Souffle Mots

Il est cinq heures

22nd novembre 2020

Il est cinq heures

Salut à tous !

Voici un petit poème écrit beaucoup trop tôt un matin en partant au boulot. Une petite revendication politique de temps en temps, ça ne fait pas de mal !

Le dessin réalisé par moi même vient de l’Inktober 2020.

Bye et bonne lecture !

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Il est cinq heures

Une fine bruine tombe sur Paris,
Figée sous les lampadaires endormis.
Pas de vie, pas de bruit,
Seul le pain tout juste cuit,
Tandis que dans le métro somnambule
Le moteur ronfle et la sonnerie hulule.
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Blottis sur les sièges quelques âmes
Les yeux mi clos reprennent leur voyage,
Arrachés trop tôt à la tiédeur des rêves
Le cœur en sursaut lorsque la bulle crève.
Ils ont laissés derrière eux les dormeurs,
Ignorants que la vie n’a pas d’heure.
-
Et lorsque les nuages apparaîtront
Gorgés d’un sombre gris béton,
Nous serons déjà loin
Enfermés dans des vitrines, des bureaux, des usines,
A regarder clignoter des points
A taper sur des machines
En rêvant de partir.
Peut-être demain.
-
Alors dans un acte de haute rébellion,
Je prendrai mon stylo, ma plume, mon crayon,
Défiant la productivité pour un peu d’imaginaire.
Et si on demande la réfractaire,
D’un sourire j’affirme et je signe,
Pour gueuler entre ces lignes
Que Paris a sommeil.
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27th août 2020

Vue du Ciel

Bonjour  à tous !

Un soir je regardais par la fenêtre et j’ai eu envie d’écrire un poème. Faut pas chercher, ça arrive parfois, des vers qui surgissent sans crier gare !

J’espère que ce poème vous plaira.

Bye et bonne lecture.

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Vue du Ciel

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Sourds les nuages qui hurlent
Le passé fuyant, enfumé.
Aveugle l’orage qui brûle,
Des oiseaux de cendres tombent en nuée.
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La blanche fumée enfle, écrase le ciel.
Et si jamais il a existé,
Balaie le jour dans un souffle éternel.
A jamais dans la postérité.
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De tôles, et d’acier, bris de vie éparpillés,
L’eau s’engouffre d’où le sang s’est échappé,
Et tous se demandent comment l’histoire a dérapé.
Le ciel était bleu avant d’être torpillé.
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Après la nuit vint le couchant,
Les nuages s’envolent, squelettiques.
Incapable de dormir sur le port marchand,
Le Soleil cherche son lit, fatidique.
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Peu après 18 heures, ce 4 août,
Il ne reste rien de Beyrouth.

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