bien trop d’années avant qu’on ne les punisse

S’éteindront. Pourquoi t’ont-ils séparé de moi ?


Les mains jointes je forme l’arme de la peur

Pour briser le malheur. Tous criaient «der des der» ;

Papa, pourquoi jouez-vous encore à la guerre ?

Je ne ris plus, je ne souris plus : je me meurs.

 

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13th janvier 2010

L’aube des étoiles (2/2)

Salut !

Voici la fin du conte dont j’avais mis le début il y a deux semaines. J’espère que cela vous plaira.

Bye et bonne lecture.

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L’aube des étoiles (2/2)

 

            Un matin, à l’aube, lorsque le Soleil commençait à pointer à l’horizon, la mouche prit son élan et sauta de sa fleur qui était devenue pour elle comme une seconde maison.

Jour et nuit elle battit de ses fébriles ailes et s’éleva au dessus du sol. Plus elle se rapprochait de l’astre plus sa forêt lui semblait petite et plus elle prenait conscience de l’ampleur du monde.

« Moi, probablement un des insectes les plus petits de cette planète je suis tombée amoureuse de l’astre le plus grand et le plus important du Système Solaire. »

Lorsqu’Ykar avait questionné la Lune sur le chemin le plus rapide pour se rendre jusqu’au Soleil cette dernière avait répondu qu’il fallait d’abord quitter la terre et voler ensuite en direction de la lumière.

« Mais comment saurais-je que je ne suis plus sur la planète bleue ? avait rétorqué la mouche. 

- Quand autour de toi, tout sera noir. »

Cela faisait tellement longtemps qu’Ykar volait et elle était tellement fatiguée  qu’elle avait perdu toute notion du temps. Si la mouche arrivait encore à battre des ailes c’est qu’elle puisait cette force dans l’admiration et son amour pour le Soleil.

« S’il peut courir tous les jours dans notre immense ciel sans jamais s’accorder une minute de repos, alors moi aussi j’en suis capable. »

C’est pourquoi ; pour se donner du courage, la mouche fixait continuellement le Soleil dès qu’il sortait de l’océan et la nuit elle observait la Lune, s’imaginant que c’était celui qu’elle chérissait.

Mais un jour soudain, lorsque l’astre était au zénith, autour d’Ykar tout devint noir.

« Ca y est ! se réjouit la mouche, j’ai enfin quitté la Terre ! Il ne me reste plus qu’à suivre l’éclat du Soleil. »

Cependant, ses yeux amoureux ne perçurent aucune lumière ; c’était l’obscurité complète.

Effrayée, perdue, la mouche tourna dans tous les sens à la recherche de la plus petite étincelle. Elle était paniquée :

« Je ne peux pas avoir parcouru tout ce chemin pour rien ; la Lune ne m’aurait pas menti…

- Ton satellite ne s’est pas joué de toi, il t’a dit la vérité, tout ce qu’il y a de plus vrai. »

Ykar fit volte face, étonnée :

« Qui êtes-vous, je ne vous vois pas ?

- Je suis une étoile filante et j’appartiens à la grande famille des Perséides. »

Tournant  toujours sur elle-même la mouche protesta :

« Par quel sortilège êtes-vous invisible à mes yeux ? »

Et, de n’importe où et de nulle part, de l’univers entier jusqu’au plus profond de son âme une voix murmura :

« Par amour. »

Ykar resta muette, bouche bée devant les paroles insensées de l’étoile filante.

« Je suis désolée de devoir te l’annoncer mais tu n’as pas quitté la Terre, tu en es même encore loin. Si autour de toi tout te semble noir c’est simplement que ton amour t’a rendue aveugle. Personne ne t’avait jamais prévenu qu’il est très dangereux de regarder le Soleil ?

- Mais comment une telle splendeur peut-elle nous vouloir du mal ? Pourquoi, alors que j’aimais tant l’admirer, m’a-t-il brûlé les yeux ? »

L’étoile filante eut un petit rire puis sourit :

« Sache mon enfant que les apparences sont parfois trompeuses, je le sais désormais mais ile st trop tard pour moi. Il y a quelques années j’étais dans ton cas, une poussière de roche de moins d’un millimètre ; j’ai eu la malchance de tomber amoureux de la Terre…elle est si jolie dans on peignoir bleue, j’avais tellement envie de toucher son corps pourvu de centaines de cristaux différents, de roches et de pierres précieuses. »

L’étoile filante soupirat et si la mouche avait pu lire dans ses yeux elle y aurait décelé un océan de nostalgie.

« Comme toi, j’ai cherché à rejoindre celle que j’aimais et regarde aujourd’hui à quoi j’en suis réduit, moi et toute ma famille. Camarade, l’amour t’a simplement ôté la vue ; prend le tel une mise en garde. Moi elle consume désormais de l’intérieur et me ronge pour mettre à nu mon faible cœur amoureux. Dans quelques minutes je ne serai plus que cendre et souvenir ; tu es probablement la dernière personne que je rencontre alors laisse moi t’aider. »

La mouche acquiesça et ouvrit grand ses oreilles.

« Ne te laisse pas dominer par tes sentiments, tu ne serais plus que le pantin d’un cœur tyran. Apprends à les maîtriser, à les contrôler. Si la beauté est dangereuse, l’amour l’est tout autant, il te tend une embuscade, se cache dans ton dos et te poignarde un jour par surprise. Tu ne comprends ce qu’il t’arrive que lorsqu’il est trop tard.

Je t’en prie, oublie cette folie de vouloir rejoindre le Soleil, ton sort serait semblable au mien. Ne crois pas que l’astre du jour puisse tomber amoureux de toi, ce serait un mirage, il n’est qu’une boule de gaz, une machine infernale qui produit sans cesse de l’énergie et de la chaleur. Retourne sur la Terre. »

Ykar se taisait, désormais plus que d’être perdue physiquement elle l’était mentalement. Toutes ces informations, ces conseils, ces réalités qui lui ouvraient les yeux, lui tombaient dessus beaucoup trop vite.

Alors, sentant son désarroi, l’étoile filante reprit la parole pour l’aider une dernière fois :

« Il paraît que sur ta planète bleue lorsqu’on voit un membre de ma famille traverser l’atmosphère et mourir on fait un vœu. Reviens sur Terre et réfléchis au souhait que tu aimerais le plus voir s’exhausser. Si tu le veux sincèrement et que tu y crois vraiment ; alors il deviendra réalité. »

La voix de l’étoile filante diminua ensuite lentement tandis qu’elle s’en allait laissant la mouche seule avec son amour inassouvi.

Petit à petit Ykar ralentit les battements de ses ailes pour toucher finalement de nouveau les pétales humides de sa fleur de campagne.

 

            Durant son aventure la mouche s’était endurcie ; elle avait réussi à oublier la faim et la fatigue cependant elle réalisait désormais  combien elle était épuisée et affamée.

Mais surtout au fond d’elle elle ressentait un grand vide, un effrayant abîme en extension.

« Est-ce cela la douleur, ce coup de poignard dont parlait l’étoile filante ? J’ai l’impression qu’il m’ôte lentement tout goût à la vie et qu’il me laisse exempt de tout désir. Mais s’il y a une chose qu’il ne peut m’enlever c’est mon admiration pour celui que j’aime. »

Soudain un sifflement retentit et les yeux d’Ykar s’illuminèrent car elle reconnut le doux murmure d’une étoile filante.

« Je fais le vœu de devenir une étoile. »

 

            Petit à petit, au fil des jours, la mouche recouvra des forces et bien qu’au début elle eut un peu de mal à trouver sa nourriture toute seule elle apprit ensuite à se diriger grâce à l’ouïe.

A chaque fois qu’un rayon de Soleil se posait sur ses ailes le gouffre s’agrandissait et l’absence en elle se faisait sentir toujours plus forte.

« Quel souhait irréalisable que de vouloir devenir une étoile, je suis une mouche, rien d’autre. J’embête les promeneurs quand je passe malencontreusement à côté d’eux, les animaux quand je me pose sur leur dos, et mon bruit strident est fuit par quiconque s’approche. Les étoiles sont recherchées par tous les grands Hommes, leur chaleur convoitée et leur lumière nécessaire à la vie ; je n’ai rien d’une étoile. »

Ykar s’imaginait déjà les rires moqueurs de ses amis et de sa famille si elle leur annonçait que son rêve était d’être une étoile.

Mais alors la voix d’un lointain souvenir chuchota à son cœur :

« Si tu le veux sincèrement et que tu y crois vraiment ton rêve deviendra réalité. »

Et soudain l’abîme s’arrêta de croître.

« Qu’importe si je ne deviens pas une « fabrique d’énergie « , qu’importe ma petite taille, qu’importe que tous médisent de moi ; j’ai envie de devenir une étoile.

J’ai envie qu’en me voyant les personnes sourient, j’ai envie de réchauffer leur cœur avec un peu de bonheur, j’ai envie d’être cette étincelle qui dans l’obscurité illuminera leurs yeux. »

Tout à coup dans la nuit une lumière apparut.

« J’ai envie d’aimer sans avoir peur de me consumer. »

C’était une faible clarté passagère qui s’éteignait comme une étoile filante…

« J’ai envie d’être aimé sans avoir à cacher ma flamme derrière un voile de peur. »

…mais qui se rallumait chaque fois comme un phare en pleine mer, comme un battement de cil, signal de vie.

« J’ai envie que l’on nomme cette catégorie d’étoiles celle des Lucioles »

 

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1st janvier 2010

L’aube des étoiles.

Salut !

Bonne année 2010 à tous !

Je vous présente aujourd’hui un conte écrit juste avant mon week end à Paris bien que l’idée soit plus ancienne. J’espère qu’il éclairera cette nouvelle année.

Bye et bonne lecture.

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L’aube des étoiles (1/2)

 

    « Chaque matin quand tu te lèves, avidement je te guette ; mais le soir, jamais tu ne te couches auprès de moi : Pourquoi pars-tu quand j’ai le plus besoin de toi ? »

 

     Il était une fois une mouche couleur cendre que tous nommait Ykar. Toute son enfance elle avait vécu dans une forêt sombre et humide, protégée du monde par le dense feuillage des arbres. Elle avait toujours cru que la Terre était uniquement peuplée de buissons, de chênes, de pins et de champignons ; qu’il faisait nuit lorsque le hibou se mettait à chanter et que le jour revenait lorsque les criquets commençaient à grésiller.

Mais un matin, perdue dans une mystérieuse rêverie, son vol la mena plus loin qu’elle n’avait jamais été, aux confins de son univers, sur les pétales d’une fleur de campagne.

Alors Ykar tomba amoureuse.

 

     Dans le ciel, bien au dessus de l’horizon, le Soleil resplendissait et la mouche fut incapable de résister à son charme, tombant dans les griffes de ses rayons immatériels comme de futiles paroles parfois nous bernent.

Des jours durant Ykar resta assise, immobile sur sa fleur et seuls ses yeux bougeaient, se déplaçant dans l’océan céleste afin de ne jamais quitter du regard l’élu de son cœur.

La nuit lorsque le Soleil disparaissait la mouche quittait son promontoire pour aller chercher un peu de nourriture mais elle retournait bien vite à sa place, effrayée à l’idée que l’astre ne ressurgisse de l’horizon sans elle à son chevet.

Souvent elle lui parlait de sa vie avant leur rencontre ou des sentiments étranges quelle ressentait pour lui :

« Je ne sais pourquoi, plus que de t’aimer je t’admire ; j’admire la grâce avec laquelle tu te meus dans le ciel, j’admire ta bonté de donner toute cette chaleur pour simplement quelques regards ; j’aime le matin, à l’aube, quand tes premiers rayons caressent mes ailes frigorifiées, j’aime le soir te voir changer de robe avant de te coucher…est-ce aimer quelqu’un que de l’admirer ou est-ce l’admirer que de l’aimer ? »

Mais jamais le Soleil ne répondait.

Alors une nuit Ykar ne partit pas se restaurer mais resta assise sur sa fleur et attendit patiemment la venue de la Lune. A la vue de cette dernière, la première impression de la mouche fut la déception : à part sa taille similaire à celle du Soleil le satellite ne dégageait qu’une lumière pâle et fade et son éclat semblait celui d’une faible bougie comparé à la puissance de l’astre flamboyant.

Néanmoins Ykar tenta d’attirer son regard car elle avait grand besoin de lui parler :

« Lune, toi qui rayonnes dans la nuit, m’entends-tu ? »

Et des profondeurs du ciel une puissante voix répondit :

« Oui .»

La mouche, certifiée d’obtenir une réponse demanda alors :

« Saurais-tu pourquoi le Soleil refuse de me répondre ?

- C’est simple : il ne t’entend pas. »

Ykar, surprise, ouvrit de grands yeux :

« Si ma faible voix porte jusqu’à tes oreilles, pourquoi ne porterait-elle pas jusqu’à celles de mon bien aimé ?

- Il faut que tu saches que, bien qu’ayant pour toi la même taille que le Soleil, je suis beaucoup plus petit mais également beaucoup plus près de la terre et que, si l’astre du jour ne perçoit pas ta requête c’est qu’il est situé à une distance que, en tant que petite mouche, tu ne peux t’imaginer. »

La mouche tout d’abord dépitée se ressaisit ensuite et s’illumina d’une lueur d’espoir :

« Mais ne connaîtrais-tu pas un moyen pour lui déclarer ma flamme ? »

La Lune se tut un instant puis déclara catégorique :

« Il faut que tu t’en approches d’assez près pour qu’il puisse t’entendre ; mais permets moi de te dire que c’est peine perdue car le temps nécessaire à ce voyage titanesque est démesuré »

Tout le reste de la nuit Ykar garda le silence et n’écouta que le bourdonnement incessant de son esprit mais, lorsque le satellite commençait à disparaître à l’horizon, elle se leva sur sa fleur et tonna à l’univers entier :

« Moi, Ykar, j’irai voir le Soleil pour lui exprimer l’étendue de mon amour et de ma gratitude, qu’importe les distances et le temps que cela me prendra : je l’aime. »

Alors débuta le plus long et le plus périlleux voyage qu’une mouche n’ait jamais entrepris.

 

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21st décembre 2009

Mutisme.

Salut !

Paris…quels souvenirs ! Un condensé de joie et de bonheur…

Lors de la rencontre des Clubs UNESCO j’ai participé à un atelier sur le slam où il nous a été demandé d’écrire un texte de la façon et sur le thème que l’on souhaitait. Comme vous pouvez vous en douter, j’ai écrit un poème, ou plutôt, dans le court temps qu’il nous était imparti, j’ai écrit 6 vers (ceux du milieu) auxquels j’ai ensuite rajouté un sizain et un distique.

L’image utilisée a été prise à partir d’un site d’artiste d’images astronomiques.

J’espère que ce poème vous plaira et n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

Bye et bonne lecture.

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Mutisme.

Deux regards qui s’évitent et jamais ne se croisent,
Deux mains tendues qui se contournent et se dérobent,
Deux humanités passives qui s’épient, se toisent.
Aujourd’hui la nuit revêt sa plus belle robe
Pour séduire quelques lèvres immobiles
Et rendre la parole un peu plus docile.

"Étrange sentiment, pourquoi te caches-tu
Derrière ce balbutiement ?" Les cœurs se sont tuent.
Seule subsiste l’ombre d’une intime illusion,
Celle qu’un jour nos désirs et nos passions
Seront l’expression d’une étoile filante, d’un cœur
Qui aura appris à s’allumer sans peur.

Gardez le silence et regardez les mourir;
Ou dîtes leur un mot…et faîtes les sourire.

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9th décembre 2009

Solo

Salut !

Bientôt les vacances de Noël ! La fatigue et la lassitude commencent à arriver, heureusement que ce week end je pars à Paris pour la réunion des Clubs Unesco, cela remonte le moral au milieu du champ de mines des contrôles de se voir accorder une courte permission.

Je vous présente aujourd’hui un poème pour lequel l’inspiration m’est venue en écoutant une chanson. Avec la musique une image m’est apparue. Je ne sais pas pourquoi, la musique m’aide beaucoup à écrire car quand je ne sais pas comment commencer ou que je bloque car je n’arrive pas à organiser mes sentiments je mets de la musique et ça ce débloque. Voici l’image et les émotions qui me sont venues.

Bye et bonne lecture.

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Solo.

Le long des vitres embuées s’écoule la pluie,

Ces cordes tendues à se rompre dont l’air vibre.

Sous les barreaux qui tombent une note libre

Tremble. Vite rattrapez là ! Elle s’enfuit…

 

Soudain dans la nuit l’orchestre se rit de lui

Ce pâle instrument, cette âme désacordée,

Ce manche écorché, ce visage dénudé

Que pointent les doigts quand le rideau s’évanouit.

 

Ecoutez les pas de valse d’un coeur en faute !

Regardez l’envie qui dans vos yeux tourbilonne !

Quelle est cette symphonie que la nuit entonne ?

C’est une harpe pleurant quelques graves notes.

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21st novembre 2009

De chaque côté du nuage.

Salut,

Aujourd’hui Souffle Mots fête ses deux ans !! Merci lecteurs et lectrices de faire vivre ces mots, de donner un corps à l’imagination et une vie à ce site !

Je vous présente alors un texte qui d’après moi n’est pas vraiment une nouvelle mais je ne savais pas comment le caractériser.

Bye et bonne lecture,

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De chaque côté du nuage.

 

    "Vole !" Un bras ganté se lève vers le ciel gris tandis que la liberté desserre ses griffes. Une femme court, ses cheveux dansent dans le vent qui lui fait front et ses yeux brillent à la lueur des feux.

La campagne est muette et la nuit sourde. Seuls résonnent et se font écho les pas d’un dresseur et les battements d’ailes d’un cœur.

Tous les regards sont fixés sur ce nuage blanc filant dans les airs, portés par les courants de violentes passions. Quelle est ta destination ?

La jeune femme ralentit sa course avant de retourner vers sa ville et que les portes ne se referment derrière elle.

« Ami, à tes serres mon esprit est suspendu. Veille sur lui. »


     Une blanche bombe plonge vers le sol. Un sombre missile file vers elle. Tout se renverse, s’inverse. La neige des consciences se teint soudain de rouge ; une feuille couverte de givre se consume devant,t le feu de la haine ; une colombe vient mourir au seuil de la guerre. Le blanc projectile vrille, une aile repliée. A sa patte une lettre tremble, tâchées de gouttelettes de sang.


     « Cessez le feu ! » Une main se dresse et le silence surgit, cruel. Un homme s’avance lentement tandis que la poussière retombe.

Une cape le cache des regards, manteau de méfiance qui tourbillonne et déchire l’air. Dans chaque ville un cœur bat à la cadence des coup de feu. Une guerre pourrait-elle commencer à cause d’un simple malentendu des âmes ?

Le commandant s’accroupit auprès de ce drapeau blanc et rouge et dénoue la lettre. Des dizaines d’yeux le fixent, des dizaines d’oreilles l’écoutent mais les quelques mots écrits sur le papier ne peuvent parler qu’à lui :

« Arrête…je t’aime. »

Les larmes ruissellent dans le secret de la nuit, emportant avec elle la haine pour ne laisser aux yeux que le reflet d’un rougeoiement éternel.

A l’horizon, d’une ville en ruine s’élèvent de mortelles et ardentes flammes.

 

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