Souffle Mots

Souffler les mots, une passion, le rêve d’un métier…

28th octobre 2009

Prise de la Bas-Brille.

Salut !

Enfin les vacances de la Toussaint ! Un peu de répit (quoique avec les devoirs…).

Je vous présente aujourd’hui un récit écrit il y a environ deux mois.

J’espère qu’il vous plaira,

Bye et bonne lecture.

 

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Prise de la Bas-Brille.

 

    Le monde défile sous mes pieds qui ne m’obéissent plus. Derrière ; des bras, des encouragements me forcent à avancer. Devant; des clameurs, des insultes m’éclaboussent au visage.

Et moi, le centre de ce tumulte ; je ne sais même pas pourquoi.

Je n’appartiens plus à personne et je n’ai désormais de foyer nulle part. Cette ville dans mon dos n’est plus mienne, la campagne qui me fais face m’est inconnue.

Je suis entre deux mondes, entre ici et là-bas, entre la vie et la mort. L’avenir m’effraie.

Cela fait quelques jours que Brille, la capitale, est encerclée. Mais ce ne sont pas des étrangers qui nous assiègent, ce sont nos paysans, les modestes villageois des communes alentours.

La foule hystérique court à ma rencontre et m’agrippe sans ménagement par mes habits.

Je ne suis qu’un enfant et pourtant le maire m’a dit que tout reposait sur mes épaules. Dans un sens il n’avait pas vraiment tord… Désormais des dizaines de mains inconnues sont posées sur moi. Elles me frappent.

« Vous nous avez empoisonnés ! »

J’allais à l’école . Je n’ai rien fait.

« Gredins ! Vous vous enrichissez sur notre dos, sur notre santé ! »

Je n’ai jamais touché que l’argent de poche que mes parents me donnaient.

« Vous avez tué la Terre avec vos poisons ! »

J’ai beau nier personne ne m’entends. Le doigt crochu d’une femme se glisse contre mon cou.

« Tu savais gamin que pendant que tu t’empiffrais de bonne nourriture on bouffait des produits chimiques ? »

Elle ressemble à ma mère…

« Mais ce que t’ignores c’est que le sang d’un gosse de riche, comme toi, peux purifier la Terre et nous sauver. »

Son rire est glaçant. Je me bouche les oreilles. J’ai peur de comprendre ce qu’elle insinue.

Soudain deux yeux m’interceptent. C’est une enfant en haillon assise sur le bord de la route. Étrangement son regard ne comporte aucune trace de haine mais seulement de la compassion. Pourquoi ? Que vont-ils me faire ? Je ferme les yeux, je ne veux pas affronter la vérité, je ne veux pas grandir trop vite…

Mais tandis que je sens que l’on m’emporte j’entends un bruit qui n’est ni un cri, ni un juron, ni un rire.

Elle sanglote. Je sais que c’est elle au bord de la route. Alors, avant de perdre connaissance, une pensée réconfortante m’effleure le cœur : je ne serai pas le seul à pleurer.

 

     Un enfant. Pourquoi…

De nouveau les bruits se rapprochent précédant la foule enragée. Mais que croyaient-ils, qu’ils allaient pouvoir effacer un crime avec un autre crime ?

Les villageois se ruent vers les portes closes de la ville et attaquent avec leur armes. Pensaient-ils qu’il suffisait de le sacrifier pour étouffer une colère millénaire ?

La porte tombe en morceaux et laisse entrer une mer de fureur.

Ne savaient-ils pas que leur horrible machination ne pourrait éternellement passer inaperçue ?

Tandis que, sur le trottoir, l’enfant s’est levée,le peuple en folie pénètre dans la ville.

Tous les jours, assise en tailleur sur sa parcelle de béton elle a vu s’approcher les prémices d’une révolution.

Tous les jours des dizaines de camions sortaient de la ville contenant des produits chimiques sous bien des formes, que ce soit celle de la nourriture ou des engrais.

Le poison s’est répandue; contaminant lentement les Hommes et la Terre et les liant ensemble, les poussant vers un tragique destin. Tous les jours l’enfant a regardé la mort arriver.

Et tout ceci a été commandé par une unique personne que peu connaissent mais dont tout le monde sait l’existence : le directeur de la Bas-Brille, usine de production massive située sous terre afin de rejeter plus facilement à l’extérieur de la ville leur déchets et toxines à l’aide de longs tuyau et réseaux souterrains.

Il leur fallut beaucoup de temps pour comprendre mais un jour les villageois se sont rendu compte et leur colère déferle telle la marée sur la grève…

Sous le regard triste de la petite fille, pieds nus sur les décombres de la grande porte, la foule détruit chaque commerce, chaque habitation avant de s’engouffrer sous la terre pour ravager et prendre possession de la Bas-Brille.

Et comme elle l’a entendue quelques heures plus tôt la fillette perçoit à nouveau les cris de douleur des citadins pris au piège se mêlant à ceux des pauvres villageois se dressant face à des armes mortelles.

Petit à petit l’enfant fait demi-tour et s’avance vers le cœur de son village. Dans toutes les rues qu’elle traverse il ne reste plus qu’elle. Elle a du mal à marcher, elle semble épuisée et se tient contre les murs, s’arrêtant de temps à autre pour tousser car, comme tout le peuple, elle n’a pas été épargnée et elle sait qu’il n’existe aucun remède.

A chaque quinte de toux la main devant sa bouche se couvre d’étranges tâches de sang.

Après de nombreuses minutes éprouvantes et sans fin l’enfant parvient enfin sur la place centrale du village. Plusieurs fois son regard se porte de droite à gauche mais n’y a ici rien de ce à quoi elle s’attendait.

En réalité ce lieu est vide, exempt de toute trace de vie. Mais la petite fille semble avoir vu quelques chose car elle s’avance doucement vers le centre de la place. La nuit est tombée et seules les étoiles éclairent le village aidé de peu réverbères solitaires. Au milieu, sous un faible halo de lumière est née une fleur. Elle se fraie un chemin parmi les pierres et les dalles, douloureux souvenir d’un enfant jeté en pâture à un peuple déchainé.

Près de la jeune pousse l’enfant s’accroupit et la couvre de ses mains tout en murmurant : « Une fleur ne peut purifier à elle toute seule un monde mais elle peut redonner un peu d’espoir. Pardonne-moi petit garçon, il y a dans ce monde plus d’innocents que de coupables mais nous ignorons tous la frontière entre l’un et l’autre. Je me demande bien, inconnu, comment d’un unique regard j’ai pu devenir coupable de ta disparition et de celle de toute ta ville. Je ne connais pas ton nom mais permet moi de t’appeler Bas-Brille car tu as été pendant quelques instants son incarnation. »

La petit fille prend alors la fleur de Bas-Brille dans ses mains tachées de sang tandis qu’elle sectionne délicatement la tige et soudain la fleur se couvre d’épine.

« Tu as raison enfant innocent de te protéger de mon sang empoisonné, il ne faudrait pas que tu te fanes. »

Elle s’allonge alors sur le sol, épuisée, après avoir soigneusement placé la fleur dans ses cheveux.

« Merci Bas-Brille; personne ne m’avait jamais offert de fleur. »

Et tandis que la petite fille s’endort Brille se transforme lentement en forêts d’arbres et de ronces alors qu’un peu plus loin sur l’ancienne place du village, bientôt, deux roses rouges se feront face.

 

 

 

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7th octobre 2009

Distorsions.

Salut !

Ca y est, on y est parvenu ! C’est le 100eme article !!!!! Et nous avons même dépassé les 500 commentaires !

Nous avons franchi un cap ! Merci à tous ! Vos commentaires m’ont souvent motivé à continuer et a faire l’effort d’une certaine régularité.

Je voudrais également remercier mon ancienne prof de français qui corrige presque tous mes textes et m’a permis de progresser depuis mon entrée en seconde ainsi que d’avoir confiance en certains textes auxquels auparavant je doutais.

Je voudrais vous présenter un poème écrit cet été en Bretagne. Quand j’ai commencé j’ignorais où les mots me menaient. J’y ai apporté des modifications suite au conseil de ma prof.

La peinture est tirée du site d’un artiste peintre.

J’espère qu’il vous plaira.

Merci encore,

Bye et Bonne lecture de ce 100eme article !!!

Rendez-vous pour le 200eme article !

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Distorsions

 

Frêle apparat du ciel, parure de dentelle,

La vérité s’estompe à l’ombre de tes ailes.

Fuis ! Voile de candeur; tu n’es qu’illusion

Dans nos regards surgit l’effroi : la supposition.

 

Soudain il apparaît, ô miroir égaré,

Qui toujours oblige les coeurs à se mirer

Dans son oeil infini recherchant les images.

J’ai peur de ton reflet, évanescent mirage.

 

C’est dans l’âme océan que réside le doute,

Ecume indomptable qui nous met en déroute

Et brise sans un mot notre masque d’espoir.

Pourquoi brouiller nos yeux d’éclats de son miroir ?

 

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24th septembre 2009

Sy’tème.

Salut !

Pour sûr les cours ont bien repris…les contrôles s’alignent et le temps d’écriture diminue. Ces deux dernières semaines j’ai été obligée de fractionner un poème en de nombreux morceaux (chose que j’affectionne peu). Il y a quelques jours j’ai lu Messieurs les enfants de Daniel Pennac (un vrai rush pour le terminer avant la vague de devoirs) et ces derniers jours j’ai commencé Candide de Voltaire pour le français…c’est complètement différent.

Enfin, aujourd’hui je vous présente un récit proche du conte écrit cet été. C’est une idée que j’ai reprise de l’hiver précédent mais que cette fois-ci je suis arrivée à traiter tel que je le souhaitais.

Bye et bonne lecture.

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Sy’tème.

 

    Il y a des milliards d’années un Soleil naquit et il a des milliards d’années une petite planète tellurique vit le jour que l’on nomma Terre.

Leurs vies étaient vouées à se mêler, se rencontrer mais si c’était la volonté du destin ou le simple hasard, nul ne le sut et nul ne le saura jamais. Quoiqu’il en soit cette alliance n’arriva pas toute seule et fut orchestrée par deux êtres étranges : l’un s’appelait Nadiron, fils du Soleil et l’autre, fille de la Terre, portait le doux prénom d’Aïga.

Ces enfants du Ciel ressemblaient en de nombreux points aux Hommes que nous sommes aujourd’hui bien qu’étant plus grands et ayant de magnifiques yeux couleur d’or. Néanmoins ils n’étaient pas non plus tout à fait semblables aux humains car ils avaient au fond d’eux des sentiments que nul Homme ne pourrait comprendre. Ces êtres ne ressentaient pas la douleur et jamais ils n’avaient versé une seule larme mais ils ne connaissaient pas plus le bonheur et pas une fois leurs yeux n’avaient scintillé de joie.

 

     Un jour à une date très éloignée, Nadiron posa ses pieds nus sur le sol pierreux de la Terre mais à la pensée de la mission que le Soleil lui avait confié son cœur resta vierge de tout voile de tristesse.

La planète sur laquelle Nadiron venait d’arriver était extrêmement convoité par l’astre, son père. Il souhaitait en réalité l’asservir et la transformer en simple rocher sans vie. Il avait d’or et déjà par le biais de son fils réduit en esclave les autres planètes du Système et nul n’avait résisté au pouvoir de Nadiron; ni le géant, enfant de Jupiter, ni la beauté séductrice de la fille de Vénus.

Alors en ce jour, l’ordre qu’avait reçu Nadiron pour sa dernière mission était des plus clairs : Tuer Aïga, fille de la Terre.

Pour ce faire Nadiron n’avait pas d’armes, du moins pas celles que nous connaissons. Il disposait juste de ses mains et de son corps tout entier car, pour reprendre la vie, il lui suffisait de toucher et tout être serait réduit en cendre.

 

     Cependant les choses se déroulent rarement comme on l’espère la vie, ne tenant souvent qu’à une réaction chimique au fond de notre cœur, une étincelle ou à un coup de foudre…

Lorsque le regard de Nadiron plongea sans peur dans le lac d’or des yeux d’Aïga, soudain le monde bascula. Tandis que la jeune fille était éblouit par la force et l’éclat de l’étranger ce dernier découvrit la beauté de l’innocence et de la simplicité, il découvrit la vie et l’espoir tel qu’il ne l’avait jamais vu: Aïga et Nadiron découvrirent en chacun le bonheur et l’amour.

Alors, après que Nadiron ce fut approché d’Aïga il s’arrêta à quelques pas d’elle et déclara de sa puissante voix :

« Ne me touche surtout pas. »

Mais la jeune fille continua d’avancer jusqu’à n’être qu’à quelques centimètres de lui.

« Pourquoi ?

 - Embrasse moi simplement de ton regard. »

En cet instant le Soleil passait au zénith et au même moment une voix s’éleva dans le coeur de Nadiron surpassant le chant de l’amour :

« Hâte-toi mon fils d’accomplir ta tâche ou mon courroux sera grand. Je te laissa encore quelques heures mais pas plus. Fais-vite ! »

Lorsque la voix fut retombée Nadiron fit volte-face, se détournant bien malgré lui de la splendeur des yeux d’Aïga pour aller s’asseoir sur un rocher.

Quand la jeune fille s’approcha de nouveau il tenait entre ses mains une étrange arme : un arc de pierre où était encochée une flèche de feu.

Le fils du Soleil se leva alors et se tourna vers le disque flamboyant, toujours haut dans le ciel malgré les heures qui s’étaient écoulées : « Écoute moi Père ! Je connais ta colère si je désobéis à tes ordres, elle est grande. Mais tu ignores encore tout de la taille de mon amour et il est plus grand.

Va te cacher mais observe bien le feu de la passion. Regarde; ressens comme il est douloureux d’aimer sans pouvoir toucher ! »

Nadiron, de sa force extraordinaire banda l’arc de pierre et décocha la flèche de feu. Cette dernière, sous le regard admiratif d’Aïga vint se planter dans l’astre qui plongea alors rapidement sous l’horizon , tâchant le ciel de son sang.

 

     La nuit était tombée et Nadiron espérait bien que jamais le jour ne se relèverait. Il était assis au côté d’Aïga et ses yeux noyés dans les siens scintillaient comme deux pépites d’or.

Ils scintillaient de joie pour la première fois mais également pour la dernière fois.

A peine quelques heures plus tard reparut à travers les pics acérés des montagnes la noire étoile :

« Enfants ! Vous avez voulu me défier et vos armes se sont pointées vers moi. Mais sachez qu’une étoile ne meurt que de son plein gré. Subissez ma colère ! »

C’est alors que, surgissant de nulle part, apparurent dans le ciel ensanglanté une centaine de météores, toutes dirigées vers la Terre. La mort s’approchait à la lumière du Soleil, elle s’approchait à pas de géant et bientôt elle pénétrerait dans l’atmosphère même de la planète.

C’est alors que Nadiron comprit que, nue, la beauté est éphémère mais qu’il suffit de la revêtir d’un manteau d’amour et d’un bouclier de dévotion pour qu’elle devienne plus forte.

D’affection Aïga était comblée mais il lui manquait encore une armure. Nadiron, après un dernier regard à sa bien aimée se mit donc à courir très vite, à une vitesse que nul n’imagine, avant de sauter hors de la Terre.

Il se métamorphosa alors en immense rocher avant de se mettre en rotation autour de la planète.

Durant ce temps les météores et les comètes s’étaient rapprochées et, tandis qu’elles s’apprêtaient à bondir sur leur victime, Nadiron les appela et sa voix tonitruante résonna dans tout le Système solaire.

C’est ainsi que le fils du Soleil se sacrifia par amour et que son corps se trouva marqué de centaine de cuisants baisers.

 

     Désormais il n’y avait dans le ciel plus l’ombre d’un danger mais alors que Nadiron brûlait d’envie de retourner auprès de l’élue de son cœur, cela lui fut impossible.

Malgré la force considérable que possédait le fils du Soleil, il avait dû pour se transformer voler la magie de l’Univers et il était désormais condamner à tourner autour de la Terre sous cette unique apparence.

Mais si Nadiron tentait de se réconforter en pensant à la protection permanente qu’il pourrait apporter à la planète; Aïga, elle, pleurait. Elle avait commencé à pleurer dès que Nadiron l’avait quitté, dès qu’elle avait compris que plus jamais elle ne pourrait embrasser ses yeux…

Aïga n’avait jamais connu la tristesse parce qu’elle ignorait ce qu’était le bonheur mais Nadiron avait allumé son cœur et l’avait réchauffé d’une douce chaleur. C’est pourquoi à son départ la douceur s’était dissipée pour laisser place aux cendres brûlantes d’un amour toujours vivant.

Néanmoins la fille de la Terre ne pleura pas simplement quelques minutes ou quelques heures; ses larmes furent versées durant des jours et des nuits tant et si bien que son chagrin la métamorphosa finalement en océan recouvrant presque toute sa planète.

Lorsque Nadiron apprit la nouvelle il voulut immédiatement serrer la jeune fille dans ses bras pour dissiper sa peine et il attira alors à lui les mers et les océans avant de les repousser de nouveau, effrayé qu’il puisse la toucher et lui ôter la vie.

 

     Par la suite une myriade d’êtres vivants naquit des larmes d’Aïga et ils purent jouir à la fois de la tiédeur du Soleil et de la protection de Nadiron bien que ce dernier disparût dès que son père se levait.

Il y a dans l’Univers une infinité de mystères mais le plus important n’est pas celui qui pèse sur son origine ou plane au dessus de son futur. Le plus beau et le plus grand mystère, c’est l’amour qu’il recèle.

 

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10th septembre 2009

Microcosme.

Salut !

Ca y est aujourd’hui c’était la rentrée en première S pour moi, heureusement le vendredi je termine tôt : je pourrai aller à l’Astrorama !

Au début des vacances je me souviens que je pensais que j’allais m’ennuyer mais au final je me suis régaler ! Alors dans cet article je vous présente un poème que j’ai écrit juste avant la fin des cours et le dernier montré à ma prof (ancienne) de français (quoique je pourrais encore lui en donner).

Je ne sais pas pourquoi mais je tiens beaucoup à ce poème. Je pensais au début le faire plus long, quelques couplés de plus, mais quand je suis arrivé au quatrième quatrain j’ai su que c’était cette fin que je voulais.

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Microcosme

 

Quand l’oiseau blanc prend son envol

Et près des étoiles s’isole;

Quand il virevolte et s’élève

Dans les cieux intouchés, je rêve.

 

Je rêve à la blanche comète

Dont le cœur tout emplit de fête

Tournoie sur la piste de danse

Devant l’étoile qui l’offense.

 

Quand sanglote, éperdu, le saule

Que le miroir bleu le désole;

Quand ses pleurs en cascade plongent

Dans le ciel à ses pieds, je songe.

 

Je songe aux étoiles filantes

Aux larmes qui le soir nous hantent.

Celle qui tombent de mes yeux

Jamais ne luiront dans les cieux.

 

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31st août 2009

La magie de l’amour.

Salut !

La semaine dernière j’étais à Marseille, c’était bien ; mais désormais je tourne en rond ne pouvant plus aller à l’Astrorama la semaine…alors j’écris !

Le conte que je vous présente aujourd’hui a été écrit en début de vacances, peu avant le premier juillet. J’espère qu’il vous plaira.

Bye et bonne lecture.

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La magie de l’amour.

    Il y a bien longtemps, à l’époque où l’imaginaire était maître dans l’Univers, la Terre fut créée par un étrange magicien qui la sortie de son chapeau pointue pour la présenter à ses camarades, fier et réjoui de son tour.

Néanmoins la Planète Bleue ne naquit pas d’un simple « abracadabra » ou d’une parole futile; sa naissance fut éclairée par les émotions, les sentiments du créateur, par des envies, des désirs, des idéologies et des aspirations…

 

     Il était une fois une voix puissante, tonitruante, qui chaque jour avec la vivacité d’un enfant faisait le tour de la Terre, passant par chaque prairie, chaque colline, chaque océan, chaque falaise, chaque désert et chaque regroupement d’hommes.

Et tandis qu’elle courait à travers monts et vallées, la voix hurlait. Elle criait tous les jours le même message et cette régularité était nécessaire car il s’oubliait très vite.

Ainsi chaque insecte, chaque oiseau, chaque poisson, chaque animal et chaque homme entendait ses paroles et pouvait s’en souvenir le temps d’un lever et d’un coucher de soleil.

C’est ainsi que les années puis les siècles passèrent. La Terre grandit et s’embellit mais la voix s’affaiblit.

Plus les décennies passaient plus ses jambes se fatiguaient et le cri, le hurlement que tous connaissaient ne devint bientôt plus qu’un murmure.

La voix ne portait plus aussi loin qu’auparavant et elle devait s’arrêter dans chaque nid, chaque tanière et chaque maison pour être sûre que tous perçoivent le message. Mais ces nombreux détours la ralentissaient considérablement et il lui fallait désormais une semaine pour faire le tout de la Terre.

Sept jours c’était six jours d’oubli, d’ignorance, d’obscurité…six jours pour que la peur, le noir, les rancœurs, les rivalités et la haine s’installent.

C’est ainsi que les rouages de l’esprit et du monde se déréglèrent.

Il y eut des épidémies, des famines, des complots, des pillages et des guerres.

Très vite le cri des couteaux, des fusils, des mitrailleuses, de l’agonie et des bombes surpassa le murmure de la voix.

Elle avait beau hurler sur les champs de bataille les mines continuaient de retentir.

Elle avaient beau tonner de toute sa force dans les forêts le son des tronçonneuses et des arbres que l’on brise ne s’arrêtait jamais.

Désormais c’était la voix qui dépérissait emportant avec elle son message.

Elle comprit à ce moment qu’elle ne pouvait plus assurer son rôle et qu’il était temps de passer le relai.

C’est pour cette raison qu’elle rassembla ses dernières forces et s’avança vers un enfant, seul, assis quelque part au milieu d’une grande métropole.

C’était un petit garçon triste dont le yeux embués de larmes étaient tournés de l’autre côté du trottoir vers une fillette à qui, il savait, il n’aurait jamais le courage de déclarer sa flamme.

Alors, sans un mot, sans le souffle d’un mouvement la voix s’introduisit dans son esprit et dans son âme.

Elle ne voulait pas le dominer ou s’en servir comme d’un instrument; elle souhaitait juste l’aider.

Tout doucement le murmure chuchota à l’oreille de l’enfant lui redonnant courage et espoir. Ce dernier se leva donc et s’approcha de la petite fille tandis qu’il portait en lui le message de la voix.

L’enfant lui prit la main puis l’embrassa avec toute l’affection qu’il avait pour elle et alors sans le savoir l’élue de son cœur devint la première personne à qui il transmit le message.

 

     L’amoureux écrivit des poèmes pour sa bien-aimée et très vite, portée par la voix en lui, sa plume s’en alla découvrir d’autres chemins : les praires de la plénitude, les collines de la vie, les océans de la conscience, les falaises de la volonté et les déserts de la solitude.

C’est ainsi au détour de chaque sentier et de chaque ligne un murmure s’élevait en lui, infime, et bien que l’ignorant, il inscrivait dans chacune de ses histoires le tendre messages de la voix.

Cet enfant fut nommé conteur amoureux ainsi que tous les autres qu’il aima et auxquels il fit don du message.

Des enfants et des adultes, qui ne sont rien d’autres que de grands enfants, des conteurs amoureux, il en existe dans chaque pays, chaque métropole, chaque village et dans chaque lieu où le message de la voix peut résonner.

On les appelle ainsi parce qu’ils protègent grâce à leur paroles leur planète, la paix, les leurs et surtout : l’amour.

Cette voix qui court en chacun d’eux, c’est celle du magicien, c’est celle qui répète chaque jour que la terre n’est pas née par magie mais qu’elle fut créée par amour.

 

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21st août 2009

Le sourire des peuples.

Salut !

 Aujourd’hui je vous présente un conte que j’avais écrit pour un concours mais qui n’a pas gagné. Le thème était : reconstruire les ponts et le dialogue entre les peuples.

J’espère que cela vous plaira,

Bye et bonne lecture.

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Le sourire des peuples.

 

    Sur la plage au bord de l’eau quatre enfants se faisaient face, chacun sur une île, chacun sur son pays. Tous quatre venaient d’avoir douze ans, ils ne s’étaient jamais rencontré et pourtant ils se connaissaient. Tous quatre regardaient les profondeurs de l’eau et ils se remémoraient se qui s’était passé dix ans auparavant.

Une disparition, un drame…le souvenir des larmes versées et qui avaient lié leur cœur à tout jamais…l’unique vision d’un père qu’ils n’avaient connu que de dos…une tête dans l’eau…

     Il était une fois un lac où avait émergé il y a bien longtemps quatre saphirs, quatre perles de vie : l’île de Moé, de Surde, d’Agle et d’Oni.

Ces parcelles de terre étaient habitées par des peuplades toutes uniques et aux caractéristiques propres car les habitants de chacune de ces îles étaient respectivement muets, sourds, aveugles et infirmes, ceci depuis des générations.


     Sur ce lac régnait une tradition ancestrale qui chaque année donnait lieu à une grande parade pour célébrer comme il se devait l’alliance de ces quatre peuples.

Ainsi à chaque commémoration les habitants quittaient les villes pour s’approcher des ponts et participer au spectacle.

Sur un immense bateau trônant au centre de l’étendue d’eau se rendaient les chefs des quatre îles avant que le brouillard ne les enveloppe. Pendant de longues minutes les habitants attendaient, accoudés comme des enfants aux rambardes des ponts tandis qu’ils retenaient leur souffle.

Alors soudain, illuminés par le reflet de la lune dans le miroir de l’eau, quand la brume se dissipait, le bateau réapparaissait paré des drapeaux de Moé, de Surde et d’Oni tandis que retentissait l’hymne d’Agle.

Mais un jour, lorsque le voile blanc s’était levé, les hommes, les femmes et les enfants avaient alimenté le lac de leurs pleurs. Pas un drapeau ne flottait sur les mâts, pas un chant n’égayait la triste soirée. Tel un soleil lorsqu’il se couche le lac s’était mystérieusement teint de rouge et le bateau s’était enfoncé sans bruit dans l’eau calme tandis que seul résonnait le soupir d’agonie du vent.

Depuis cette date les peuples avaient pris peur de leur confrères et la perfide méfiance, avec la douceur du brouillard s’était installée.

Sans qu’aucune raison ne fût mentionnée les habitants détruisirent les ponts un à un avant de s’isoler sur leur île et de laisser s’écouler les années.


     Dix printemps plus tard les peuples n’avaient toujours pas oublié et par temps calme ils pouvaient apercevoir au fond du lac l’épave du bateau.

Alors en ce jour, celui de la dixième commémoration du drame, les quatre enfants, Moé, Surde, Agle et Oni, se souvenaient de cet instant, de cette nuit où ils étaient devenus orphelins.

Durant leur enfance ils avaient tous, sans le savoir, été bercés de la même légende, celle qui les poussait en ce jour à fixer la surface limpide de l’eau, celle qui disait que l’épave du bateau recelait un trésor inestimable, le plus grand des trésors.

Néanmoins ce n’était pas l’appât du gain qui attirait ces enfants mais l’espoir de pouvoir enfin faire leur deuil; quel qu’ il soit…

Ce n’était pas avec haine qu’ils se regardaient mais avec compassion, avec leur cœur…


     Oni fut le premier à agir. Il jeta à terre les bouts de bois qui lui permettaient de marcher et il se laissa glisser dans le lac.

Pour la première fois il put se mouvoir.

Autour de lui la nature vivait; il la voyait et des poissons de mille couleurs le guidaient; autour de lui la nature murmurait et il entendait les battements du lac, de ce cœur malade, cette épave qui pourrissait en lui.

Alors à travers lui Agle retrouva la vue et Surde perçut enfin le chant de la vie. Ils n’avaient plus peur. Ils coururent dans l’eau à la suite d’Oni.

Et pendant qu’ils avançaient vers le trésor, Moé restait seul sur le sable. Dans sa tête résonnait les rires de ses frères qui avaient découvert le trésor et il pleurait en silence. Dans son esprit apparut la vision d’un coffre assis sur un trône de corail et il pleura encore plus fort parce qu’il savait que les coffres ne contiennent toujours que des pièces d’or et des bijoux.

Le deuil de son père, Moé l’avait fait depuis longtemps, mais jamais il n’avait accepté la disparition de l’Alliance.

La seule chose que Moé ignorait c’était pourquoi il savait tout.

Moé pleurait parce qu’il savait que l’argent n’apporte que les conflits et les guerres. Moé pleurait parce qu’il savait que la solitude n’était pas un bouclier mais un morceau de soir dont on se pare comme d’une armure. Moé pleurait parce qu’il savait qu’il était seul à tout savoir.

Et lorsque ses frères remontèrent en brandissant le coffre au-dessus de leur tête en riant, Moé pleura parce qu’il savait que la connaissance était un fardeau bien trop lourd pour un petit enfant qui se noie de tristesse.


     Surde, Agle et Oni traversèrent le lac et vinrent s’asseoir à côté de Moé, cette petite boule recroquevillée sur le sable humide de larmes.

Chacun d’entre eux avait de nouveau perdu ce que le lac leur avait offert un court instant mais cela n’assombrissait pas leur cœur car ils avaient connu et désormais ils pouvaient se souvenir et revivre ces minutes d’intense bonheur.

Ce fut alors avec un sourire rayonnant qu’ils tendirent le coffre couvert d’algues à Moé. Ce dernier ne souriait pas et son visage était de marbre. Quand on sourit on a envie de rire mais quand on rit et qu’aucun son ne sort on est triste.

Moé ouvrit le coffre avec précaution et lorsque le couvercle s’écrasa sur le sol dans un bruit mat il ne vit pas la lumière du soleil se reflétant sur les pièces d’or.

Il ne vit rien. Il entendit .

Il entendit le rire et les voix de dizaines de femmes, de dizaines d’Ondines. Leur chant s’éleva dans le airs et soudain Moé se souvint.

Sa mère, le rivage; lui.

Il y a dix ans, la solitude, le bateau; son père.

Les rires incompréhensibles, leur chevelure de démone; la peur.

Les corps qui bougent, l’obscurité, les ongles qui crissent sur le bois; le sang.

Alors Moé sourit parce qu’il venait enfin d’avoir la preuve que tout ceci n’était dû qu’aux Ondines et à leurs stupides jeux.

Néanmoins ce coffre contenait bien plus qu’une simple certitude, il représentait le rêve de Moé.

Les voix des déesses du lac emplirent les alentours avant de se rejoindre et d’emmitoufler l’enfant de leur magie.

Dans l’esprit de Moé apparut un vrombissement qui se transforma en un hurlement assourdissant puis se consuma en pénétrant dans chaque parcelle du corps du rêveur.

Quand le calme fut revenu l’enfant regarda ses amis un à un et lorsqu’il vit leur sourire, pour la première fois il rit et sous la surprise générale une voix légère et cristalline s’éleva.

C’était des sons timides et boiteux mais c’était probablement un des plus beaux rires qu’il fut permis au lac et à ses îles d’entendre car c’était le rire de la joie, de la vie et du bonheur. Ce rire était la clé de la délivrance, c’était une main tendue vers tous les peuples.


     Dans les jours qui suivirent Moé raconta à ses amis puis à tous les habitants les véritables circonstances du drame et l’Alliance fut refondée. Les quatre enfants devinrent les chefs de leur île respective prenant ainsi leur nom et ils ordonnèrent que les ponts soient reconstruits afin que l’entraide et l’amitié renaissent.

Depuis ce jour on célèbre chaque année le retour de l’union des peuples dans une gigantesque fête où Surde, Agle, Moé et Oni se retrouvent au centre du lac pour brandir un unique poing où est dessiné un sourire, le sourire des peuples.

 

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6th août 2009

Carnaval de minuit.

Salut !

Me voici en Bretagne  pour une dizaine de jours ! Je suis arrivé il y a à peine deux jours mais j’ai déjà écrit un poème…peu importe le lieu tant que l’envie est là !

Je vous présente aujourd’hui un poème que j’ai écrit peu avant les vacances et que j’avais oublié dans un coin.

L’image est tirée du site de la compagnie "Graffiti de fauve".

Bye et bonne lecture.

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Carnaval de minuit.

Lune flamboyante tu observes la scène

Et ton oeil projecteur suit du regard les chars.

Reine, qui sont à tes pieds ces clochards

Qui admirent le défilé des bennes ?

 

Dans le coeur de chacun la musique résonne

La foule s’assemble s’excite. Ecoutez

La peur, la nuit, les craintes que l’on tait :

Fini le son des pièces et de l’aumône…

 

Les confettis volent dans toutes les ruelles

Puis s’échouent au sol en souvenir d’espoir

Ternissant leur déboire bien trop noir ;

Ettoufant leur rêve d’ère nouvelle.

 

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27th juillet 2009

Le Poète.

Salut !

Cette semaine je l’ai entièrement passée à l’Astrorama et samedi j’y ai même dormi. C’était fantastique et de plus nous avons rencontré l’astronaute Jean-François Clervoy.

Je vous poste donc cette semaine un conte en relation avec l’astronomie.

J’espère qu’il vous plaira,

Bye et bonne lecture.

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Le Poète.

     Il était une fois un poète vivant sur une petite planète où la nature, les arbres et les rivières étaient son unique compagnie.

Il n’avait pas le corps d’une femme ni celui d’un homme; c’était un poète et seuls ceux de son espèce comprennent l’étendue des possibilités que l’imagination peut conférer à leur corps.

L’entièreté de son temps était consacrée à l’écriture. Il écrivait sur la roche, sur la terre, sur les troncs des arbres et les pétales des fleurs; cependant il ne s’arrêtait jamais, même pour manger, car il est bien connu que les poètes ne se nourrissent que de la chair tendre des mots.

Un jour malheureusement, alors qu’il venait de terminer un poème et qu’il tournait sur lui même à la recherche d’un lieu encore vierge de tout caractère, il découvrit qu’il ne pouvait plus écrire. Chaque interstice, chaque pli, chaque fissure de sa petite planète était colorée de mots et il ne restait plus de place pour une seule phrase.

Il s’assit donc en tailleur sur un de ses nombreux poèmes et notre ami commença à réfléchir. Mais soudain, tandis qu’il avait perdu tout espoir de trouver la solution à son problème, une feuille vint nonchallemment s’échouer à ses pieds.

Le poète prit le fragment de nature dans ses mains et l’observa sous toutes ses coutures pour parvenir de nouveau à la triste conclusion que lui aussi était inutilisable.

Ce n’est qu’après quelques minutes que l’idée de lire le poème lui vint à l’esprit :

« Si dans la profonde nuit tu t’égares

N’oublie pas de lever ton regard. »

Obéissant à ses propres mots il leva alors la tête et ce qu’il vit le remplit à la fois de terreur et de fascination : le ciel était noir. C’est à ce moment précis qu’il trouva la réponse à son problème.

Notre ami comprit ainsi que s’il avait écrit sur toute sa planète il ne lui restait plus qu’à écrire dans le ciel.

Cependant, alors qu’il avait saisit sa plume, une nouvelle question se posa à lui : « Comment écrire dans le ciel si je ne peux l’atteindre ? »

Néanmoins cette fois-çi une feuille n’eut pas besoin de lui tomber dessus pour qu’il trouve la solution. Par un mystérieux procédé il transforma toutes ses histoires en grains de poussière, les rassembla dans ses mains, se pencha lentement vers elles et souffla.

Les phrases s’élevèrent dans les airs en tourbillonant avant de toucher le ciel et chaque mot de chaque poème se regroupa avec les siens pour former la grande, la belle histoire de l’Univers, celle qui ne finit jamais.

Certains de ces récits devinrent des étoiles car elles étaient brûlantes de passion, d’autres incompréhensibles et insaisissables des comètes ou encore la dureté de quelques uns les changea en pierre et les transformèrent en planètes telluriques.

Et durant tout ce temps notre ami riait de joie, de ce rire sonore et puissant, heureux de pouvoir enfin écrire à l’infini. Il paraît que l’éclatement de rire du poète aurait créé une violente explosion expulsant les éléments du ciel aux quatre coins de l’Univers et que, son rire se poursuivant toujours il éloignerait les galaxies, ses livres, de plus en plus les uns des autres.

 

     Certains Soleils s’éteignent en engloutissant leurs planètes et certaines histoires tombent dans l’oubli. Cependant de nouvelles étoiles et de nouvelles planètes naissent en permanence et le poète jette sans cesse plus de poèmes et de récits dans le ciel.

Chaque personne est une lettre, chaque famille un mot, chaque arbre une virgule et chaque colline un point. Nous faisons tous partis de la même histoire, une histoire écrite dans nos coeurs et dans le ciel.

 

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20th juillet 2009

Eveil

Salut !

Aujourd’hui je vous présente le poème dont je vous ai parlé la semaine dernière, celui que j’ai écrit à l’Astrorama.

J’espère qu’il vous plaira,

Bye.

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Eveil

Ce matin doucement, si pâle et frissonnante

L’aube vierge se lève et les yeux elle enchante.

Son visage de sueurs se clarsèment,

Souvenir d’une nuit, éclats de son diadème.

 

Tandis que s’éveille la belle, ses cils roses

S’entrouvrent, et sur le monde avec grâce déposent

Leur plus ardent baiser. Alors elle repousse

Le drap blanc des amants et d’amour les détrousse.

 

Chaque soir l’observent des milliers d’ yeux, d’étoiles ;

Quand, embrassant la nuit, sa liaison se dévoile.

Chaque jour se répète le rituel de la Mère :

Elle enfante la vie ; offre au Monde la Terre.

 

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9th juillet 2009

Problème élémentaire

Salut,

Ce week end je l’ai passé à l’Astrorama et j’y ai même dormi (si on peut appeler cela dormir) ! On a repeint la boutique et bien sûr la moitié est tombée par terre… Le samedi matin, bien que m’étant couchée à 2h à 6h j’étais debout, et devant un magnifique lever de soleil m’a première réaction fut d’écrire un poème que je vous montrerai plus tard. Hier j’y suis encore retournée et cette fois-ci j’ai réalisé ma seconde animation, celle du lancement de fusée à eau !

Sinon aujourd’hui je vous présente un conte écologique, j’espère qu’il vous plaira.

Bye et bonne lecture.

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Problème Elémentaire.

    Il était une fois dans un recoin éloigné de l’Univers quatre petits personnages qui s’étaient soudain rencontrés dans l’espoir de s’unir : une brise, un bourgeon, une goutte et une étincelle. Cependant l’équilibre qu’avaient tenté de créer ces éléments fut très vite compromis. Il s’avéra ainsi que l’étincelle menaçait à chaque instant de s’éteindre, le bourgeon de se consumer et la goutte d’eau de s’évaporer.

Le temps fut alors stoppé pour leur permettre de réfléchir et le visage bleu de l’eau s’exclama de sa petite voix fluette : « Je croix que l’un de nous dois se sacrifier. »

Mais évidemment aucun son ne s’éleva et le silence perdura jusqu’à ce que le souffle du vent s’écria: « Non d’un ouragan ! Dépêchez-vous de vous décidez, je m’ennuie moi !

 - Choisis donc toi même, tu sais bien qu’aucun de nous ne pourra prendre parti… » répliqua le bourgeon avant que leur fragment d’Univers ne fut de nouveau plongé dans le mutisme.

 

    Un temps indéfinissable s’écoulait dans le calme et l’immobilité la plus complète quand apparu à l’horizon un être étrange aux apparences multiples.

L’étincelle voyait en lui un incendie, la goutte d’eau une cascade, le bourgeon un immense arbre et la brise une tornade.

Quand il fut arrivé à leur hauteur l’être s’arrêta et tous le contemplèrent; muets d’admiration.

« Mes salutations chers enfants. J’ai ouï dire à travers les galaxies que vous aviez arrêté le temps. Puis-je en connaître la raison ? »

Les quatres éléments expliquèrent alors leur problème de la manière la plus précise et détaillée qu’il soit avant de plonger une nouvelle fois avec fascination leur regard dans le corps magique de l’étranger qui s’était tourné vers l’étendue noire devant lui et semblait écouter une voix venue de nulle part et de chaque endroit, un chuchotement si tenue que seule la conscience pouvait le percevoir en son fort intérieur.

Après une longue délibération entre lui même et le chant de son subconscient, l’être se tourna vers les éléments le visage grave :

« Je pense avoir trouvé une solution néanmoins elle est dangereuse et ses conséquences incontrôlables…

 - Qu’importe, se sera toujours mieux que de rester dans l’état que nous sommes. Nous demandons simplement de grandir et de vivre en paix sans menacer la vie l’un de l’autre. » rétorqua l’étincelle tandis que chacun acquiessait vivement.

Face à cette requette l’incendie se tourna vers son enfant :

« Tu seras un coeur brûlant, un brasier vivant au centre de toute création ; tu seras l’énergie, la force et la volonté de tout être. »

L’arbre pivota ensuite pour faire face au bourgeon :

« Tu grandiras et tes racines grandiront jusqu’à être en mesure de couvrir le feu sous tes pieds. Tu seras un refuge de la passion et des émotions; tu seras un corps. »

La cascade fit alors volte-face et s’adressa en ces termes à la goutte d’eau :

« Reproduis-toi, divise -toi, multiplie toi ! Deviens des millions puis des milliards et prends le nom d’Océan.

Répends-toi où bon tes sembles, irrigues le bourgeon et ne craints plus le feu destructeur; des racines si épaisses vous sépareront que tu ne sentiras même pas sa tiède chaleur. »

Et alors que l’être avait faisait demi-tour et commençait à s’éloigner l’étincelle s’écria en sursautant :

« Mais si je souffre, si au fond de moi la haine se déchaîne et me consume, si la douleur est telle qu’elle me réduit en cendre et que je n’ai plus que la possibilité d’hurler ; à travers la muraille que formera le bourgeon, qui pourrait bien m’entendre pour me venir en aide ? »

La tornade arrêta alors sa marche et déclara tout en se retournant vers la brise, un sourire pointant sur son visage longitudinale :

« Vent; toi qui n’a ni corps ni frontière, toi qui ne craints aucun autre élément ; tu acquerras la fougue des tempêtes et tu iras, solitaire, de la surface lisse des mers et des océans au coeur de l’étincelle ; tu seras les yeux et la voix de tes amis.

Et si, pour une raison inconnue, l’un d’eux souffre et se meurt alors tu sonneras l’alerte comme tu sais si bien le faire ; tu murmureras aux gouttelettes d’eau, tu siffleras dans les feuilles des arbres et tu tonneras à travers les roches et les montagnes. »

La brise hocha alors la tête en signe d’acceptation, heureuse d’avoir enfin trouver sa place et son rôle au sein des autres éléments.

Lorsqu’il ne fut plus qu’un point à l’horizon, à peine visible par les éléments, une pensée effleura l’esprit du bourgeon, désormais devenue petite pousse , et il se hâta de la traduire en paroles :

« Etranger, qui es-tu donc ? »

A cette distance aucun son ne put lui parvenir mais au fond de lui même, dans une contrée encore ignorée de son âme, une voix sussurait : « La Vie… »

 

     Aujourd’hui ces quatres éléments et amis ont formés une splendide planète fourmillant d’êtres aussi différents les uns que les autres. Mais aujourd’hui le coeur de notre vieille étincelle a mal et bat de plus en plus lentement.

Aujourd’hui l’âme de cette planète pousse peut-être sa dernière plainte et le vent tente tant bien que mal de transmettre la douleur de son ancien compagnon.

Aujourd’hui la brise devient tempêtes, tornades, ouragans; la goutte tsunamis et le bourgeon tremblements de terre.

Aujourd’hui les éléments sont en colères et sur le pieds de guerre. Il suffirait pourtant de discuter ensemble pour trouver un compromis.

Mais malheureusement cela fait bien longtemps que les Hommes ont oublié la langue de la nature…

 

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