Souffle Mots

La contorsionniste de minuit

22nd août 2010

La contorsionniste de minuit

Salut !

Voici un sonnet écrit un soir chez moi (cela faisait un moment que j’avais pris l’habitude de sortir pour écrire…) après une déception à propos d’un autre poème dans l’après-midi. Celui-ci au contraire me plait bien, j’espère qu’il en sera de même pour vous.

Sinon me voilà de retour de l’Arctique, le paradis dans les yeux et la nostalgie au coeur…je vous ferai plus tard une partie spéciale où je vous mettrai tous ce qui concerne ce voyage…il faudra juste être patient !

Bye et bonne lecture.

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La contorsionniste de minuit

Belle. Elle voltigeait au milieu de la nuit
Dans un drap de brouillard lui tombant aux chevilles,
Voile de nuage dont la vile pluie
Dénudait les formes aux malices qui brillent.

http://www.cyberpresse.ca/

Gracieuse elle dansait, pétale dans le vent
Et son corps se mouvait au rythme des pulsions,
Des éclairs, tempête fouettant jusqu’au sang
Le ciel crépusculaire consumant les lampions.

Jeune danseuse étoile elle avait pour rivale
La Lune. Mais ses joues ardemment s’empourpraient
Quand la vierge des cieux demeurait blanche et pâle.

Spectacle à ciel ouvert, le public était près
D’elle. Et dans les regards la contorsionniste
Présageait que sa chair lui serait ravie. Triste.

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3rd août 2010

Fuite

Salut !

Je vous présente aujourd’hui un poème dont toute l’inspiration trouve sa source au premier hémistiche du premier vers. Cela faisait longtemps que cette phrase trainait dans mon esprit et un jour, poussée par un vif sentiment tout le poème m’est venu.

Je me suis attachée à faire des rimes en plus à la césure car étant surgit à peu près instinctivement dans le premier quatrain j’ai pensé que cela serait intéressant de le poursuivre sur tout le poème.

Sinon je voulais vous annoncer que je ne serai pas présente pendant 3 semaines et ne pourrais probablement pas répondre à vos commentaires. En fait début juin j’ai participé à un concours dans mon lycée où il fallait écrire une lettre ouverte sur le thème : « L’Arctique : une biodiversité menacée ? Ayant été sélectionnée avec une autre de mes camarades je pars en arctique du 4 au 21 avec l’organisation Student on Ice dans le cadre de l’année mondiale de la biodiversité !

Je vous montrerai bien sur ma lettre un peu plus tard…peut-être accompagné de mes propres photos pour une fois !

Bye et bonne lecture.

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Fuite

J’ai le cœur en fugue, enfuit aujourd’hui,

http://www.iwox.fr/?tag=sociologie

J’ai le cœur en fugue, séduit par la nuit.

Je ne sais qui je suis ni ce que je ressens

Mon esprit le poursuit mais il demeure absent.

J’ai le cœur en vrille, je ne suis qu’une fille

J’ai le cœur en vrille, au vent il éparpille

Le sable de douleur qu’une ardente frayeur

Extrait des profondeurs de mes yeux en pleurs.

J’ai le cœur en équilibre, il tangue et il vibre

J’ai le cœur en équilibre et s’il reste libre

C’est qu’il étend ses ailes et plane dans le ciel

Rêvant de l’éternel que l’inconnu recèle.

Mais dîtes-moi, ce soir pourquoi mon cœur chancelle…

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17th juillet 2010

L’aiguille

Salut !

Ça y est : l’année est terminée ! Je n’avais pas tellement envie que les cours se terminent car alors je vois au bout des vacances se dessiner le profil de la terminale et au dessus de nos esprits insouciant peser la crainte de l’orientation.

Dans les dernières semaines de cours, en français, nous avons écrit des poèmes en proses. Voici le mien, écrit en une petite heure.

Le bac de français c’est bien déroulé malgré un rhume durant l’écrit. J’ai obtenu 19 à l’écrit et 15 à l’oral !

Bye et bonne lecture.

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L’aiguille

La guerre est finie et te voici pourtant droite, posée sur ma paume ; blafarde, livide, affaiblie. Tu trembles. Chacun de tes pas sur ma plate Terre dépose une petite goutte de sang, souvenir d’un combat ardemment mené mais non point terminé.

Tu as tout donné, fragile femme, et tu es désormais condamnée à l’anorexie. Mes doigts même ne peuvent plus te saisir, ils tâtonnent dans le vide vers ton incarnation du désir quand ; solitaire, tu pars en quête de ton avenir pour trouver au bout du sentier, peut-être l’élévation de ta condition et l’espérance d’un autre devenir que celui d’objet aux mains des Hommes égoïstes.

Mais avant tout tu es larme de métal et ton visage toujours reflète quelques sanglots ; ceux des cœurs poignardés, ceux des amants repoussés ; ceux des enfants dont tu as violé la vierge peau ; ou les tiennes parfois, rouges, celles d’une dame obligée de présenter aux habiles et sensuelles mains un cœur de métal, effrayée que l’on ne te brise.

Et malgré tout tu brilles, surtout ton sourire et celui des Hommes qui te trouvent, nue, dans leur lit, arme de déduction, jouet de la passion. Tu aimes te faire belle et quand ils te touchent tu leur donnes des ailes.

Ne te laisse pas prendre dans les mailles du filet des conventions de notre société qui te craint, te rejette et t’enferme dans le rêve d’un idéal avorté. Souvent ta vie est jouée aux dés et ne tient qu’à un fil.

Un jour tu as piqué mon cœur et l’a entaché d’une vile passion. Je pleure et probablement l’ai-je mérité. Dans mes yeux tu brilles car dans ce monde je ne suis qu’une aiguille…

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30th juin 2010

Muse

Salut !

Il y a quelques semaines, avant d’aller en cours, vers les 6h du matin j’ai commencé un poème, je l’ai continué en cours de français alors qu’il fallait en écrire un autre…le voici. Dans ce poème j’ai l’impression de m’être ouverte à tous (tous ceux qui le liront bien sur). Heureusement que la versification permet à merveille de cacher la signification d’un texte…

J’aimerai beaucoup savoir ce que vous en pensez,

Bye et bonne lecture.

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Muse

Étrange sentiment, je ne veux te mentir :
Si la peur m’interdit de prononcer ton nom
Je ne peux te cacher, indécente émotion,
Et mon cœur vibre de l’audacieux désir
De t’écrire.

J’ignore où tu m’emmènes, je ne sais que faire,
Perdue dans les méandres du subconscient
J’aspire à posséder un regard omniscient
Pour goûter à ta saveur. L’envie qui se terre
Je dois taire.

Répudié de mon cœur si tu transparaissais :
Raison, de me émotions serais-tu le juge ?
Et ces vers, de tes yeux mon dernier refuge ?
Pourrai-je te masquer, te voiler, te renier…
…Sans crier ?

Où sont tes limites, affection grandissante ?
Du discernement mon esprit oublie le sens :
Normal…ou singulier ? Cœur, ta troublante danse
M’effraie. Muse, tel un ange, ma plume aimante
Tu hantes.

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16th juin 2010

Clair de paix

Salut !

Voici un poème écrit il y a un peu plus d’un mois dans le cadre de l’UNESCO sur le thème de la paix.

La présentation change un peu de l’ordinaire, j’espère qu’elle vous plaira (et surtout le texte…).

Bye et bonne lecture.

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26th avril 2010

L’appel

Salut !

Je vous présente aujourd’hui un poème écrit début mars.

Bye et bonne lecture.

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L’appel

Un loup court et le doux lit des anges s’enfuit.

La nuit court mais nulle étoile ne la poursuit.

Silencieux un rapace aiguise ses serres;

Ce sont aux timbales d’entamer le concert.


Un loup hurle aux chérubins tombant du décor,

La nuit hurle et chaque cri déchire son corps.

Apatride des cœurs ! De ta peine démente

Les feuilles flutistes, seulement se lamentent.


Soudain, babines retroussées, les pulsions

Explosent. Les crocs se découvrent, rébellion

D’un être muet brisé par les siens. Écoutez !

La nuit meurt, couchée sur un tertre ensanglanté.


Mais le loup, demain, continuera de hurler…

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12th avril 2010

Sym-BIO-se

Salut !

Je vous présente aujourd’hui un poème que j’ai écrit dans le cadre du Club UNESCO dont je fais partie. Le thème était la biodiversité.

J’espère qu’il vous plaira,

Bye et bonne lecture.

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Sym-BIO-se

Au cœur de l’océan les tremblements d’une âme

Dessinent les vagues des ondes du tam-tam.

Et lorsque les notes s’échouent sur un écueil

C’est qu’une plume hésite au dessus d’un recueil.


Elle doute, vacille entre deux univers :

Celui d’un Homme lui ordonnant ces vers

Et le cri de l’oiseau vivant toujours en elle.

Alors de la feuille s’envole l’hirondelle.


Au cœur de la Terre les palpitations

Rythment faune et flore, cette étroite union.

Et dans les rivières de notre intimité

Les notes résonnent comme la Liberté.


Elles chantent, murmurent, tel le souffle du vent,

Emportant nos esprits vers d’autres firmaments.

Alors du fond des cœurs resurgit notre instinct :

Préservons la nature et sauvons nos destins.

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29th mars 2010

Dérive

Salut !

Le poème que voici fut écrit un soir, comme la plupart de mes écrits, et ne fut terminé qu’une semaine plus tard (le soir toujours…).

Bye et bonne lecture.

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Dérive

 

Ce soir dans mon regard roule l’écume

Et dans ma main tremble une craintive plume.

Lorsque la tourmente sans bruit se déchaine

Sur les hublots du cœur coule l’encre de peine,

Projetée vers les vitres d’un chancelant navire

Par l’oscillation d’un obscur avenir.


Soudain dans la nuit retentit le tonnerre,

Premier cri d’alarme, bref appel vers la terre.

Fuyante lanterne tremblant dans la tempête :

Guide mon navire qui effleure l’arrête.

Silence ! L’écume s’échoue sur le rivage

De la mélancolie d’un sombre visage.


Perdu sur l’océan dérive un cœur fantôme,

Isolé, effrayé par le regard des Hommes.

 

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