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La tisseuse et le forgeron.

16th décembre 2008

La tisseuse et le forgeron.

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Salut !

Ce week end, comme je vous l’avais dit la semaine dernière, je suis partie à Paris. C’était merveilleux, j’ai l’impression d’avoir vécu une semaine entière au lieu de deux jours. Samedi à l’UNESCO j’ai participé à un débat sur "Résister et militer" et surtout j’ai vu et entendu Stéphane Hessel, (âgé de 91 ans !) qui a tenu un discours a l’assemblée des jeunes des clubs de l’UNESCO.

Dans le groupe l’ambiance était fantastique, alors je vous dit pas les fous rires dans le train couchette quand on était six. Malgré notre emploi-du-temps très chargé on a quand même visité la tour Eiffel et Notre-Dame-de-Paris et le retour a été rude.

Enfin bon, aujourd’hui je vous propose un conte que j’ai écrit durant les vacances de la Toussaint et que je viens de terminer de corriger après l’avoir montrer à ma prof de français.

J’espère qu’il vous plaira et n’hésitez pas à critiquer.

Bye et bonne lecture.

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La tisseuse et la forgeron

 

    Il était une fois, au milieu d’une immense forêt, un petit village dont le nom s’est perdu dans les âges.

Il était situé sur un surplomb découvert, si différent du reste du paysage, où fourmillait une multitude de petites maisons en chaume. Toutes avaient un jardin où poussaient des légumes et une magnifique allée de fleurs resplendissant de mille couleurs devant le portail.

Evidemment presque tous les villageois se connaissaient et beaucoup de familles n’en formaient en réalité qu’une.

En apparence ce village semblait ordinaire et ne méritait pas que l’on conta son histoire. Pourtant il était unique : il avait une tisseuse.


     La tisseuse était une vieille femme au teint blanchâtre et aux traits creusés que tous nommaient « Mère ».

Elle habitait sur la place du marché et lorsqu’elle sortait de chez elle c’était le dos voûté, ses cheveux gris masquant son visage et un panier au bras pour faire ses courses.

La tisseuse était la doyenne ainsi que la matriarche du village et tous la respectaient. Les sages racontaient qu’elle avait quatre cents ans mais nul n’en était vraiment sûr car jamais elle n’avait révélé son âge et aussi loin que les villageois s’en souvenaient ils l’avaient toujours connue une canne à la main et le visage marqué par le temps.

Parfois de jeunes couples venaient toquer à sa porte. Elle les faisait entrer et ils lui tenaient ces propos : « Mère, nous voudrions un enfant. »

Alors la vielle femme souriait de ce sourire qui sait tout et elle prenait leurs mains dans les siennes. Il lui arrivait quelques fois de rester ainsi des heures paumes contre paumes à écouter leur coeur qui sonnait sans cesse les cloches de la vie.

Lorsqu’elle en avait fini ses doigts venaient de nouveau se nouer derrière son dos et elle les congédiait.

On l’appelait la tisseuse de vie car le lendemain matin, au moment même où naissait le soleil, les rues du village s’emplissaient du cri perçant d’un nouveau-né et les heureux parents sortaient de chez eux en courant pour rejoindre leur enfant qui dormait désormais paisiblement dans les bras de la vielle femme.

Nul ne savait comment elle s’y prenait mais ils étaient habitués à côtoyer cette magie divine et ne s’en étonnaient pas car ils étaient tous nés dans la petite fabrique de vie de la tisseuse.

Cependant les compétences de la matriarche ne s’arrêtaient pas là car elle pouvait aussi soigner les blessures et guérir les maux.

Souvent elle voyait accourir dans sa demeure une foule d’habitants inquiets qui portaient leur confrère blessé.

La vielle femme ordonnait alors qu’on l’allonge sur le lit. Elle s’asseyait ensuite à ses côtés et sous le regard émerveillé de tous, ses petits doigts agiles commençaient à tourner autour de la plaie. Au début rien ne se passait mais petit à petit, sans que l’oeil ne s’en rende compte, la blessure rapetissait jusqu’à disparaître complètement, comme si la peau avait été recousue.


     Jours après jours le temps passait et jours après jours la tisseuse se faisait de plus en plus vieille. Elle décida alors de chercher un disciple à qui elle pourrait transmettre ses connaissances. Pour se faire elle demanda à ce que tous les volontaires se présentent à elle sur la place du marché à minuit le jour de la nouvelle lune.

C’est ainsi qu’à la date prévue une foule d’habitants vinrent entourer le bassin où était assise en tailleur la vielle femme.

Il y avait là des personnes de tout sexe et de tout âge qui n’attendaient plus que la doyenne prenne la parole.

Plusieurs minutes s’écoulèrent dans le silence le plus complet jusqu’à ce qu’un enfant, probablement le plus jeune, ne s’exclama impatient :

« Mais pourquoi Mère nous avez-vous fait convier en ce lieu en pleine nuit alors que nous avons froid et que nous n’y voyons rien ? »

Si toute la foule se tourna vers lui, la tisseuse, elle, ne bougea pas mais répondit dans un murmure :

« Mons fils, sache que la nuit est de loin la meilleure conseillère, que c’est dans l’ombre la plus totale que brille le plus la vérité et qu’avant d’essayer de connaître en plein jour les hommes et les femmes que vous êtes, il faut savoir reconnaître dans l’obscurité les animaux que nous sommes. C’est la nuit que nous révélons notre vraie nature. »

La tisseuse les aligna ensuite en deux colonnes et les fit se pencher au dessus du bassin. Chaque fois elle leur demandait : « Que vois-tu ? » et chaque fois les villageois répondaient: « Mon visage. ». Alors elle leur posait la question suivante : « N’y a-t-il rien d’anormal ? ». Et tous niaient.

Ainsi chaque personne passa au dessus du visage de l’eau et chaque fois la tisseuse les renvoya chez eux.

« Tu es aveugle. » disait-elle.

Lorsqu’il ne resta plus qu’une personne celle ci s’avança vers le bassin et s’arrêta devant la matriarche : « Bonsoir Mère. »

C’était un nain boiteux à la face déformé. Il parlait lentement comme si cela lui était difficile.

« Allez-vous en, vous n’êtes pas mon fils. » déclara la vieille femme.

Le petit homme la fixa un instant et elle soutint son regard.

« Votre vision s’est obscurcie Mère.

  -  Mais je peux encore voir votre visage. »

Alors le nain se détourna et repartit dans le noir.

     Les années passèrent, les enfants grandirent et les adultes vieillirent. La tisseuse se choisit un disciple et commença à lui enseigner son métier. L’apprenti n’était pas vraiment doué pourtant il s’intéressait.

La doyenne disait qu’à force d’entrainement il devrait arriver à soigner mais que jamais il ne donnerait la vie : il était aveugle.

Cependant le temps ne passe pas sans laisser de traces et parfois la poussière soulevée par son passage nous ensevelit plus vite que nous le croyons.

Un jour que la tisseuse soignait un malade, ses mains se mirent à trembler et elle blessa le villageois, ouvrant sur sa peau une plaie.

Pour cet homme brulant de fièvre la vie ne tenait plus qu’à un fil et la tisseuse coupa le fil.


     A la suite de cet événement tragique la vieille femme délégua ses fonctions de matriarche à son disciple et se cloîtra chez elle. Telle fut la phrase qu’elle prononça avant de refermer la porte de sa demeure devant une foule impuissante : « Vouloir aller trop loin c’est reculer. »

Les jours qui suivirent la retraite de la doyenne les habitants tentèrent d’agir normalement et de ne rien laisser paraître de leur anxiété. Tous comptaient respecter la décision de la tisseuse et les villageois allaient et venaient donc dans la maison du disciple, demandant conseils et soins. Mais derrière cette façade chacun se lançait des regards inquiets et une lourde atmosphère planait comme si le village était un deuil.

En réalité, toutes les bouches n’aspiraient qu’à poser une question : « Comment vont naître nos enfants ? »

Néanmoins nul ne la formula car cela aurait été reconnaître la situation critique dans laquelle ils se trouvaient et ils tentaient tant bien que mal de garder leur sang froid. C’est ainsi que s’écoula le premier mois et nul ne vint déranger la tranquillité de la vieille femme.

Mais au bout du trente-deuxième jour d’absence survint ce que tous redoutaient en silence : la preuve.

Dans la nuit, éclairé par l’unique scintillement des larmes de ses parents mourut le premier enfant.

Alors des cris de tristesse et de peur emplirent le village surpassant ceux des mourants et le lendemain le disciple tombait malade.

C’était le début de l’épidémie la plus meurtrière de l’Histoire et la plus contagieuse car elle se transmettait par le simple regard. Elle portait à cette époque le nom de désespoir.

Les villageois comprirent par la suite que c’était de cette maladie dont était victime la tisseuse de vie et qu’elle se répendait plus vite que nul ne l’eut imaginé.

Quelques jours plus tard la folie gagna les habitants affaiblis et ils se mirent à courir dans les rues en hurlant que la mort était proche. Certains fuirent avec leur famille dans la forêt et la plupart vinrent devant la porte de la matriarche supplier son aide à genoux mais elle répondit seulement :

« Partez. Cette maladie est inconnue et jamais je n’ai appris à la guérir. »

Ce fut alors pour le village la fin de tout espoir et les habitants se cloisonnèrent chez eux pour attendre patiemment la délivrance.

Pourtant, alors que le village avait sombré dans le silence et dans l’immobilité, si l’on tendait bien l’oreille il résonnait dans les sombres ruelles un bruit.

Au loin dans un petit atelier en bordure de la forêt travaillait un forgeron et l’éclat de son fer illuminait d’espoir le frêle entrepôt tandis que son marteau frappait le mortel ennemi.


     Une semaine passa, puis deux, et à l’aube de la troisième alors que les habitants avaient renoncé à sortir de chez eux pour se nourrir; il apparut au milieu de la place un nain.

Quelques têtes étonnées sortirent par les fenêtres et même des enfants se risquèrent à l’extérieur pour s’approcher timidement de l’étrange homme boiteux dont le sourire éclairait son visage déformé.

Ce dernier s’avança vers la maison de la tisseuse de vie accompagné désormais d’une foule d’habitants curieux. Arrivé devant la petite porte il s’arrêta et toqua. Le village retint sa respiration.

« Qui est là ? » demanda une voix fébrile à l’intérieur de la demeure.

« Je suis le forgeron d’espoir et je viens, Mère, vous remettre vos armes. »

Le nain s’accroupit alors et il glissa sous la porte deux baguettes à tisser qui resplendissaient sous les rayons du Soleil levant.

De nombreuses minutes s’écoulèrent dans ce calme pesant avant que la poignée ne s’abaissa laissant entrevoir le visage fripée mais rayonnant de vie de la tisseuse.

«  Mes enfants, veuillez je l’espère pardonner la vieille femme que je suis de l’élan de peur et de doute qui m’a il y a plusieurs mois assailli me faisant prisonnière de mes propres craintes.

Mais ne vous inquiétez pas que je suis guérie et je vais de ce pas réparer ma négligence. »

Alors pour la première fois les villageois connurent la lumière, la vrai, non cette froide et lointaine chaleur que leur procurait le Soleil.

La vieille femme ouvrit grands les bras et sous la clarté magique de la vie et de l’espoir elle se mit à briller de mille feux révélant à tous la jeune fille qu’elle avait été autrefois.

Et lorsque la luminosité atteignit son apogée et qu’elle devint aveuglante une vague de chaleur déferla sur la foule, consumant les douleurs et emportant les larmes sur son sillage.

Pour la première fois les villageois connurent le jour.

 

     Dans la nuit qui suivit la guérison tous les habitants dormirent l’esprit léger et nul n’entendit la porte grincer. Seules les étoiles virent la matriarche sortir de chez elle et s’avancer silencieusement à travers les ruelles.

La tisseuse de vie savait où elle allait et elle ne s’arrêta que lorsqu’elle fut arrivée à l’orée du bois sur le seuil d’une forge endormie.

Alors la nuit qui voit tout vit dans le coeur de la vieille femme et elle sut.

Dans l’ombre d’une petite maison elle assista de nouveau à la naissance d’un enfant s’étant déroulée des dizaines d’années auparavant.

Elle vit la doyenne prendre dans ses mains l’obscurité et lui tisser de ses doigts agiles un manteau de lumière.

Mais surtout, ce que la nuit vit et ce que la nuit retint fut le visage de l’enfant.

Sur un être pas plus grand qu’une paume de main avait été gravée la laideur du monde. Sa bouche était déformée, son nez aplati et sa peau couverte de taches noires.

Si la nuit se laissa attendrir par cet enfant que bientôt son voile noir devrait dissimuler au regard des autres, la tisseuse fut effrayée du monstre qu’elle avait créé et l’enroula dans des draps blancs avant de sortir et de donner cette créature à la nuit en prononçant ces paroles :

« Toi qui vois et toi qui sais, cet enfant est l’incarnation du mal. Prends le et fais-en ce que tu voudras. »

Alors elle le déposa à l’angle d’une ruelle puis partit.

Mais la matriarche avait oublié que la nuit était sourde et que ce discours était bien futile car dès la naissance de l’enfant l’ennemi du jour avait vu s’emplir de larmes et de culpabilité le coeur de la vieille femme. C’est pourquoi, avant que la tisseuse ne l’eut demandé, la nuit avait déjà promit en silence de s’occuper du petit.

Désormais que la doyenne était revenue à l’endroit précis où elle avait abandonné le bébé, la nuit s’étonna des quelques coups que la porte de la forge reçut.

Un nain boiteux vint ouvrir, celui là même qui était apparu sur la place du marché quelques heures auparavant.

Son visage restait de glace et la tisseuse prit alors la parole :

« Vous nous avez sauvé moi et le village alors que jamais nous vous avions aidé. Et tandis que tous avaient perdu espoir vous n’avez pas baissé les bras. Pourquoi ? »

Le petit homme la regarda puis sourit :

« J’espérais au fond de moi qu’un jour je puisse devenir votre disciple et que vous puissiez me guérir du mal qui me ronge. »

La vieille femme acquiesça :

« Si tel est votre souhait alors il sera exhaussé. »

C’est ainsi que la tisseuse de vie prit la main du nain dans la sienne et alla raccommoder en son sein le filament d’existence détruit.

Alors il apparut devant la matriarche étonné le plus bel homme qui soit et elle comprit qu’elle avait sans le vouloir relié le fil de la beauté du corps, auparavant détaché de la toile de vie, au fil de la beauté du coeur.


     Une heure à peine après la miraculeuse transformation du forgeron ce dernier et la tisseuse étaient assis sur le bord du bassin situé au centre du village.

« Vous m’avez dit que vous vouliez devenir mon disciple, soit. Mais il faut avant toute chose que vous passiez une épreuve. »

C’était une nuit sans lune et nul vent n’agitait la surface tranquille du bassin. Le temps semblait figé et seul l’imperceptible mouvement de tête de l’homme démontrait le contraire.

« Penchez-vous au dessus du visage de l’eau. »

Le forgeron s’exécuta.

« Que voyez-vous ?

-Rien. »

Un léger sourire apparut dans l’obscurité :

« C’est à dire ? »

L’homme réfléchit un moment avant de répondre avec précision :

« Je ne vois qu’un halo de lumière, le reste m’est invisible. Pourquoi ? »

Dans les rues pas une lanterne ne brillait, pas une lampe ne scintillait, c’était le noir.

La tisseuse se pencha elle aussi au dessus du bassin, posa sa main sur l’épaule du forgeron et déclara: « Félicitation, vous voyez la vie. J’ai l’honneur de vous nommer disciple de la tisseuse de vie…mon fils. »


     Des dizaines d’hommes et de femmes s’étaient un jour penchés au dessus du bassin mais tous n’avaient vu que leur visage, obnubilés par leur simple personne.

Cependant le forgeron d’espoir était différent et pour lui la vie que reflétait le miroir de l’eau ne s’arrêtait pas à un simple visage, car être différent c’est voir la vie différemment.

Cet homme que tous repoussaient n’était munis ni de beauté ni d’argent et n’avait qu’une petite forge pour vivre. Pourtant de tous c’était le plus riche : il possédait l’espoir.

S’il existait deux mains, l’une nommée Espoir et l’autre Vie, seules elles seraient infirmes car elles ne pourraient à la fois tenir et agir.

Pour concevoir elles doivent être deux.

 

 

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  1. 1 On décembre 17th, 2008, Jul said:

    Coucou, j’ai vu ton texte hier soir, mais étant complétement HS je n’ai pas eu le courage de le commencer.
    Je m’y suis mis en arrivant au travail (hey vi, rien à faire en période de fêtes…) Je viens de le finir et je suis resté littéralement scotché devant.
    Une telle pureté dans tes mots, des enchainements de phrases magnifiques et une telle douceur tout au long de la lecture….
    Splendide Talisman, je ne sias pas quoi te dire d’autre. Pou moi, ce compte est ton meilleur ecrit depuis que je te connais. Certes les autres sont bien mais celui-là … Une merveille pour mes petits yeux :)

    Tu as un vrai talent tu sais, je ne suis ni auteur, ni prof de français ni même editeur et donc n’ai pas assez de recul pour juger, mais je peux te dire, en tant que simple amateur de lecture, que tu as du talent.

    Alors je ne peux que t’encourager à continuer, t’obstiner et ne pas laisser tomber quoi qu’il arrive.
    Je suis sur que tu arrivera à nous sortir un livre dans quelques années et j’espère avoir l’honneur de le lire.

    Alors je vais te dire simplement merci pour me faire decouvrir tes ecrits et me faire voyager le temps d’une lecture.

    Bye et à bientôt :)

    Julien

  2. 2 On décembre 17th, 2008, talisman said:

    Salut,

    Merci beaucoup pour ce long commentaire et tes encouragements :)
    Cela me met du baume au cœur et me remonte le moral après une longue matinée.
    J’espère que ce que tu dis se réalisera et surtout, merci :) .

  3. 3 On décembre 17th, 2008, Jul said:

    Tu n’as pas a me remercier :) j’ai vraiment pris du plaisir à lire ce conte. Et j’espère de tout coeur que tes reves se réaliseront :)

    Je ne sais pas si tu posteras d’autres récits avant noel, donc je te souhaite par avance de passer de joyeuses fêtes. Joyeux noel à toi et toute ta famille.
    Je me permet de te faire un bisous ;)

    bye bye Tali

  4. 4 On décembre 18th, 2008, dédé said:

    Bonjour Talisman,

    Ce conte est merveilleusement écrit. De nombreuses phrases décrivent les personnages avec poésie.
    L’histoire mène le lecteur dans cette ambiance particulière, où la nuit a son importance. La description du jour s’éveillant par la naissance du soleil, est d’une réelle beauté.
    J’aime l’image des habitants du village qui se mirent la face dans l’eau du bassin, où ils ne distinguent que leur portrait; preuves d’un nombrilisme et d’un égoïsme certains.
    Le récit ne manque pas d’intérêt, lorsque le nain boiteux et laid, fait son apparition, rejeté tout d’abord par la tisseuse.
    Après le drame qui sévit dans le village, la vieille femme revoit le forgeron. Avec habileté et beaucoup de sensibilité, la narratrice met en évidence la beauté de l’âme du nabot; il est le seul villageois à voir cet halo de lumière…cet espoir de vie.
    D’une grande finesse, l’auteur dévoile dans cet écrit, toute sa générosité et son grand talent.
    Bravo.
    Les images sont très belles et je reconnais en elles, ta passion pour l’astronomie.
    Bye.
    dédé.

  5. 5 On décembre 19th, 2008, talisman said:

    Merci beaucoup DéDé pour ce commentaire d’une remarquable finesse :)
    Je voulais aussi m’excuser pour les problèmes survenus lors de l’affichage de mon commentaire sur ton site DéDé. N’ayant pas eu tout d’abord le temps de l’écrire en entier j’ai du le copier sous OpenOffice et malheureusement la police y était alors noir ce qui ne convenait pas à ton site.
    Sinon je voulais également, comme Julien l’a fait remarqué, vous souhaiter un Joyeux Noël car je ne posterai pas d’ici là, partant à Marseille.

    Bye

  6. 6 On décembre 19th, 2008, Julien said:

    Joyeux Noël alors et passe de très bonnes fêtes avec ta famille:)

    Byebye :)

  7. 7 On décembre 19th, 2008, Yokov said:

    Bonjour,
    J’adore ce conte. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. On est tout de suite transporté dans une ambiance poétique où règne le merveilleux. On rentre de plain-pied dans l’histoire sans pouvoir détacher ses yeux du récit un seul moment. Les personnages et l’action sont très bien construits. Je vais m’empresser d’aller découvrir les autres histoires… A bientôt.

  8. 8 On décembre 21st, 2008, dédé said:

    Bonjour Talisman,

    Ne t’inquiète pas pour le problème survenu lors de laffichage, j’ai réussi à trouver une solution.
    Je te souhaite un bon séjour à Marseille, ainsi qu’un joyeux Noël.
    Bye.
    dédé.

  9. 9 On décembre 21st, 2008, Pépère said:

    Je ne vais pas m’exprimer sur « la tisseuse de vie », Julien, Dédé et Yokov l’ont fait mieux que je pourrais le faire, mais je suis littéralement ébloui par les progrès fulgurants de ton verbe. Tu es devenue une magicienne de l’écrit et la poésie fait désormais partie intégrante de ton être. Je suis ému et touché de ta grande sensibilité. Ce dernier conte est, pour moi, ton chef d’oeuvre. Mais, nul doute, tu vas certainement aller beaucoup plus loin. Merci de me faire rêver, j’en ai besoin de temps en temps.
    Gros bisous (ainsi qu’à Marine)
    Pépère

  10. 10 On décembre 24th, 2008, dédé said:

    Bonjour Talisman,

    Je me permet de prendre un moment, pour venir te souhaiter de passer un merveilleux Noel, ainsi qu’à tes proches qui t’entourent.
    Bonnes Vacances.
    Bye.

    PS. Je souhaite également ce joyeux Noel, à Julien, ton plus ancien fidèle lecteur. Bye.

  11. 11 On décembre 26th, 2008, Julien said:

    Merci et à toi aussi dédé :) Ainsi qu’a tous les lecteurs de ton site :)
    J’espère que Noel s’est bien passé et que nouvel an va être de même :)

    Joyeuses fêtes à vous tous, « fan » de talisman ^^

    PS : On va faire un fan club avec teeshirt, pancarte fanion ect … lol ^^

  12. 12 On décembre 28th, 2008, talisman said:

    Merci à tous pour vos commentaires et j’espère que pour vous Noël s’est bien passé. Pour ma part tout va bien.

    Bye et au prochain post :)

  13. 13 On décembre 30th, 2008, jacky godin said:

    bonjour a toi
    je suis un nouveau venu sur ton site que je découvre par hasard.
    Qui sait celui-là que tout le monde appelle « hasard » ?
    Je t’imagine jeune d’aprés tes écrits, et malgré une grande qualité d’écriture.
    On sent déjà un vrai talent, dans le conte la tisseuse et le forgeron.
    on est pas si loin de l’ambiance des contes de « grimm » !
    si je peux me permettre un petit conseil…
    J’espère que tu apprendras bientôt a te faire peur !
    a « vomir » tes sensations les plus intimes sans te proteger
    avec une écriture trop impeccable.
    Ce n’est pas une critique en l’air, j’ai essayé d’entendre
    ce qui manque…
    tu reste cachée.. certes devant des mots tres beaux, mais bien dissimulée quand même.
    Sans tomber dans un narcissisme dérangeant le lecteur aime ressentir la profondeur de l’auteur.
    Il n’y a pas débat pour toi. Tu es assurément quelqu’un de profond..
    Alors vas y plonge !!!
    raméne nous la complexité, la reflexion, la joie, la peur,
    et bien plus encore..
    Je te sens capable de pire, c’est à dire du meilleur.
    Devient ce que tu es
    C’est tellement facile avec autant de soleil en toi !
    a+
    je serai trés honoré que tu viennes me faire une petite visite sur mon site de poésie.
    et surtout continue à écrire tu es faîte pour ça, la reconnaissance de ton talent n’a pas d’importance, créé est
    ESSENTIEL;
    poemesalacarte.unblog.fr

  14. 14 On décembre 31st, 2008, talisman said:

    Bonjour Jacky,

    Tout d’abord merci beaucoup d’avoir visité et répondu à mon site, cela fait toujours très plaisir de voir de nouveaux visiteurs :)
    Jeune, oui…15 ans plus précisément.

    Je te remercie particulièrement pour ton conseil fort judicieux.J’aime être critiquer, que l’on déniche chez moi les erreurs…surtout quand je sais le bien fondée de la tienne.
    « vomir tes sensations les plus intimes sans te protéger »…c’est clair, net, mais dur à réaliser…
    Néanmoins je comprends parfaitement ce que tu veux dire.
    Le problème c’est que quand ces « sensations les plus intimes » surviennent, c’est souvent sous forme de tsunamis, si je puis employé une comparaison, où je ne suis qu’un caillou emporté par la vague, paralysé par la puissance, complètement désorienté, incapable de faire quoi que ce soit.
    Il me faut toujours attendre que je retrouve un équilibre et la maîtrise de mes sentiments, et bien sur après ce n’est plus la même chose, il ne subsiste plus que des restes.
    Mais j’essaierais encore et encore, bien que ça fasse toujours un peu peur de parler de soit…il y a quelques années cette peur m’empêchait d’écrire des poèmes sur l’amour. Désormais j’y arrive mais on ne peut pas encore dire que ça prolifère.

    Sinon j’ai été voir ton site, il y a peu d’écrit mais tous sont magnifiques, très puissants. Je t’ai déjà laissé un commentaire, je ne sais pas si ça a fonctionné mais de toute manière je t’en écrirai d’autre :)

    Bye et bonne année :)

  15. 15 On décembre 31st, 2008, dédé said:

    Bonsoir Talisman,

    J’ai lu le commentaire très intéressant de ton nouveau visiteur. J’ai suivi ta réponse qui ne manque pas d’authenticité. Je comprends très bien la retenue que tu gères très bien. Tu es vraiment douée.

    Je venais par ce petit mot, te remercier pour tes bons voeux.
    J’espère que tu passeras une bonne soirée en attendant les douze coups de minuit, accompagnant l’an neuf.
    Pour moi, ayant certainement une crise de foie( à cause de ma gourmandise pour les chocolats ), bol de riz et eau minérale seront mon repas de réveillon.
    Mais, je ne me plains pas, car je serai bien au chaud, près de la cheminée.
    Tout le monde n’a pas cette chance.
    Bye .
    dédé.

    Mes souhaits s’adressent aussi à Julien que je remercie pour sa gentillesse, ainsi que ses voeux.

  16. 16 On décembre 31st, 2008, jacky godin said:

    merci pour ta réponse et ta visite..
    Mon blog est « monstrueusement » sommaire,
    mais ce qui compte pour moi c’est d’échanger.
    La fraicheur et la qualité de ta réponse
    m’incite à cette reflexion…
    Tu me fais penser à un jeune chevalier Jedi..
    tu as une force en toi dont tu n’as pas totalement conscience.
    Elle va bien au delà de l’écriture et te reserve de trés grandes surprises…
    Mais n’anticipons pas…!
    Sache, que tu peux dés maintanant marcher sur les voûtes brillantes qui surplombent les arceaux de l’esprit.
    Ce n’est pas donner a tout le monde…
    Ne t’affole pas devant tes difficultées, elles sont totalement normales à ton age et bien plus imaginaires que tu ne le penses.
    réjouis-toi tous les jours d’avoir autant de bonheur.
    Le calme, la patience et l’observation vont faire le reste.
    bravo pour l’image du tsunami, c’est bien vu !
    Mais c’est faux, regarde de plus prés !
    C’est toi qui souffle sur la mer comme tu sais si bien souffler
    sur les mots..
    alors arrête de souffler et regarde comme une archéologue la qualité de tes émotions dans un calme absolu.
    Il ne te reste plus qu’à recopier ce que tu vois.
    quand penses tu ?
    Il me reste seulement une énigme à résoudre !
    Jouer avec le souffle, l’eau, et la puissance de l’art
    à 15ans me parait trés surprenant !
    a+
    jacky

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