Souffle Mots

Hàgny et Hàgurd

3rd décembre 2007

Hàgny et Hàgurd

Salut!

Je poste aujourd’hui car dans les jours qui viennent je sens que je vais être à la bourre…

Voilà, je vous présente ma nouvelle bannière :) issu d’une photo de Zelda Gil-Galen

Il devrait encore y avoir quelques modifications (centrage du nom du site, mise en français…) mais le plus gros est fait d’après moi :)

Bon, je vous présente une récit (encore un petit paté je sais mais soyez pas découragés…) écrite pour un forum: Les Terres Oubliées..

Je vous dis pas le calvaire quand j’ai dû recopier les 8 pages manuscrites !!! Et un moment j’ai failli arriver en retard au cours parce que je voulais la terminer lol.

Je pense que vous pouvez tout comprendre malgré que ça se réfère quelque peu à l’histoire du forum mais si vous avez des questions n’hésitez pas.

Bonne lecture :)

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Hàgny et Hàgurd

 

Il y a très longtemps, aux limites de nos souvenirs, eut lieu la création des Terres Connus et celle de chaque peuple par leur dieu respectif.
Après leur travail, les quatre fondateurs de ce monde décidèrent de se retirer. Mais avant cela, Hàwyn, dieu du feu et des sorciers, créa quelque chose tout seul, de très personnel: deux jumeaux, la soeur se nommant Hàgny et le frère Hàgurd.
Et juste avant de s’en aller à tout jamais, il remit aux mains de leur mère, une montre leur étant destinée.

Les années passèrent et les jumeaux grandirent ensemble, ne se séparant jamais. Ils se ressemblaient beaucoup physiquement, bien que n’étant pas du même sexe, mais ils n’avaient pas le même caractère.
Tous deux avaient les yeux marrons et les cheveux roux bouclés. Ils étaient élancés et Hàgurd possédait la force destructrice de son père, son corps étant musclé, et Hàgny, de son côté, avait hérité du charme envoutant du feu et elle était des plus souple et agile.
Le frère était protecteur et malgré sa corpulence il savait faire preuve de douceur. La soeur, elle, était rusée et cultivée et gagnait souvent les conflits fraternels qui les opposaient de temps à autres.
L’un et l’autre étaient sorciers et leur pouvoir était grand. Ils maitrisaient le feu à merveille, ce qui en y en pensant, était tout à fait normal vu leur concepteur.

Ils vivaient seuls avec leur mère, dans une région déserte où ils cultivaient des légumes et élevaient des moutons.
Ils cotoyaient seulement les quelques bergers alentours et les habitants du village où ils descendaient une fois par mois.
Mais c’était bien peu comme vie sociale, alors ils se tournèrent l’un vers l’autre ce qui ressera encore plus leur liens.

Le jour de leur treizième été, leur mère décida de leur remettre la montre et de leur révéler qui était leur père.
Tout d’abord la nouvelle fut dure à accpeter mais ils la prirent du bon côté en n’en retirant de la fierté et plus de confiance en eux.
Tout en leur tendant le présent, leur mère leur rapporta les paroles d’Hàwyn: « Cet objet est magique, c’est la clé d’un trésor inestimable, mais il n’est d’aucune utilité pour s’enrichir. »

C’est Hàgny, ravie, qui passa la montre-gousset autour de son cou tandis qu’Hàgurd embrassait les deux femmes de la maison.

Le soir dans leur chambre, les adolescents regardèrent le cadeau de plus près et une chose les surpris et les déçus à la fois: elle ne fonctionnait pas.
Malgré le temps qui s’écoulait les aiguilles ne bougeaient pas, comme si la vie était figée et l’existence éternelle.
Lorsqu’ils en parlèrent à leur mère celle-ci haussa les épaules en répondant vaguement: « La clé d’un trésor inestimable…les clefs, cela n’ouvre qu’une seule porte, et ça n’a pas d’autre utilité.
Alors je ne vois pas pourquoi cette montre, que votre père a qualifié de clé, aurait plus de pouvoir que les autres. »
Elle les regarda, un petit sourire au coin des lèvres: « Elle n’est pas faite pour montrer l’heure, c’est tout… »

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31st octobre 2007

Sépentine

Salut tous!

Voilà ma dernière nouvelle, toujours pour mon forum: Les Terres Oubliées.. Il ne m’a pas été facile de l’écrire en un mois quand j’étais toujours coupé par l’envie d’écrire autre chose mais je suis arrivée à la terminer hier matin lol. Néanmoins le pire c’est le soir devoir tout recopier en un coup sur l’ordi, mais bon, voilà le travail, j’espère qu’il vous plaira.

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Sépentine

J’étais assise dans un fauteuil à observer méticuleusement les changements que le temps avait opérés sur le visage de l’homme que j’admirais le plus, mon grand père, quand soudain il rompit le silence qui s’était installé après un copieux repas: « J’ai attendu longtemps avant de me décider, mais je crois que le moment est venu de tout de révéler. Tu m’as sans cesse demandé qui était ton arrière grand-mère et d’où te venait ce don pour parler aux serpents, et bien tous deux sont liés. De mes neufs frères et soeurs je suis le dernier encore en vie et, ayant tous gardés le secret, il me revient la tâche de mettre au grand jour la vérité, acceptes-tu de l’entendre? » J’acquiesçais très lentement, très doucement, comme si un mouvement trop brusque aurait pu briser le fil de ses souvenirs.

Il ferma les yeux et quand il les rouvrit, dans son regard, ce ne fut pas le même homme que j’aperçus: il était jeune, déterminé et insouciant. Alors mon interlocuteur poursuivit: « Tout commence il y a très longtemps, bien avant la guerre qui tacha nos forêts de sang…

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17th octobre 2007

Tritan et Iseult

Salut! Voiçi mon dernier texte qui m’a pris pas mal de temps. En fait c’est une nouvelle-légende que j’ai écrite pour un forum qui en passant est super et très convivial: Les Terres Oubliées.. En réalité le but était d’adapter la légende de Tristan et Iseult à l’histoire des T.O (forum) Je pense qu’il vous suffit de savoir que les elfes de la nuit controlent le vent et qu’il y a des humains avec le pouvoir du feu (sorciers) et ceux sans pouvoir. Je suis en train d’en écrire un autre de la sorte et c’est pour ça que j’ai du mal à écrire des poèmes… Bonne lecture.

Tristeul et Istante

Il y a longtemps, lorsque le monde que vous connaissez se nommait alors les Terres Connues et que les différentes races vivaient encore en paix, une tragique histoire marqua les esprits et jamais leurs noms ne furent oubliés: Tristeul et Istante.

A la naissance d’Istante, princesse cadette des elfes de la nuit, sa main fut promise au fils du roi Arthorde. Elle grandit avec cette pensée à l’esprit: jamais elle ne pourrait choisir l’élu de son coeur. Les années filèrent et très vite ce ne fut que quelques jours qui séparèrent le mariage. Alors qu’elle montait dans le carosse qui la mènerait à son futur époux, une sorcière accourue et lui remis secrètement une fiole en lui glissant quelques mots à l’oreille avant que la cariole ne s’ébranle. Cette femme savait l’angoisse qui étreignait la jeune fille à l’idée de s’unir à un homme qu’elle n’avait jamais vu ainsi que sa crainte de ne pouvoir l’aimer. Elle lui donna donc un elixir qui la ferait tomber éperdumment amoureuse du premier sur qui son regard se poserait.

 

Le cortège avançait lentement, ammasant sur son chemin une foule sans cesse plus nombreuse. Les dragons se joignirent à elle ainsi que les nobles elfes, sorciers et humains dont elle traversait les domaines. Lors d’une de leurs nombreuses haltes, lorsqu’elle changea de tenue, elle déposa le flacon, sur une table et l’oublia malencontreusement.

Le soir lors de l’apéritif, Istante et un dragon dénommé Tristeul furent les premiers servis. Ils trinquèrent ensemble et burent en l’honneur de son futur mariage. Quand l’elfe releva les yeux de son verre vide, son regard croisa celui du dragon et son sourire poli se mua progressivement en déclaration d’amour. Ils restèrent ainsi, yeux dans les yeux, jusqu’à ce que le charme fut rompu par de violentes discussions.

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31st août 2007

La Louve du lac

Salut!

Me voilà revenu de vacances… aie les dernières. N’ayant rien écrit durant cette semaine (bah oui, plage, bouquin, plage….) je vous montre un texte qui date de juin où je mélange prose et poésie.

Je l’avais fait pour un de mes forums à partir d’une image imposée mais j’arrive pas à vous la mettre…je vous donne le lien direct au forum alors: http://lesterresoubliees.forumpro.fr/Place-d-affrontement-f28/Concours-pour-les-un-an-du-forum-t617-0.htm L’image est celle qui devait être dans le texte. Mais bon, je vous mets une image de loup quand même….je les adore.. Bonne lecture :) __________________________________________

La louve du lac.

Vous est-il déjà arrivé de détenir un secret que vous ne pouvez dévoiler sous peine de passer pour une personne folle? Une chose que vous ne pouvez dire ni même à votre meilleur ami(e) ou votre conjoint? Je ne vous le souhaite pas. C’est un lourd fardeau à porter et nul ne peut vous aider, vous devez rester seul, unique détenteur du secret. Mais parfois, malgré tout, vous aimeriez l’ hurler, que toute la Terre le sache. Seulement c’est impossible, vous le savez bien… Je vais vous raconter quelque chose qui m’est arrivée il y a longtemps, me liant au silence et m’incitant à ne faire confiance qu’à moi même…les autres se moquaient bien trop les rares fois où je le leur ai rapporté. Croyez moi s’il vous plaît ou oubliez moi.

J’étais jeune à cette époque et ne devais pas avoir plus de vingt ans. Je me promenais en forêt ce jour là, si j’avais su je n’y serai jamais allée… Le soleil était haut dans le ciel et l’après-midi s’annonçait chaud. Après une heure de marche la chaleur devint insupportable et je me dirigeais alors vers le lac situé au milieu du bois. Tandis que je brisais la monotonie de l’étang y trempant mes pieds et arrosant mes bras d’eau fraîche j’aperçus soudain une chose à la surface. Ne distinguant pas ce que c’était je dus attendre qu’elle se rapproche, poussée par le vent pour l’attraper et l’observer. C’était un bout de papier sur lequel était dessiné quelque chose pour l’instant flou. Il était trempé et ayant peur de le déchirer en le manipulant je le déposais au soleil. Je patientais un moment rêvant à ce qu’il pouvait y être marqué. Mes espérances avaient de grandes chances d’être déçues, des papiers, ils y en avaient des centaines qui jonchaient la forêt et je ne m’y étais jamais intéressés… à quoi bon si c’étaient des emballages de gâteaux. Seulement celui là attirait mystérieusement mon attention et éveillait mon imagination. Quand il fut sec je le regardais attentivement déjouant les mirages provoqués par l’eau. L’image était spectaculaire! Mais au lieu de vous la décrire car ce sera loin de la vérité je vais vous la montrer: Soudain une mélodie emplit mes oreilles, tout d’abord faible elle s’amplifia petit à petit. Envoûtée je fermais les yeux et me laissais emporter par les paroles…

Mon chéri, mon amour,

Dès le premier jour,

Ton regard si rassurant m’a séduit,

Et je rêvais de toi toutes les nuits.

 

Au début j’étais la seule à te chérir,

Mais tu m’as très vite rendu mon sourire.

Nous vécûmes des moments de bonheur ensemble,

Et tu es toujours à mes côtés il me semble.

 

Seulement ce n’est qu’une illusion,

Un mirage une hallucination.

Aujourd’hui lugubre soir d’hiver,

J’ai choisis de t’écrire ces vers,

Pour qu’ enfin en cette nuit noire,

Tu comprennes mon désespoir.

 

Je baigne dans la tristesse,

Je voudrais que cela cesse.

Les larmes coulent sur mon visage,

Tout oublier serait bien plus sage.

 

Nul ne peut comprendre,

La douleur d’attendre,

Un homme qui ne reviendra jamais,

Et que l’on ne peut arrêter d’aimer.

 

Cela fait déjà tellement longtemps…

Nous étions partis au bord de l’étang,

J‘étais suspendue à tes lèvres,

Cependant notre joie fut brève.

 

Brutalement tout s’enchaîna,

Et notre bonheur se fana.

Une louve devant nous qui gronde,

Alors que nous sommes seuls au monde.

Mon hurlement débordant d’horreur,

Croyant qu’était arrivé mon heure.

La bête féroce qui bondit,

Voulant m’emporter au paradis.

Seulement tu étais avec moi,

Et rapidement tu fis ton choix:

Bravement tu me projetas sur le bord,

Me remplaçant sur le chemin de la mort.

 

Des perles embuaient mes yeux,

Et je ne pus te dire Adieu.

Car avant que je ne m’évanouisse,

Frappée par une pierre destructrice, 

Je vis la louve t’emporter,

Dans le lac pour l’éternité.

 

Dans mon esprit s’insinua le brouillard,

Et je ne me réveillais que bien plus tard.

Je pleurais longtemps, abreuvant les plantes, 

De mes larmes jusqu’à la nuit tombante.

Tel un fantôme je regagnais ma maison,

Regardant le sombre destin à l’horizon.

 

Ce qui était survenu, je n’en savais rien,

Seulement que désormais tu n’étais plus mien.

Quand je racontais ce qui t’était arrivé,

Nul ne me croyait, tous pensaient que je rêvais.

 

La louve pouvait être sereine,

Personne n’irait dans son domaine,

Rendre justice pour son horrible crime,

Me laissant sombrer dans un profond abîme.

 

Comprends tu à quel point je souffre,

De ne pouvoir sortir du gouffre?

J’ai longtemps essayer de tourner la page,

Mais la douleur ne part pas avec les âges.

 

J’ai compris que tu ne quitterais pas mon coeur,

Seul refuge pour trouver un peu de bonheur.

Je ne peux t’effacer de ma mémoire,

Alors j’ai pris ma décision ce soir:

Au moment même où le soleil viendra à poindre,

Mon chéri, mon tendre amour, j’irai te rejoindre.

Je sortis soudain de mon abrutissement, mon coeur battant à un rythme effréné. Je regardais alors le fond du lac. Sous son chatoiement résidait les corps des amoureux et la louve du lac… Effrayée et horrifiée, je bondis sur la berge, ne pensant même plus à m’y baigner.

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18th mai 2007

La route des cieux

Salut !

Ça faisait longtemps que je n’avais pas mis de poèmes hein? (petit rire) Alors voila ma dernière oeuvre illustrée pour une fois!! Après avoir écrit "Histoire de Talisman" je croyais en avoir fini avec les poèmes de plusieurs pages mais visiblement non vu que "La route des cieux" est même plus longue que l’autre!! J’espère qu’il vous plaira…

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La route des cieux.

Dans le ciel seul existe,

La très vieille piste,

Menant à un univers parallèle,

Où réside le bonheur éternel.

 

Il suffit de lire les étoiles,

Pour en un instant lever le voile

Du terrible mystère,

Surplombant notre Terre.

Notre guide l’étoile du Berger,

Nous a un beau soir d’hiver présagé,

Qu’un enfant décrypterait le message,

Et ouvrirait par ce biais le passage.

 

Nous l’avons attendu des années,

Et le jour où enfin il est né,

Nous sûmes qu’il était le messie,

Car l’endroit où il était assis,

Fut subitement éclairé,

D‘un fabuleux halo doré.

 

Des années s’écoulèrent,

Et il grandit sur Terre,

Observant toutes les nuits les cieux,

Avec un sourire malicieux.

 

Chaque fois que quelqu’un venait le questionner,

Demandant si l’énigme était dénouée,

Il se levait et se sauvait dans la campagne,

Faisant voltiger derrière lui son pagne:

L‘enfant ne voulait pas rapporter,

Ce que les astres lui racontaient.

 

Sur ses épaules pesait un lourd fardeau,

Et nous ne lui fîmes jamais de cadeau.

Il aurait souhaité ne pas être différent,

Mais surtout représenter aux yeux de ses parents,

Bien plus qu’une clef ou un ustensile,

Pouvant leur rendre la vie plus facile.

Il était très dur d’accepter la vérité,

Cependant les étoiles le réconfortaient.

 

Quand nous comprîmes que nous nous étions trompés,

Il était trop tard pour pouvoir nous rattraper.

Nous étions aveuglés par le désir,

D‘accéder à un éternel plaisir,

Et nous ne remarquâmes nullement,

Qu’un enfant mourrait inutilement.

 

Mais de nous y conduire il n’avait point envie,

Même s’il savait que c’était le but de sa vie.

Alors l’étoile bienveillante,

L‘aida à remonter la pente,

Lui expliquant que tel était son devoir,

D‘un jour nous faire part de son savoir.

 

Telles furent ses parôles,

Qui lui dictèrent son rôle:

« Mon enfant, ta douleur ne me laisse pas de glace,

Mais bientôt à mes côtés tu reprendras ta place.

Accompli ton destin et soit fort mon fils,

Conduis ton peuple le plus loin que tu puisses!

J‘espère jusque dans mon territoire,

Qui n’apparaît aux hommes que le soir. »

 

Quand il nous rassembla un soir à minuit,

Nous ne remarquâmes pas tous ses ennuis:

Un bien triste sourire marquait son visage,

Et il ressemblait à un animal en cage.

Seulement nul n’y prêta attention,

Tous occupés par ses indications.

 

Il circulait une vieille légende,

Qui se répandait à travers les landes,

Disant que dans un désert lointain,

Un jour précis au petit matin,

Les dangereuses tempêtes de sables,

Deviendraient des escaliers traversables,

Grâce à la seule puissance de notre esprit.

Mais ne baissez jamais les bras je vous en pris,

C‘est aussi douloureux que sauter d’une tour,

Et vous n’aurez aucune chance de retour.

Notre périple fut des plus ardus,

Et maintes fois nous nous crûmes perdus.

Mais après de longues marches épuisantes,

Se tinrent devant nous les dunes dansantes.

 

Quand le sable daigna devenir,

Ce que souhaitait tant l’avenir,

Vers le bonheur convoité,

L‘ascension put débuter.

 

Nous nous moquions de ceux qui tombaient dans le vide,

Car nous étions malheureusement trop avides.

L‘élu des cieux en aidait le plus possible,

Mais sa volonté n’était pas invincible.

Il ne put tous nous secourir,

Et nombre d’entre nous périrent.

 

Quand nous parvînmes au sommet un soir,

Personne ne souhaitait s’asseoir,

Tant nous étions pressés de franchir le portail.

Mais l ‘enfant ne voulait pas finir son travail,

Et refusa fermement d’ouvrir la porte,

Jusqu’à ce que notre étoile lui rapporte,

Qu’il ne devait en aucun cas avoir peur,

Car dans peu de temps prendrait fin son malheur.

 

Nous étions alors au bord du ciel,

Et la limite n’était que partielle.

Il suffisait d’un pas pour que tous disparaissent,

La notion du temps, la vie et même la tristesse.

 

Alors résolus nous brisâmes la barrière,

Et l’un après l’autre passâmes la frontière.

Soudain un étrange phénomène survint:

Comme par magie tout notre groupe devint,

Une multitude de comètes,

Avec le messie à notre tête.

 

Débuta alors une course folle,

Et sans peur je vous donne ma parole:

Il aurait mieux fallu je pense,

Que jamais on ne la commence.

 

Devant nous l ‘enfant pleurait sans relâche,

Mais cela n’était pas un acte lâche.

Il n’avait plus aucune contrainte,

Et pouvait laisser sortir sa plainte.

Il s’était toujours retenu de sangloter,

Et sa douleur alors n’avait fait qu’augmenter.

Mais il s’était éclipsé de la scène,

Et pouvait enfin libérer sa peine.

 

Derrière lui s’écoulaient lentement ses pleurs,

Révélant petit à petit notre malheur:

Le firmament nous avait punis,

Et du bonheur nous étions bannis.

 

La joie à vie nous pensions avoir,

Mais nous nous sommes bien fait avoir.

Cet univers fantastique est sans limite,

Et la vie est longue pour ceux qu’il abrite.

Cependant le bonheur ne nous trouva pas,

Car la culpabilité nous rattrapa.

 

Aujourd’hui elle nous ronge encore,

Et nous souhaiterions être morts.

Mais telle est notre punition,

De n’avoir pour seule vision,

Que les larmes d’une existence gâchée,

Que nous avons rapidement déclenchées.

Alors si vous nous voyez faîtes une prière,

Car dans ce cas peut être prendra fin notre enfer.

Priez pour l’enfant des cieux!

Priez pour qu’il aille mieux!

 

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