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	<title>Souffle Mots &#187; Petits textes</title>
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		<title>Dans le reflet d&#8217;une image</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Dec 2014 21:30:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>talisman</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Petits textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Salut ! Jacky m&#8217;a fait remarquer récemment que ça faisait longtemps que je n&#8217;avais pas posté sur mon site, et pour cause ! Je vous présente alors aujourd&#8217;hui un texte écrit l&#8217;année dernière, en fin d&#8217;année scolaire vers les vacances de Pâque je suppose mais je n&#8217;en suis pas très sure. Il est assez abstrait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Salut !</p>
<p>Jacky m&#8217;a fait remarquer récemment que ça faisait longtemps que je n&#8217;avais pas posté sur mon site, et pour cause !</p>
<p>Je vous présente alors aujourd&#8217;hui un texte écrit l&#8217;année dernière, en fin d&#8217;année scolaire vers les vacances de Pâque je suppose mais je n&#8217;en suis pas très sure. Il est assez abstrait par moment, j&#8217;espère ne pas vous perdre ^^ sinon n&#8217;hésitez pas à me demander des explications !</p>
<p>J&#8217;en profite pour vous souhaiter un Joyeux Noël et une Bonne année.</p>
<p>Bye et bonne lecture.</p>
<p style="text-align: center;">___________________________________________</p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Dans le reflet d&#8217;une image</strong></span></p>
<p>Lorsque les personnages naquirent ils étaient comme des nuages dont les contours encore flous, ne demandent qu&#8217;à être façonnés par le vent. Alors doucement le murmure des lèvres modelait leur visage pour dessiner l&#8217;histoire d&#8217;une femme-papillon et d&#8217;un Prince au château de sable, d&#8217;un ange veillant sur eux et d&#8217;une plume amoureuse. Les fleuves et les ruisseaux, sur le grève toujours se rejoignent et un gravier dans leur sein peut assécher l&#8217;océan. Ce soir là la pierre avait la taille de mon poing.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Sur son nuage un ange pleurait, enroulé dans ses ailes pour ne plus voir la lumière du jour. Il pleurait comme sonne le tonnerre dans la nuit. Je ne sais plus d&#8217;où venait ses larmes : il était de ses lacs qui se gorgent de la pluie des moussons avant de sortir un jour de leur lit. Caché sous ses plumes de nacre son corps tremblait, petit oisillon se débattant dans la gangue de sa coquille. Tout avait commencé par l&#8217;onde d&#8217;un galet à la surface de l&#8217;eau, un détail ; par une plume tombée du ciel entre les mains d&#8217;un enfant. Seules quelques années séparent le frémissement de l&#8217;eau de la vague. Se levant soudain, les ailes à moitié repliées et le dos voûté, il saisit à chaque main une plume, l&#8217;arracha puis la jeta dans le vide. Tout contrastait : la violence de son geste et la lente chute des plumes dérivant au grès des courants ; l&#8217;envergure de ses ailes et les larmes si petites, qui roulaient le long de ses joues ; son corps d&#8217;adulte et son regard d&#8217;enfant perdu, figé des années auparavant. Il se souvenait d&#8217;une femme et du rire d&#8217;un enfant, image d&#8217;un souvenir éclaté en des dizaines de tableaux, en des milliers de mots.</p>
<p>J&#8217;aurais voulu savoir lire ceux qui glissaient de sa joue.</p>
<p style="text-align: center;">
<p>Il était une fois un Prince, assis en tailleur au centre du son château. Regardant fièrement son royaume en cette fin d&#8217;après-midi, la brise caressant sa peau lui soufflait la venue prochaine de l&#8217;automne tandis que le ciel en prenait la teinte. Sous le soleil couchant les remparts rougeoyaient et, sur le sol, l&#8217;ombre du fanion commençait à se troubler. Comme si les yeux, déjà, s&#8217;embuaient de larmes. Perdu dans sa contemplation le Prince percevait en arrière fond l&#8217;agitation des bâtisseurs posant les dernières pierres à leur ouvrage ainsi que l&#8217;éclat de l&#8217;eau des douves semblant maculée de sang, prémisse de la bataille à venir. Il regarda à l&#8217;horizon. Son château était si petit face à l&#8217;envahisseur, si fragile. Un grain de sable&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter" src="https://mail.google.com/mail/u/0/?ui=2&amp;ik=d2dbabb9cf&amp;view=fimg&amp;th=147f470251dfbe49&amp;attid=0.1&amp;disp=inline&amp;realattid=f_hz2x945z0&amp;safe=1&amp;attbid=ANGjdJ9n3sJyy2Iabnp_eBR17kf0aBNGQGPueIAYy-4HNgjrWbtKCFnngQXUlRb7IGDlUdVJ6OgQgJbBGzLoKbqm3fRpsm91rDG-gHa23ZkZ-8Z8vuT6OEYoai-JNMI&amp;ats=1419282934822&amp;rm=147f470251dfbe49&amp;zw&amp;sz=w1342-h547" alt="Affichage de IMG_4235.JPG en cours..." width="510" height="383" /></p>
<p>Un corps à moitié nu. La poitrine se soulève doucement puis de façon de plus ne plus saccadé. Hoquet. Ses cheveux ramenés sur sa peau telle la vague sur la grève, elle pleure. Douleur . Elle pleure à s&#8217;en faire mal ; comme les anges qui pour renier la vérité, en viennent à couper leur ailes. Dans ses yeux le papillon s&#8217;est envolé. Alors, loin de la chrysalide le monde devient un autre : violent.</p>
<p>Le drap sur ses cuisses et l&#8217;air frais qui s&#8217;y engouffre.</p>
<p>La goutte d&#8217;eau sur l&#8217;aile du papillon et le filet se profilant devant lui.</p>
<p>La main qui l&#8217;attrape par la taille puis le silence.</p>
<p>Petite on m&#8217;avait dit qu&#8217;il suffisait de toucher l&#8217;aile d&#8217;un papillon pour que plus jamais il ne vole.</p>
<p>On l&#8217;avait pris par la main et traîné hors de son royaume, otage de la réalité. Tout était fini. Les bâtisseurs étaient rentrés chez eux et il ne restait sur la grève plus que lui et cette main le tirant en arrière. Elle tenait fermement son poignet et sa peau, usé par le temps, n&#8217;avait plus la douceur des siennes ou des autres enfants : elle était de ces mains sur lesquelles les couronnes n&#8217;ont pas d&#8217;emprise. La nuit allait bientôt tomber et s&#8217;il devait rentrer avec sa mère, le jeune Prince ne pouvait cependant s&#8217;empêcher de songer au devenir des rêves réfugiés entre les murs du château. Dans son esprit la bataille, déjà se jouait mais il ne pouvait qu&#8217;observer. Elle avançait lentement, bataillon par bataillon, immense armée de l&#8217;océan. Elle avançait et l&#8217;enfant reculait, ses pieds foulant le sable comme s&#8217;il eut voulu lancer la cavalerie au grand galop. Très vite le château fut à portée de tir et, après chaque assaut de l&#8217;infanterie, l&#8217;écume décochait une volée de flèches à la pointe salée. L&#8217;imaginaire hurlait et il avait beau plaquer ses mains sur ses oreilles, il continuait de l&#8217;entendre. Puis, l&#8217;eau emplissant lentement les douves, ce fut le siège. Cependant le ciel était d&#8217;encre et le Prince déjà loin. Jamais il ne vit les remparts s&#8217;effriter avant de tomber en ruine, l&#8217;eau pénétrer à l&#8217;intérieur telle une marée de soldats, combler les fossés et recouvrir les ruelles avant de tout emporter, de tout effacer. Au début le reflux de l&#8217;océan laissait apercevoir les décombres de la cité engloutie, telles les danseuses jouant avec l&#8217;ourlet de leur jupon pour attiser le désir des hommes. Néanmoins en quelques minutes ce fut comme si le château n&#8217;avait jamais existé. Alors, quelques heures plus tard, allongé sur son lit les yeux grands ouverts, le bruit des vagues l&#8217;empêchant de dormir, il imagina.</p>
<p>Et dans ses rêves le palais ressuscita.</p>
<p>Un regard entre la peur et le défi ; la honte et l&#8217;envie. Une main immobile qui voudrait se tendre pour saisir l&#8217;invisible telles les serres d&#8217;un rapace guettent la proie. Se pencher et t&#8217;embrasser, menace.</p>
<p>Un stylo. L&#8217;apprivoiser, doucement, comme l&#8217;oiseau caresse l&#8217;eau du bout de ses ailes. Du bout de nos doigts.</p>
<p>Une plume tombée des nuages, passerelle entre le ciel et la terre. Elle pleure : la main est partie, blessée par de l&#8217;encre et sans elle la plume ne sait ordonner aux images de danser.</p>
<p>J&#8217;aimerais pouvoir la consoler mais je ne trouve pas les mots.</p>
<p>L&#8217;ange avait échoué, incapable de les protéger. Le papillon avait perdu ses ailes et le Prince son château. Lentement, alors que tout espoir l&#8217;abandonne, des pans de son nuage tombent en lambeaux.</p>
<p><em>« Maman ! Il y a quelque chose dans l&#8217;eau ! C&#8217;est quoi ? »</em></p>
<p>Les yeux fermés comme s&#8217;il voulait garder en lui encore un peu d&#8217;innocence, le monde alentour ne lui parvient plus que par brides.</p>
<p><em>« Je ne sais pas, tu veux qu&#8217;on aille voir ? »</em></p>
<p>Des bruits de pas étouffés par la grève, le clapotis de l&#8217;eau comme le rire cristallin d&#8217;un enfant&#8230;</p>
<p><em>« Une plume ! On dirait celle d&#8217;un ange Maman. »</em></p>
<p>&#8230;comme le cri d&#8217;un ange qui n&#8217;a plus de nuage. Une histoire sans personnages.</p>
<p><em>« Tu crois que ça pourrait être le drapeau de mon prochain château ? »</em></p>
<p>Deux paupières qui se lèvent comme pour laisser entrevoir l&#8217;aube. Soudain quelque chose le retient : une main à moitié nue. Ses doigts sont vêtus d&#8217;encre.</p>
<p><em>« Vole ! »</em></p>
<p>Sur la grève un enfant court une plume à la main et le bras dressé vers le ciel comme s&#8217;il eut voulu faire de la plume un oiseau tandis que dans les yeux d&#8217;une jeune femme un papillon se met à danser.</p>
<p>Vivants.</p>
<p>Ou peut-être que tout ceci n&#8217;est qu&#8217;une image&#8230;</p>
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		<title>Les avions de Damas</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 19:36:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>talisman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petits textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Salut ! Ça y est je suis nancéenne ! Maintenant à chaque fois que l&#8217;on me demande d&#8217;où je viens je ne sais plus que répondre ^^ Paris ?  Beausoleil ? Pourtant j&#8217;appartiens aussi à Marseille et la Bretagne. A Nancy&#8230;il fait froid et pour rentrer chez moi j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être à l&#8217;autre bout du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Salut !</p>
<p>Ça y est je suis nancéenne ! Maintenant à chaque fois que l&#8217;on me demande d&#8217;où je viens je ne sais plus que répondre ^^ Paris ?  Beausoleil ? Pourtant j&#8217;appartiens aussi à Marseille et la Bretagne.</p>
<p>A Nancy&#8230;il fait froid et pour rentrer chez moi j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être à l&#8217;autre bout du monde. Bon je me plains mais il y a des avantages à être en école d&#8217;ingé : il y a beaucoup moins de boulot (d&#8217;un côté ce n&#8217;est pas possible d&#8217;en avoir plus qu&#8217;en prépa). Néanmoins c&#8217;est étonnant comme on le remplit ce temps libre !  Jusqu&#8217;à manquer de temps !</p>
<p>J&#8217;ai quand même plus la possibilité d&#8217;écrire. Je vous présente alors aujourd&#8217;hui un texte écrit en septembre, à la suite d&#8217;un événement dont vous avez tous certainement entendu parler. Ce thème m&#8217;est venu de Jacky, que je remercie.</p>
<p>Bye et bonne lecture !</p>
<p style="text-align: center;">______________________________________</p>
<h3 style="text-align: center;"><span><span style="text-decoration: underline;">Les avions de Damas.</span></span></h3>
<p>Je refuse&#8230;</p>
<p>Ces mots que l&#8217;on nous dicte, crissement de la plume sur la feuille tandis que s&#8217;envolent des avions de papier. Ne les voyez-vous pas tourbillonner ? Ils portent sur leur dos les rêves d&#8217;enfants égarés.</p>
<p>Je refuse&#8230;</p>
<p>La ligne droite précédant le point, chemin rectiligne de nos vies ; le pliage à angle droit, copie conforme d&#8217;un modèle prédéfini. Les rêves donnent à l&#8217;avenir une courbe unique.</p>
<p>Je refuse&#8230;</p>
<p>La pluie tombant sur les feuilles et l&#8217;espoir qui glisse. Tous ces corps alignés, ces avions de papier. De leurs lignes coule de l&#8217;encre.</p>
<p>Je refuse&#8230;</p>
<p>Les pieds qui foulent les feuilles et froissent les rêves pour ne plus jamais les entendre voler. Comme il est doux le bruit des plumes caressant l&#8217;air ; et simple, lorsqu’elle est à terre, d&#8217;écraser la vie. Ils devaient avoir peur de ces oiseaux en papier pour que leur bottes soient, si vite, maculées d&#8217;encre.</p>
<p>Je refuse&#8230;</p>
<p>L&#8217;asservissement des consciences, ces regards qui se détournent du ciel pour se pointer sur le sol et nier l&#8217;existence d&#8217;un battement d&#8217;aile, d&#8217;un frémissement au fond d&#8217;eux même qui les appelle et les effraie : « Et si j&#8217;avais levé les mains, en coupe, pour les rattraper ? » Poussé par la tempête même la raison peut chavirer.</p>
<p>Je refuse&#8230;</p>
<p>D&#8217;accepter.</p>
<p>Je refuse&#8230;</p>
<p>De me taire.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 423px"><img class=" " title="Avion de papier" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/39/Newspaper_plane.jpg" alt="" width="413" height="280" /><p class="wp-caption-text">Wikicommons, Jordanbaker30</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>C&#8217;était le 21 Août. Le jour de mes 20 ans et celui de la chute des oiseaux de papier.</p>
<p>C&#8217;était le 21 Août : je faisais la fête quand d&#8217;autres mouraient. J&#8217;ignorais. Suis-je pour autant moins coupable ?</p>
<p>Depuis vingt ans j&#8217;ai couvert des pages et des pages d&#8217;encre ; des feuilles et des feuilles qui ne savent pas voler, qui n&#8217;ont pas de vie. Peut-être autant que le nombre d&#8217;avions écrasés sur le sol. Comme ils sont lourds leurs corps inertes gorgés d&#8217;eau, presque autant qu&#8217;une plume gorgée d&#8217;encre sur laquelle repose le poids des responsabilités.</p>
<p>Qu&#8217;écrire ? J&#8217;ai oublié. La nuit tombe et je ne distingue plus les avions. A peine le frôlement de la plume, un battement d&#8217;aile surgi du passé.</p>
<p>A quoi bon graver l&#8217;horreur sur la feuille alors qu&#8217;elle est là, si proche et si loin, dans le crépitement des radios et les pixels des télévisions ?</p>
<p>Je refuse.</p>
<p>Ce sont des rêves que je veux écrire , un peu d&#8217;espoir à suspendre aux ailes des avions en papier. Je veux souffler avec ma plume, souffler si fort qu&#8217;un instant ils s&#8217;envoleront au dessus des nuages en pleurs, de l&#8217;autre côté de l&#8217;océan. Petite lorsque je me réveillais en sueur d&#8217;un cauchemar il y avait toujours dans mon cou le souffle chaud de ma mère, rassurant.</p>
<p>Tout cela n&#8217;est rien, juste un peu d&#8217;encre et une feuille. Mais peut-être que grâce à eux, si l&#8217;on m&#8217;entends, je pourrais donner vie à mes avions de papier.</p>
<p>Pour les voir s&#8217;envoler.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 325px"><img title="Avions de papier au sol" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e9/Public_art_-_Paper_Planes%2C_237_Adelaide_Tce%2C_Perth.jpg/525px-Public_art_-_Paper_Planes%2C_237_Adelaide_Tce%2C_Perth.jpg" alt="" width="315" height="360" /><p class="wp-caption-text">Wikicommons, Moondyne</p></div>
<p style="text-align: center;">
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		<title>A la poursuite du papillon</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Aug 2013 11:38:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>talisman</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Salut ! Les vacances se terminent, elles furent courtes mais bien remplies et j&#8217;ai pu fêter dignement mes 20 ans ! Cette année je vais à Nancy, à l&#8217;ENSAIA (sauf modification de dernière minute), une école d&#8217;agronomie. Le texte que je vous montre aujourd&#8217;hui a été écrit après les écrits, durant le week end de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Salut !</p>
<p>Les vacances se terminent, elles furent courtes mais bien remplies et j&#8217;ai pu fêter dignement mes 20 ans ! Cette année je vais à Nancy, à l&#8217;ENSAIA (sauf modification de dernière minute), une école d&#8217;agronomie.</p>
<p>Le texte que je vous montre aujourd&#8217;hui a été écrit après les écrits, durant le week end de la pentecôte, léger répit avant la reprise des cours. Pour l&#8217;écrire je m&#8217;étais installée dans le jardin du foyer à cette période où le temps semblait hésiter entre la pluie et le soleil. L&#8217;idée de ce texte m&#8217;a été donnée par Jacky, fidèle lecteur de ce site.</p>
<p>Les photos qui l&#8217;accompagnent ont été prises au bois de Boulogne et au Crouesty en Bretagne cet été.</p>
<p>J&#8217;espère qu&#8217;il vous plaira,</p>
<p>Bye et bonne lecture !</p>
<p style="text-align: center;">_____________________________________________</p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;">A la poursuite du papillon</span></h3>
<div>
<p>Il y en avait deux. Deux cages. Une à quelques centimètres de moi et l&#8217;autre à plusieurs mètres. Presque alignées dans l&#8217;horizon courbe de mon regard on aurait dit qu&#8217;elles se répondaient. Peut-être regrettaient elles la distance les séparant, deux sœurs exilées ; ou bien pleuraient-elles cette absence, ce vide au fond d&#8217;elles, papillons envolés.</p>
<p>Seules subsistaient quelques pétales tombées du ciel, d&#8217;un nuage en fleur ou d&#8217;un arbre qui s&#8217;éveille, souvenir d&#8217;un temps déchu, d&#8217;un amour qui s&#8217;est mû en bruissement d&#8217;aile. <em>Instant d&#8217;éternel.</em>Puis la pluie avait commencé à battre la mesure et des gouttes à glisser le long des barreaux, comme si elles souhaitaient les enlacer, les rendre aussi fluide qu&#8217;elles l&#8217;étaient. Dans les cages même la pluie se fanait.</p>
<div>L&#8217;éphémère d&#8217;une vie ne se capture pas.<br />
Ni la douceur du soleil,<br />
Ni la tourmente d&#8217;un orage,<br />
Ni le murmure de l&#8217;eau à nos oreilles<br />
Pas plus que le pépiement des oiseaux ;<br />
Ni les regards qui se croisent, floraison du désir,<br />
Ni les corps à l&#8217;abandon.<br />
Et jamais l&#8217;envol du papillon.<br />
Alors pourquoi cette plume dans ma main ?</div>
<div><a href="http://www.soufflemots.com/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3702.jpg"><img class="size-large wp-image-349 aligncenter" title="papillon" src="http://www.soufflemots.com/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3702-1024x768.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></div>
<p>Soudain il était apparu, étrange vision dans un paisible jardin. Sa fourrure avait le gris des nuages, être sans contours qui gronde mais ne fait reculer les murs, masse sombre où perçaient deux yeux me fixant, prisons des mondes.</p>
<p>Je n&#8217;essayais pas de le caresser. On n&#8217;apprivoise pas la liberté.Alors tout devint flou, eau qui embrume nos regards, dilue la réalité tel l&#8217;encre sur ma feuille, images troubles de surfaces qui s&#8217;étirent et se compriment dans le creux de nos pupilles, comme un rêve pris de folie ; une distorsion de l&#8217;esprit&#8230;je cours.</p>
<p>Mes griffes pénètrent dans la terre meuble sur laquelle je prends appui pour mieux m&#8217;élancer. Un battement de paupière puis tout disparaît : les murs encerclant le jardin, les habitants, les voitures et le bruit assourdissant de la ville. Il ne reste que la route déserte bordée d&#8217;immeubles si grands qu&#8217;ils semblent masquer le ciel.<br />
Mais les papillons toujours plus haut s&#8217;élèvent.Je sens tout mon corps en mouvement, chaque muscle, chaque fibre, le vent qui glisse autour de moi, semble me happer ; l&#8217;humidité encore présente sur la fourrure et les gouttes d&#8217;eau qui s&#8217;envolent. Prise de vitesse.</p>
<div>Alors dans le silence de la ville fantôme naît un orchestre. Écho d&#8217;un cœur ou de battements d&#8217;ailes ?</div>
<div><a href="http://www.soufflemots.com/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3873.jpg"><img class="size-large wp-image-350 aligncenter" title="jusqu'à l'horizon" src="http://www.soufflemots.com/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3873-1024x768.jpg" alt="" width="614" height="461" /></a></div>
<p>Lentement les forêts succèdent aux villes, les plages de rochers aux falaises escarpées, les déserts brûlants aux plateaux enneigés. Tout se mélange et se confond, les paysages et les saisons, les flutes et les violons.</p>
<p>Je vois des lacs de glace couverts du sang de l&#8217;automne, des dunes ensevelies sous des pétales de roses&#8230;deux cages qui volent en éclats, des murs qui s&#8217;effondrent, des étangs de verre qui se brisent telles les gouttes d&#8217;eau sur ma feuille, des barreaux qui fléchissent puis perdent toute consistance.<br />
J&#8217;entends un loup qui hurle à la Lune de le laisser s&#8217;envoler rejoindre les papillons, une bête humaine qui refuse les frontières et les murailles, les limites de l&#8217;imagination, ce rêve en cage qu&#8217;un enfant laisse s&#8217;enfuir, le temps de quelques lignes, de quelques paysages&#8230;Et puisque le loup ne peut s&#8217;envoler, le papillon sur ma plume vient se poser.</p>
</div>
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		<title>Douce caresse / Attrape Bonheur</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Oct 2008 20:36:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>talisman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petits textes]]></category>
		<category><![CDATA[jeu de mots]]></category>
		<category><![CDATA[pentagramme]]></category>

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		<description><![CDATA[Salut ! En fran&#231;ais on a eu plusieurs textes &#224; &#233;crire ces derni&#232;res semaines, je me suis r&#233;gal&#233;e Alors je vous en pr&#233;sente deux aujourd&#8217;hui. Il fallait essayer dans le premier d&#8217;imaginer un texte o&#249;, comme Francis Ponge, on d&#233;crivait un objet ou un &#233;l&#233;ment de la nature avant de donner son nom. Dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Salut !</p>
<p>En fran&ccedil;ais on a eu plusieurs textes &agrave; &eacute;crire ces derni&egrave;res semaines, je me suis r&eacute;gal&eacute;e <img src='http://www.soufflemots.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Alors je vous en pr&eacute;sente deux aujourd&#8217;hui. Il fallait essayer dans le premier d&#8217;imaginer un texte o&ugrave;, comme Francis Ponge, on d&eacute;crivait un objet ou un &eacute;l&eacute;ment de la nature avant de donner son nom.</p>
<p>Dans le second, nous devions choisir un jeu de mot et le mettre en application. J&#8217;ai choisi le pentagramme, et comme disait Ponge : &quot;Je ne choisis pas les sujets faciles&quot;. Cela consiste &agrave; &eacute;crire quelques lignes o&ugrave; chaque mot doit commencer par une lettre de l&#8217;alphabet, et bien sur dans l&#8217;ordre ! J&#8217;ai du m&#8217;y reprendre &agrave; deux fois car je ne pensais pas pouvoir ins&eacute;rer w x y et z.</p>
<p>Bye, et bonne lecture.</p>
<p>___________________________________________________</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><font color="#000000"><font size="4" style="font-size: 16pt;"><u><strong>Douce caresse.</strong></u></font></font></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Accroch&eacute;e fermement &agrave; la t&ecirc;te du Monde, elle ondule doucement, au gr&eacute; du vent qui passe, tremblotante chevelure. Elle se plisse, elles se courbe, danseuse de la nature, dont la robe change lentement au cours de sa vie &eacute;ph&eacute;m&egrave;re&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Fine femme f&eacute;brile, au froid ne r&eacute;siste et devant la duret&eacute; des chocs, des poignes qui la tiraillent sans r&eacute;pit, un jour se d&eacute;chire.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Cependant j&#8217;aime tellement me coucher sur son corps frissonnant et de mes mains caresser sa douce peau&#8230; mon herbe.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><img height="173" width="125" align="right" alt="" src="http://frederic.mda.free.fr/canalisation/connexion+terre+dieu.jpg" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><img height="151" width="111" align="left" alt="" src="http://www.tymad84.com/images/korrigan.jpg" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="CONTENT-TYPE"><br />
<title></title><br />
<meta content="OpenOffice.org 2.0  (Win32)" name="GENERATOR"><br />
<meta content="R B" name="AUTHOR"><br />
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</meta><br />
</meta><br />
</meta><br />
</meta><br />
</meta>
</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><font color="#ff0000"><font size="4" style="font-size: 16pt;"><u><strong>Attrape Bonheur.</strong></u></font></font></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&laquo;&nbsp;<strong>A</strong>ttends <strong>B</strong>onheur !&nbsp;&raquo; <strong>C</strong>omme <strong>d</strong>&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e <strong>e</strong>lle <strong>f</strong>uit, <strong>g</strong>rande <strong>h</strong>irondelle <strong>i</strong>nsoumise. <strong>J</strong>eune <strong>k</strong>orrigan, <strong>l</strong>es <strong>m</strong>ains <strong>n</strong>ues <strong>o</strong>ffrent <strong>p</strong>ourtant <strong>q</strong>ui&eacute;tude, <strong>r</strong>efuge, <strong>s</strong>outien. <strong>T</strong>ransmettez <strong>u</strong>ne <strong>v</strong>olont&eacute;, <strong>W</strong>otan, <strong>X</strong>iuhtecuhtli, <strong>Y</strong>ahv&eacute;, <strong>Z</strong>eus !</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Changement</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2007 17:24:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>talisman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petits textes]]></category>
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		<description><![CDATA[Salut, Je suis en vacances en ce moment mais je prend quand m&#234;me la peine de vous poster un texte. Il est tr&#232;s court et sans fin r&#233;elle mais j&#8217;esp&#232;re que vous l&#8217;appr&#233;cierez. C&#8217;est encore tir&#233; de mon agenda et je devais ce jour l&#224; (15 avril) &#233;crire &#224; partir d&#8217;un tableau. D&#233;sol&#233;, je ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Salut,</p>
<p>Je suis en vacances en ce moment mais je prend quand m&ecirc;me la peine de vous poster un texte.</p>
<p>Il est tr&egrave;s court et sans fin r&eacute;elle <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">mais</span> j&#8217;esp&egrave;re que vous l&#8217;appr&eacute;cierez.</p>
<p>C&#8217;est encore tir&eacute; de mon agenda et je devais ce jour l&agrave; (15 avril) &eacute;crire &agrave; partir d&#8217;un tableau. D&eacute;sol&eacute;, je ne suis pas arriv&eacute;e &agrave; retrouver l&#8217;image, je vous en met alors une assez similaire.</p>
<p>________________________</p>
<p>Comment suis je <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">atterris</span> ici, c&#8217;est une longue histoire. Tout commence un soir d&#8217;automne dans la grande ville de Marseille, il y a longtemps. Je sortais d&#8217;un bar , l&#8217;esprit rempli des ragots que l&#8217;on m&#8217;avait rapport&eacute;. Mais surtout, j&#8217;&eacute;tais d&eacute;prim&eacute;. On dit que boire fait oublier ses soucis, c&#8217;est faux, ils resurgissent peu de temps apr&egrave;s plus douloureux encore.<a href="http://www.laurencemenez.com/images/t46.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"><img border="0" alt="" src="http://www.laurencemenez.com/images/t46.jpg" style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px;" /></a> Je d&eacute;ambulais alors dans les rues sombres et inqui&eacute;tantes, sans logis. J&#8217;en avais marre de cette vie o&ugrave; je travaillais sans <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2">rel&acirc;che</span> pour au final ne rien obtenir que la faim et le froid.</p>
<p>Apr&egrave;s une heure de marche environ, j&#8217;arrivais sur un quai d&eacute;sert, seulement fr&eacute;quent&eacute; par quelques chats de goutti&egrave;res. Le silence r&eacute;gnait, contrari&eacute; de temps &agrave; autre par le grincement d&#8217;un m&acirc;t. A l&#8217;horizon: la lune bienveillante et l&#8217;oc&eacute;an &agrave; perte de vue. la mer n&#8217;&eacute;tait agit&eacute;e que d&#8217;une douce brise ce qui avait un <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3">effet</span> apaisant.</p>
<p>Ce jour l&agrave; je <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">d&eacute;cidais</span> de changer d&#8217;existence, totalement. L&#8217;oc&eacute;an m&#8217;appelait de son chant m&eacute;lodieux et je ne pus lui r&eacute;sister. <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5">Plus</span> de contrainte, plus de reproche, la libert&eacute;. Je traversais alors la passerelle comme guid&eacute; par un &ecirc;tre sup&eacute;rieur, l&#8217;esprit embrum&eacute;, ne r&eacute;alisant pas dans quel p&eacute;riple je me lan&ccedil;ais. Je p&eacute;n&eacute;trais ensuite dans la barque la plus proche et elle se mit &agrave; tanguer comme ma volont&eacute;. Mais songer au dur labeur qui m&#8217;attendait le lendemain me redonna courage. Je pris donc les rames et commen&ccedil;ais &agrave; fendre la mer, tra&ccedil;ant mon destin, avan&ccedil;ant &agrave; l&#8217;aveuglette, seul mais d&eacute;termin&eacute;. Mon aventure d&eacute;buta &agrave; ce moment et pas une seule fois je ne remis en cause ma <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6">d&eacute;cision</span>.</p>
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		<title>Bah&#8230;moi :)</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jul 2007 06:02:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>talisman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petits textes]]></category>
		<category><![CDATA[talisman]]></category>
		<category><![CDATA[texte]]></category>

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		<description><![CDATA[Salut! Voila, sous la demande de Keitaro, je vous mets aujourd&#8217;hui un petit texte qui me d&#233;crit. C&#8217;&#233;tait un exercice de mon &#34;agenda de l&#8217;apprenti &#233;crivain&#34; (un truc formidable en passant) o&#249; il fallait que je mette en &#233;vidence trois aspects de ma personnalit&#233; (car il ne faut pas oublier que c&#8217;est le plus important). [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Salut!</p>
<p>Voila, sous la demande de Keitaro, je vous mets aujourd&#8217;hui un petit texte qui me d&eacute;crit. C&#8217;&eacute;tait un exercice de mon &quot;agenda de l&#8217;apprenti &eacute;crivain&quot; (un truc formidable en passant) o&ugrave; il fallait que je mette en &eacute;vidence trois aspects de ma personnalit&eacute; (car il ne faut pas oublier que c&#8217;est le plus important).</p>
<p>Comme &ccedil;a vous conna&icirc;trez un peu mieux celle qui &eacute;crit tous ces textes <img src='http://www.soufflemots.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>_______________________________</p>
<p>Elle est col&eacute;rique et fougueuse cette jeune fille. Un corps emplit de vie, d&#8217;espoir et d&#8217;&eacute;nergie. Quand elle se met en col&egrave;re elle peut frapper et faire mal m&ecirc;me &agrave; ceux qu&#8217;elle aime. Dot&eacute;e d&#8217;une grande force de caract&egrave;re elle d&eacute;fend fermement ses opinions ce mettant des personnes &agrave; dos si n&eacute;cessaire. Si vous l&#8217;entendez chanter vous remarquerez qu&#8217;elle rejette en ce simple acte une multitude de sentiments. Ainsi il peut lui arriver d&#8217;hurler plus que de chanter. Parfois aucun mot ne sort de sa bouche mais elle mime les paroles et ses traits sont alors pleins de rage. Elle est simplement indomptable, animal sauvage.</p>
<p>Elle est si jeune et si fragile, petite fleur qui s&#8217;&eacute;panouit. Elle a besoin d&#8217;amour, d&#8217;affection, d&#8217;attention et de soutien. Elle est timide et parfois on dirait une enfant inconsciente des dangers du monde. Peu de personnes savent que sous son armure de glace se cachent des braises qu&#8217;il suffit d&#8217;allumer pour faire fondre sa muraille de givre.<a href="http://krysalide.canalblog.com/images/petit_20prince.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"><img border="0" alt="" src="http://krysalide.canalblog.com/images/petit_20prince.jpg" style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 240px; height: 355px;" /></a> Pour tout dire, elle est myst&eacute;rieuse, cette jeune pousse qui n&#8217;attend que le printemps pour s&#8217;&eacute;panouir.</p>
<p>Elle a de grands r&ecirc;ves cette petite femme: devenir &eacute;crivain, marquer l&#8217;histoire, voir la Terre rena&icirc;tre. De plus petits aussi comme se marier, r&eacute;ussir sa vie, ses &eacute;tudes. Parfois elle &eacute;crit des textes vraiment morbides qui peuvent faire peur &agrave; son entourage mais pourtant elle en est fi&egrave;re. Elle n&#8217;accepte que les limites de l&#8217;imagination, ces limites qu&#8217;elle se fixe sans le vouloir, celle de la compr&eacute;hension humaine. En parlant d&#8217;humain, ils l&#8217;a r&eacute;pugnent souvent, ses &ecirc;tres sans coeur qui tuent et d&eacute;truisent pour le pouvoir, pour le plaisir, pour l&#8217;argent! Elle arrive parfois &agrave; les ha&iuml;r malgr&eacute; qu&#8217;elle fasse partie de leur race et elle tente de se diff&eacute;rencier d&#8217;eux le plus possible. Elle est folle cette &eacute;toile incompr&eacute;hensible qui illumine ma vie.</p>
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		<title>La Volonté!</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jun 2007 16:32:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>talisman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petits textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Salut! J e voulais vous montrer un texte que j&#8217;ai &#233;crit un jour il y a une ou deux semaines en permanence. Le but est que vous ressentiez des sentiments et si possible que je vous fasse &#34;fr&#233;mir&#34; et si j&#8217;y arrive pas d&#238;tes le moi. Peut &#234;tre arriverez vous &#224; trouver ce que cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">Salut! J</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">e voulais vous montrer un texte que j&#8217;ai &eacute;crit un jour il y a une ou deux semaines en permanence. Le but est que vous ressentiez des sentiments et si possible que je vous fasse &quot;fr&eacute;mir&quot; et si j&#8217;y arrive pas d&icirc;tes le moi. Peut &ecirc;tre arriverez vous &agrave; trouver ce que cette jeune fille veut&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Bonne lecture!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">_____________________________________</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Je suis dress&eacute;e face &agrave; la mer, la d&eacute;fiant de tout mon corps de venir me chercher. Autour, une temp&ecirc;te fait rage  et la pluie tombe sur moi telle une rafale d&#8217;&eacute;p&eacute;es. Le vent tourbillonne sur la plage, s&#8217;&eacute;crasant contre moi et tentant vainement de me faire chavirer de mon promontoire. Les vagues rugissent et tendent leurs bras pour m&#8217;emporter dans leur rep&egrave;re, mais elles n&#8217;arrivent qu&#8217;&agrave; s&#8217;&eacute;craser sur les rochers qui dignement me prot&egrave;gent. Petit &agrave; petit, alors que les &eacute;l&eacute;ments se d&eacute;cha&icirc;nent, je rassemble mon pouvoir, le canalise tout au fond de moi. La nature est contre, elle ne veut pas que je le lib&egrave;re. Elle sait ce dont elle est capable d&#8217;accomplir, cette puissance sans limite nich&eacute;e au creux de mon &acirc;me. Seulement elle ignore comment je vais l&#8217;utiliser et elle n&#8217;a en r&eacute;alit&eacute; pas &agrave; s&#8217;inqui&eacute;ter. Je condense ma force et bient&ocirc;t ce n&#8217;est plus qu&#8217;un point lumineux qui ne cesse de s&#8217;exciter dans mon esprit. Je ne peux plus la retenir et alors qu&#8217;un &eacute;clair fend l&#8217;air, je lui rends sa libert&eacute;: je hurle.<a href="http://bloodsister.free.fr/mer.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"><img border="0" alt="" src="http://bloodsister.free.fr/mer.jpg" style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px;" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Non! Je ne suivrai pas mon destin. Je ne serai pas une fille banale, je ne serai pas comme tout le monde, je tracerai ma propre vie, sans prendre en compte le jugement des autres; nul ne choisira pour moi! J&#8217;ai un r&ecirc;ve et je le r&eacute;aliserai quel que soit les efforts que je dois fournir; personne ne m&#8217;en emp&ecirc;chera! Vous n&#8217;avez pas le droit de me l&#8217;interdire! Mais m&ecirc;me si vous le vouliez, vous ne pourriez pas m&#8217;arr&ecirc;ter: ma volont&eacute; est trop grande.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Tous ces sentiments fusent en un seul hurlement, bref mais &agrave; la fois si long. Mon coeur bat en rythme avec les pens&eacute;es que j&#8217;y ajoute, alimentant ma col&egrave;re et ma d&eacute;termination. Jamais je n&#8217;ai cri&eacute; ainsi; rel&acirc;cher tout ce que j&#8217;ai en moi. Apr&egrave;s cela je me sens l&eacute;g&egrave;re. Une bouff&eacute;e de chaleur m&#8217;envahit et &eacute;trangement je commence &agrave; vaciller. Je suis all&eacute;e trop vite, c&#8217;&eacute;tait avec la plus grande d&eacute;licatesse qu&#8217;il fallait lib&eacute;rer cette puissance. Accapar&eacute;e par mes id&eacute;es je n&#8217;ai pas remarqu&eacute; que mon &eacute;nergie chutait. &Eacute;puis&eacute;e je tombe &agrave; genoux et pose mes mains &agrave; plats sur le rocher, mes cheveux d&eacute;goulinant d&#8217;eau. Mon cri s&#8217;est apais&eacute;, emport&eacute; par le vent et d&eacute;sormais la temp&ecirc;te commence &agrave; se calmer. La nature a compris qu&#8217;elle n&#8217;a rien &agrave; craindre de moi tant que je ne dirige pas ma volont&eacute; contre elle. Alors l&#8217;orage se retire doucement, ne laissant derri&egrave;re lui qu&#8217;une plage tremp&eacute;e et des embruns &agrave; la surface de la mer. Finalement je m&#8217;&eacute;croule par terre et murmure, pour avertir ceux qui voudraient se mettre en travers de mon chemin, avant de sombrer dans les t&eacute;n&egrave;bres: &quot;- Je le deviendrai, je le jure&#8230;&quot;</p>
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		<title>Petit texte</title>
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		<pubDate>Sat, 26 May 2007 20:05:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>talisman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petits textes]]></category>
		<category><![CDATA[texte]]></category>

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		<description><![CDATA[Salut! Voici un petit texte pour pas laisser mon blog trop longtemps sans nouvelle. Je ne lui ai pas donn&#233; de titre, ce n&#8217;est ni une histoire, ni un po&#232;me, juste quelques mots que j&#8217;avais &#233;crit dans un petit moment de d&#233;prime et qui me plurent apr&#232;s&#8230; Je voulais savoir ce que vous en pensiez, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Salut!</p>
<p>Voici un petit texte pour pas laisser mon blog trop longtemps sans nouvelle.  Je ne lui ai pas donn&eacute; de titre, ce n&#8217;est ni une histoire, ni un po&egrave;me, juste quelques mots que j&#8217;avais &eacute;crit dans un petit moment de d&eacute;prime et qui me plurent apr&egrave;s&#8230;</p>
<p>Je voulais savoir ce que vous en pensiez, est-ce que je fais bien passer les sentiments? Encore une chose, vous inqui&eacute;tez pas du th&egrave;me, c&#8217;est exag&eacute;r&eacute;!</p>
<p>______________________________________</p>
<p>Je pris ma plume et regardait, l&#8217;oeil vide de tous sentiments, la feuille blanche sur mon bureau. A chaque fois que j&#8217;inspirais c&#8217;&eacute;tait un poignard qu&#8217;on enfon&ccedil;ait dans mon coeur faisant progressivement remonter &agrave; la surface mes larmes et ma tristesse. J&#8217;ignorais la raison de mon d&eacute;sarroi. Dans la journ&eacute;e personne ne m&#8217;avait inflig&eacute; de peine et m&ecirc;me si parfois l&#8217;ennuie m&#8217;avait gagn&eacute; &agrave; ma connaissance rien n&#8217;aurait pu provoquer l&#8217;&eacute;tat dans lequel je me trouvais. Plus envie de vivre, de sourire, d&#8217;avancer, envie de mourir, de dispara&icirc;tre. Je me sentais faible et seule. Et dans le tourbillon de sensations qui engloutissaient mon coeur je ne distinguais que la peur et l&#8217;incompr&eacute;hension. Alors j&#8217;attrapais un morceau de papier dans le but de <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">mettre</span> &agrave; plat mes id&eacute;es. J&#8217;empoignais mon stylo et sans difficult&eacute; commen&ccedil;ais ce texte.  Avant tout je voulais d&eacute;verser mes sentiments, ne plus avoir ce <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">poids</span> en moi, faire fuir de mon &acirc;me en l&#8217;implantant <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2">dans</span> un bout d&#8217;arbre. Petit &agrave; petit, comme gu&eacute;rie, ma tristesse se dissipait laissant au dessus de ce texte une jeune fille perdue et &eacute;puis&eacute;e. Mais je ne pouvais <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3">m&#8217;arr&ecirc;ter</span>, je ne devais pas <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4">m&#8217;arr&ecirc;ter</span> d&#8217;&eacute;crire, car quand mon <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5">corps</span> ou mon esprit n&#8217;&eacute;taient pas occup&eacute;e je sentais une petite force taper contre mes paupi&egrave;res. Je la refoulais au fond de moi &agrave; l&#8217;aide de mots, &agrave; l&#8217;aide de phrase. J&#8217;avais envie d&#8217;oublier, quoi je l&#8217;ignorais. De dispara&icirc;tre, de m&#8217;endormir, ou de pleurer pour me vider. Mais rien n&#8217;y faisait, cette chose me rongeait de l&#8217;int&eacute;rieur de l&#8217;int&eacute;rieur, essayait d&#8217;attirer mon attention. Je r&eacute;sistais, tentais de la faire sortir, mais elle se raccrochait au petit coin de d&eacute;sespoir log&eacute; dans mon coeur o&ugrave; j&#8217;&eacute;tais si faible. Je n&#8217;osais pas me relire, je n&#8217;osais pas stopper ni parler: j&#8217;avais peur de ce qui pouvait arriver. Alors une lueur d&#8217;espoir &eacute;claira mon sombre tableau: travailler, se remplir l&#8217;esprit de mots incompr&eacute;hensibles, les retenir pour ne pas songer au reste. Doucement je levais ma plume, regardais l&#8217;effet que &ccedil;a avait sur mon humeur, et prudemment, relisais mon texte avant de le ranger dans un tiroir, tout comme mon d&eacute;sespoir.</p>
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		<title>Saisir l&#8217;instantané</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2007 08:04:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>talisman</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Salut &#224; tous! Ces derniers temps j&#8217;&#233;cris un po&#232;me mais ne l&#8217;ayant pas encore termin&#233; je vous fait patienter en vous donnant ce petit texte que j&#8217;ai invent&#233; le 9 avril 2007, et oui je suis pr&#233;cise pour une fois J&#8217;esp&#232;re qu&#8217;il vous plaira&#8230; Saisir l&#8217;instantan&#233;. Je saisis l&#8217;instantan&#233;, attrape le vent. Il me regarde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Salut &agrave; tous! Ces derniers temps j&#8217;&eacute;cris un po&egrave;me mais ne l&#8217;ayant pas encore termin&eacute; je vous fait patienter en vous donnant ce petit texte que j&#8217;ai invent&eacute; le 9 avril 2007, et oui je suis pr&eacute;cise pour une fois <img src='http://www.soufflemots.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  J&#8217;esp&egrave;re qu&#8217;il vous plaira&#8230;</p>
<p style="text-align: center;">Saisir l&#8217;instantan&eacute;.</p>
<p>Je saisis l&#8217;instantan&eacute;, attrape le vent. Il me regarde malicieux et me sourit avant de s&#8217;en aller, libre, en me caressant le visage. Je le suis d&#8217;abord du regard et alors qu&#8217;il tourbillonne dans le champ, tournant autour des arbres, fredonnant une m&eacute;lodie douce comme l&#8217;&eacute;t&eacute; accompagn&eacute; par le chant des feuilles il revient aupr&egrave;s de moi, me nargue. Je me prend &agrave; son jeu, lui cours apr&egrave;s. Il ralentit, m&#8217;attend patiemment en jouant avec les oiseaux et quand je le rattrape enfin &agrave; bout de souffle il reprend sa course folle, bien plus endurant que moi. Mais je n&#8217;abandonne pas t&ecirc;tue, enjambe habilement les rochers et patauge dans la rivi&egrave;re tandis que lui effleure &agrave; peine le visage de l&#8217;eau. Soudain j&#8217;arrive au bord d&#8217;un pr&eacute;cipice, oscille pr&egrave;s du vide, la vitesse m&#8217;emportant. Alors bon joueur, le vent me pousse vers la terre ferme et c&#8217;est avec soulagement que je m&#8217;&eacute;tale dans l&#8217;herbe me raccrochant &agrave; elle. Il a gagn&eacute;, encore une fois. Nous nous serons la main et nous allongeons sur le sol pour nous reposer. Apr&egrave;s une course aussi effr&eacute;n&eacute;e, m&ecirc;me le meilleur coureur &agrave; besoin de repos et rien ne vaut mieux que le chant des cigales pour nous bercer.</p>
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