Souffle Mots

Tritan et Iseult

17th octobre 2007

Tritan et Iseult

posted in Légendes |

Salut! Voiçi mon dernier texte qui m’a pris pas mal de temps. En fait c’est une nouvelle-légende que j’ai écrite pour un forum qui en passant est super et très convivial: Les Terres Oubliées.. En réalité le but était d’adapter la légende de Tristan et Iseult à l’histoire des T.O (forum) Je pense qu’il vous suffit de savoir que les elfes de la nuit controlent le vent et qu’il y a des humains avec le pouvoir du feu (sorciers) et ceux sans pouvoir. Je suis en train d’en écrire un autre de la sorte et c’est pour ça que j’ai du mal à écrire des poèmes… Bonne lecture.

Tristeul et Istante

Il y a longtemps, lorsque le monde que vous connaissez se nommait alors les Terres Connues et que les différentes races vivaient encore en paix, une tragique histoire marqua les esprits et jamais leurs noms ne furent oubliés: Tristeul et Istante.

A la naissance d’Istante, princesse cadette des elfes de la nuit, sa main fut promise au fils du roi Arthorde. Elle grandit avec cette pensée à l’esprit: jamais elle ne pourrait choisir l’élu de son coeur. Les années filèrent et très vite ce ne fut que quelques jours qui séparèrent le mariage. Alors qu’elle montait dans le carosse qui la mènerait à son futur époux, une sorcière accourue et lui remis secrètement une fiole en lui glissant quelques mots à l’oreille avant que la cariole ne s’ébranle. Cette femme savait l’angoisse qui étreignait la jeune fille à l’idée de s’unir à un homme qu’elle n’avait jamais vu ainsi que sa crainte de ne pouvoir l’aimer. Elle lui donna donc un elixir qui la ferait tomber éperdumment amoureuse du premier sur qui son regard se poserait.

 

Le cortège avançait lentement, ammasant sur son chemin une foule sans cesse plus nombreuse. Les dragons se joignirent à elle ainsi que les nobles elfes, sorciers et humains dont elle traversait les domaines. Lors d’une de leurs nombreuses haltes, lorsqu’elle changea de tenue, elle déposa le flacon, sur une table et l’oublia malencontreusement.

Le soir lors de l’apéritif, Istante et un dragon dénommé Tristeul furent les premiers servis. Ils trinquèrent ensemble et burent en l’honneur de son futur mariage. Quand l’elfe releva les yeux de son verre vide, son regard croisa celui du dragon et son sourire poli se mua progressivement en déclaration d’amour. Ils restèrent ainsi, yeux dans les yeux, jusqu’à ce que le charme fut rompu par de violentes discussions.

Le coeur d’Istante s’était violemment mis à battre et c’était désormais d’une oreille distraite qu’elle écoutait les nobles lui parler politique ou des problèmes de leurs régions. Tristeul emplissait ses pensées, l’enivrait d’amour et d’envie. Néanmoins, elle était consciente du désastreux événement qui était survenu; cependant à ses yeux ce n’était plus qu’un problème mineur. De son côté, le dragon observait cette jeune elfe sensuelle, attirante, il la dévorait du regard et au fond il se demandait si elle éprouvait la même chose, ignorant le sort qui l’avait envouté. Un soir, prétendant qu’elle avait besoin de se dégourdir les jambes et de réfléchir à son futur mariage, elle s’éloigna du camp, espérant secrètement que Tristeul viendrait. Les deux amants étaient reliés par le filtre et leur amour sans fin pour l’autre. Le dragon la rejoignit alors discrètement et l’elfe lui raconta tout. Ni leur races ni leur statue n’avaient plus d’importance. Ils passèrent toute la nuit ensemble, Istante blottit contre les chaudes écailles de son dragon, se sentant en sécurité, loin de ses devoirs et des complots. Le reste des jours, ils les passèrent loin l’un de l’autre ne se retrouvant qu’à la nuit tombée pour des promenades aériennes. Tout deux savaient que s’ils s’approchaient ils ne résisteraient pas à l’envie de s’enlacer malgré la difficulté de la tâche et les yeux rivés sur eux. La princesse admirait Tristeul, prince des cieux, lui qui était capable de voler des jours durant sans se poser, alors qu’elle, elle devait se consentrer pour s’élever dans les airs. C’est pourquoi fendre ainsi le ciel, en admirant le paysage et en chuchotant des mots doux au dragon était un pur bonheur.

Chaque jour elle se rapprochait un peu plus de la citadelle où régnait son fiancé, et, une boule dans la gorge et les larmes aux yeux elle murmurait à Tristeul: « Mais c’est toi que je veux épouser, c’est toi que j’aime! » Et il lui répondait tendrement: « Si c’était aussi simple tu serais déjà ma femme »

Istante arriva à destination une semaine après que son coeur ait commencer à battre secrètement. Elle fut très bien accueillie, des fleurs couvraient son chemin et les villageois l’acclamaient. Elle se força à sourire, à faire des signes de la main, à paraître heureuse et détendue. Mais au fond, elle mourait de peur et de chagrin.

Le soir un immense banquet était organisé en son honneur. Cependant elle ne prit plasir ni au délicieux mets qu’on lui servis, ni aux merveilleuses robes qu’elle reçut et encore moins au bal qu’elle passa au bras du fils d’Arthorde. Lentement des chaînes l’entouraient, la piégeaient. Bientôt des barreaux se dresseraient entre elle et son amour, la muraille de son devoir et de ses obligations.

Le lendemain midi elle se maria. Un nouveau festin, une magnifique robe de mariée violette à dentelle rouge, des rubis couvraient ses doigts et son son cou, et une couronne de lilas splendide avait été déposée sur sa longue chevelure noire…cela aurait du être le plus beau jour de sa vie mais à ses yeux il marqua juste la soumission aveugle qu’elle devrait désormais témoigner à son mari et l’interdiction d’aimer librement.

Elle reçut de nouveau une multitude de présents sous forme de bijoux et de robes. Une queue était apparue devant elle et son époux, et tous les convives, chacun à leur tour, venaient les féliciter et leur remettre en main propre leurs cadeaux. Soudain, un noble repartant en sens inverse de la file dévoila Tristeul. Alors qu’il lui donnait son offrande, sans montrer le moindre sentiment, impassible, Istante ne supportant plus versa une larme. Inquiet, son conjoint lui demanda si elle allait bien et elle répondit que c’était juste l’émotion, ce qui n’était pas un mensonge en soit… Les heures défilèrent et la soirée puis la matinée passèrent sans que les convives ne s’en rendent compte. Vers 5 heures du matin, exténuée, Istante se retira et son mari l’accompagna. La semaine s’écoula dans la même ambiance festive et banquets et présents se succédèrent puis les invités retournèrent peu à peu dans leurs domaines. Quand vint le tour de Tristeul de partir, Istante lui dit: « Nous nous reverrons bientôt mon ami » Et il lui sourit sanchant pertinemment ce que disimulait cet aurevoir courtoit et poli. Doucement Istante s’habitua à sa nouvelle vie, ses nouvelles fonctions, le stress et les regards permanents, et même à dormir avec son mari. Elle était toujours demandée et n’avait pas une minute de tranquilité. Et alors que les jours, les semaines puis les mois s’écoulaient elle désespérait de revoir son amour. Pour une reine, disparaître pendant plusieurs jours n’était pas une simple tâche. Alors, malgré les soupçons qu’elle allait peut être éveiller, elle se résigna à demander une faveur au prince. Un soir, tandis qu’ils étaient seuls dans leurs appartements, elle lui parla d’un ami, très cher, qu’elle n’avait point vu depuis l’obtention de son nouveau titre. Il lui demanda des renseignements et fut attendri par son regard suppliant et ses grands yeux humides prêts à pleurer si sa requête était refusée. Pourtant ce n’était pas de la comédie. Il accpeta alors et, pour ne pas être accompagnée, elle dit vouloir revenir au château le plus vite pour ne point manquer à ces devoirs et qu’il serait donc préférable qu’elle voyage seule en volant. De nouveau il y consentit et le lendemain, alors que le prince inventait une excuse à l’absence de sa femme, pour ne pas salir son image, elle partit dans la nuit, suivant son coeur.

Tristeul batifolait avec les étoiles quand il vit apparaître Itsante. Alors il se jeta dans une danse des plus gracieuse avec sa bien aimée. Ce genre de petites escapades, l’elfe en prit l’habitude, inventant prétexte sur prétexte, et plus elle voyait le beau dragon, moins elle supportait leur séparation. Dès qu’elle voyageait pour des affaires politiques elle s’arrangeait pour passer à proximité de son amant et Tristeul multipliait les visites au château dans l’espoir de passer quelques instants avec celle qui avait ensorcellé son coeur. C’est ainsi que s’écoulèrent les années que l’on nomme désormais « calmes »; dans un mélange tumulteux d’attente, d’espoir et de bonheur. Et alors que les hivers défilaient, les changements commencèrent. D’abord imperceptiblement puis prenant de l’ampleur au fil des mois que tricotent les saisons, l’orgeuil des hommes grandit. Au début, Istante ne s’en rendait pas compte que les nobles du chateau, exempt de pouvoirs magique, méprissaient intérieurement elfes, dragons et sorciers, les regardant d’un air hautain. Ils étaient peut être jaloux, se sentaient exclus; quoi qu’il en soit, les détenteurs de la magie se firent de plus en plus rare dans la contrée huamine. L’arrogance des hommes ne fit que croître et ils commencèrent même à haïr leur frères, les sorciers. Très vite Istante devint la seule elfe au château, ne pouvant être rejetée. Cependant on l’ignorait et peu d’humain lui montraient désormais un tant soit peu de respect. Néanmoins, elle était conviée à tous les banquets, bals et fêtes; mais à table on lui parlait peu et sa présence n’était plus autant demandée qu’avant, alors on la mettait à l’écart des jeux et discussions. Ses anciens amis la fuyaient et elle se retrouvait souvent à pleurer seule dans les jardins. Des rumeurs circulaient sur elle, qui la dévalorisaient, on conspirait dans son dos, alors elle baissa les bras et se renferma sur elle même.

Mais le pire pour elle, c’était l’interdiction formelle d’aller voir son ami, Tristeul. Ce dernier se doutant bien de ce qui pouvait la retenir, tenta de passer au château mais on lui barra le passage aussi fermement qu’aux autres. Alors, la seule chose qui les rendait heureux, c’était les souvenirs qu’ils avaient l’un de l’autre et l’espoir que tout finirait bientôt. Mais cet espoir ne se concrétisa jamais: la guerre fut déclarée. Elfes, dragons et sorciers formèrent une coalition contre les humains exempt de pouvoirs magiques. Tous les hommes de quelque race que ce soit, furent réquisitionnés et lancés sur les champs de batailles. Le sol se couvrit de cadavres, la famine se répandit, les femmes ne voyaient pas revenir leurs époux et tous avaient peur. Tristeul aussi était allé combattre pour son peuple. Dans ses coups de griffes et de queue, le dragon y mettait toute sa fureur et sa rage pour les humains qui tuaient les siens et qui l’empéchaient de voir son amour. Istante, elle, se sentait inutile dans cette guerre, coincée en territoire ennemi. Cela faisait si lontemps qu’elle n’avait pas vu un seul elfe… Au fil des mois Tristeul vit les humains prendre le dessus et ses amis tomber sous leur poids. Ce n’était plus une guerre mais un génocide.

Malheureusement un jour ce fut son tour. Sans crier garde une flèche empoisonée vint se ficher dans son aile droite. De surprise et de douleur il lacha un hurlement qui se répercuta dans tout le camp. En même temps il envoya un message avec les forces qui lui restaient car le poison s’en emparait peu à peu. Il plana un moment dans les airs avant de se laisser choir au sol, son sang se mêlant aux autres. Et alors qu’il allait fermer ses yeux à jamais il vit apparaître au loin la forme indistincte d’Istante. Ce fut un jet de lumière dans l’obscurité qui l’entourait et il puisa dans son amour la force de rester éveillé jusqu’à son arrivée. L’elfe s’agenouilla à ses côtés, ne retenant plus ses larmes et se moquant qu’on la reconnaisse. L’appel du dragon avait été comme un déclic en elle et oubliant son rang, leur différence et les chaînes qui la reliaient à son mari, elle sétait empréssée de le rejoindre. Autour d’eux les hostilités continuaient mais aux yeux des amoureux tout avait ralenti, le temps, les combats, les larmes et la douleur. Istante voulait qu’il vive, qu’ils s’aiment librement quand ils auraient gagné. Mais rien n’y fit, la respiration de Tristeul diminua avant de s’éteindre. « -NON!!!!!!! »

L’elfe enlaça le dragon et ses pleurs redoublèrent. Soudain elle perçut derrière elle le son vif de l’air qui se fend. Elle se retouna à temps pour expluser au loin l’immonde homme qui prenait par surprise une femme. Ses yeux brillaient de rage. Alors elle se releva, tituba un instant avant de se stabiliser sur ses peids. Plus personne ne leur prétait attention. Perdre quelqu’un qui nous est cher est courant à la guerre… Autour de l’elfe, le vent se déchainait et le soleil commença à poindre, ses rayons avançant sur un tapis rouge que l’on eût dit déroulé en son honneur. Istante leva la tête, les larmes qui ruisselaient sur son triste visage brillaient tel des éclats de vie qui s’enfuient qui s’écoulent lentement, qui se brisent sur les armes des ennemis. Alors, s’agrippant au cou de Tristeul elle s’éleva dans les airs. Elle usait de toute son énergie pour porter le dragon mais ce n’était rien comparé à l’étendue de sa passion pour lui. Bientôt elle ne devint plus qu’un point dans l’immensité.

Nul ne sait ce qui s’ensuivit. Certains disent qu’elle continue toujours de monter dans les cieux, voulant s’éloigner le plus loin possible de la guerre et de sa barbarie. D’autre préntendent qu’elle aurait fini par chuter au sol, sans vie, se mêlant aux cadavres. Quoi qu’il en soit, une chose est sure: le coeur de Tristeul bat encore pour sa bien aimée, au-delà de la mort.

Tout ceci nous l’avons retrouvé dans les mémoires d’Istante qu’elle gardait cachées. Le titre de sa biographie était: « J’espère qu’un jour on pourra se marier par amour. »

 

This entry was posted on Mercredi, octobre 17th, 2007 at 19 h 10 min and is filed under Légendes. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

There are currently 5 responses to “Tritan et Iseult”

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  1. 1 On octobre 17th, 2007, Julien said:

    Je viens de finir mais je relirai demain au calme :) ^^
    Très belle histoire, bien adaptée, me rapel plus trop de l’originale et j’irais la relire demain.

    J’aime les recit et roman :) Que dire de ton talent, je n’arrete pas de te complimenter et je pense qu’il n’y a plus de mot pour decrire les prouesse de ta plume. Si tu pouvais agrémenté ce récit d’image ça n’en serait que mieux, mais c’est un petit plus a la lecture facile.

    Bonne continuation jeune ecrivain plein de talent et d’ambitions :)

    Bye

  2. 2 On octobre 17th, 2007, talisman said:

    Merci :)
    Je suis en train de me casser le tête à en mettre des images mais il veut pas les accpeter…je les mettrais demain.

  3. 3 On octobre 18th, 2007, Julien said:

    D’accord, désolé je ne savais pas que tu etais entrain d’en mettre :)
    Peut etre que la taille est trop grande pour le blog ?

    Sinon j’ai relu au calme l’histoire et j’adore vraiment :) Suffit de fermer les yeux pour etre dans l’histoire. Comme quelqu’un me l’avait dit pour moi, je te le dis aussi, tu as le don de mettre le lecteur dans l’histoire et ce en seulement quelques lignes.

    Continue et avec le temps je suis sur que tu iras très loin :)

    Bye

  4. 4 On octobre 26th, 2007, Zelda Gil-Galen said:

    Tiens, tiens….tout d’abord: « Re-bonjour! »
    Mais que vois-je? De la publicité pour mon p’tit forum?? C’est sympa, ça. Merci Talisman! :)
    Et, même si ce poème date de la Gazette passée, je l’aime beaucoup. A quand la suite sur Mélusine?? Moi, je viens de finir le vrai texte.. ;p
    Bisous et à bientôt sur les T.O.!!

    Zelda Gil-Galen

  5. 5 On octobre 30th, 2007, talisman said:

    Salut Zelda!
    Pour Mélusine je viens de la terminer ce matin!!
    Mais il faudra que tu attendes demain pour l’avoir car je suis pas chez moi.
    Bye

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